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Amanda REYNOLDS, Jusqu'à ce que ta mort nous sépare.
416 pages.
Editions Fayard/Mazarine (10 octobre 2018).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Imaginez que vous vous réveillez un matin – et que les derniers 365 jours de votre vie ont disparu. Il n’y a qu’une seule personne à qui vous faites confiance. Mais dit-elle la vérité ?

Joanne, femme au foyer de 55 ans, se réveille à l’hôpital blessée à la tête après une mauvaise chute dans l’escalier. Pourquoi ne se souvient-elle de rien, et surtout pas de l’année passée ? Tout lui paraît étrange. Pire : son mari semble à tout prix vouloir lui cacher quelque chose, et ses enfants sont plus distants que jamais. Alors que les cauchemars se multiplient, Jo est en proie à des réminiscences : un inconnu, puis deux, hantent bientôt ses rêves. Au fil de son enquête, elle découvre avec effroi qu’il n’y a rien de plus trompeur que les apparences. Et une question la préoccupe : serait-il possible que Jo ne soit pas la mère et épouse modèle qu’elle pensait être ?

MON AVIS :

Amanda Reynolds a eu mille vies : professeure, responsable commerciale, mère de famille, entrepreneuse… Puis en 2001 elle lance l’association Cotswold Creative Writing et fait de l’écriture son travail à plein-temps. Jusqu’à ce que ta mort nous sépare est son premier roman.

Après une mauvaise chute dans les escaliers, Joanne, 55 ans, souffre d’amnésie. Elle ne se souvient ni de sa chute, ni de l’année qui l’a précédée. Alors qu’elle tente désespérément de reconstituer les faits, Jo se rend compte que son mari ainsi que ses enfants semblent réticents à combler les vides de sa mémoire. Pour quelles raisons ses proches se montrent-ils si peu loquaces ? Se pourrait-il que Jo ne soit pas la mère et épouse modèle qu’elle pensait être ? Ou bien que sa famille en profite au contraire pour sauver les meubles et les apparences ?

Il en faudra de la patience au lecteur pour dénouer l’écheveau compliqué des pensées de cette femme torturée ! L’histoire de Jo, écrite de son point de vue, alterne entre la période avant et après la chute qui l’a laissée amnésique. Mais le mieux est l’ennemi du bien et Amanda Reynolds prend un malin plaisir à rejouer les mêmes scènes du passé, les mêmes réminiscences, jusqu’à ce que le lecteur, confus, finisse par s’y perdre... Le suspense, que l’auteure s’est évertuée à trop bien entretenir, agace finalement plus qu’il ne captive. Lassé des secrets, des non-dits, des retournements de situation et des révélations qui tardent à venir, on finit même par se désintéresser complètement du sort de Jo.

Pourtant, le thème de l’amnésie avait tout pour séduire… Mais à trop vouloir intriquer les choses, à multiplier les ramifications et les soubassements de son intrigue, Amanda Reynolds n’est parvenue qu’à nous faire mariner sans fin ! Ses allers-retours dans le passé et le présent sont trop nombreux, trop frustrants et mettent les nerfs du lecteur à trop rude épreuve. On piétine, on patine et on a surtout l’impression que l’on n’aura jamais le fin mot de l’histoire de Jo ! C’est vraiment dommage ! Mais gageons que l’auteure réussisse à éviter cet écueil pour son prochain roman…

Jusqu’à ce que ta mort nous sépare n’est certainement pas le suspense psychologique du siècle mais il pourra sans doute faire le bonheur des amateurs de thrillers domestiques qui y verront, à tout le moins, un bon roman de détente. Pour ma part, je le referme avec une impression de réelle déception…

Je remercie les éditions Fayard/Mazarine et la plateforme NetGalley de leur confiance.