HISTOIRE DU SOIR

25 septembre 2016

Antonin MALROUX : Marie des Adrets

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Antonin MALROUX, Marie des Adrets.
352 pages.
Editions Calmann-Lévy (24 août 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

1906, dans le Cantal. Marie vit auprès de ses parents dans un hameau non loin d’Aurillac. Elle est d’une rare beauté, ce qui lui vaut d’être courtisée par tous les garçons des environs. Les fils des gros fermiers voisins, chez qui ses parents travaillent comme domestiques, ne sont pas les moins pressants. Mais Marie croit au grand amour et repousse fermement ses prétendants au risque de susciter de violents ressentiments. Un jour, quelqu’un l’enferme dans une grange et y met le feu. La jeune fille survit à l’incendie mais est défigurée. Qui est le coupable ? Avec un courage qui force l’admiration, Marie tente de reconstruire sa vie brisée jusqu’au jour où elle a l’occasion de se venger…

MON AVIS :

Écrivain sensible et inspiré, Antonin Malroux fait du fabuleux destin d’une petite paysanne cantalienne intrépide et obstinée un hymne merveilleux à l’amour et à la générosité. Sa fidélité au terroir auvergnat lui a valu la plus belle des reconnaissances puisque l’on a donné son nom à l’école communale de son village natal.

Marie des Adrets est un roman de terroir sensible et attachant, dans lequel Antonin Malroux entraîne le lecteur dans une histoire d'amour, de vengeance et de haine. Avec le talent de conteur qu'on lui connaît, l'auteur évoque la force indestructible des racines mais aussi l'incroyable capacité qu'ont les hommes de pouvoir changer le cours de leur destin.

Dans cette Auvergne qui veille sur son passé comme sur ses secrets, la belle Marie des Adrets est loin de se douter que le drame qui bouleversera sa jeune existence lui permettra de se construire un destin hors du commun et de se hisser au rang de véritable légende...

«Dans la ville et les alentours, Marie des Adrets, celle qui à seize ans ne savait que tresser des paniers, avait obtenu, sans qu'elle ne s'en glorifie le moins du monde, le respect de tous.»

Si l'obstination, le courage et la détermination de Marie forcent le respect, la bienveillance et le dévouement sans faille dont elle fera ensuite preuve constituent un magnifique exemple de philanthropie qui ne pourra qu'émouvoir et inspirer le lecteur ! Le récit d'Antonin Malroux est si généreux, si plein de belles valeurs et de nobles sentiments qu'on aimerait pouvoir lire plus d'histoires de ce genre !

L'intrigue, la psychologie, le dénouement, tout dans ce roman est réussi ! Caractères forts, secrets noirs comme la nuit, Antonin Malroux explore avec force et justesse les passions humaines pour le plus grand plaisir des amateurs de romans de terroir !

Marie des Adrets est un roman à conseiller à tous ceux qui aiment les histoires habitées par des personnages vrais, confrontés aux choses de la vie !

Je remercie les éditions Calmann-Lévy et NetGalley de leur confiance.

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21 septembre 2016

Julia HEABERLIN : Ainsi fleurit le mal

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Julia HEABERLIN, Ainsi fleurit le mal.
560 pages.
Editions Presses de la Cité (8 septembre 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

À seize ans, Tessa est retrouvée agonisante sur un tas d'ossements humains et au côté d'un cadavre, dans une fosse jonchée de milliers de marguerites jaunes aux yeux noirs. Partiellement amnésique, seule survivante des «Marguerite»– surnom que les journalistes ont donné aux victimes du tueur en série –, elle a contribué, en témoignant, à envoyer un homme dans le couloir de la mort. Terrell Darcy Goodwin, afro-américain, le coupable parfait pour la juridiction texane.

Presque vingt ans ont passé. Aujourd'hui, Tessa est une artiste et mère célibataire épanouie. Si elle entend parfois des voix – celles des Marguerite qui n'ont pas eu sa chance –, elle est toutefois parvenue à retrouver une vie à peu près normale. Alors, le jour où elle découvre un parterre de marguerites jaunes aux yeux noirs planté devant sa fenêtre, le doute l'assaille... Son «monstre» serait-il toujours en cavale ? La narguerait-il ?

MON AVIS :

Originaire d'une petite ville du Texas, Julia Heaberlin a quitté son travail de rédactrice au sein d'un journal pour se consacrer à l'écriture. Avec Ainsi fleurit le mal, elle s'impose sur la scène du thriller psychologique.

«J'ai toujours pensé que la mort avait quelque compte à régler avec moi.»

Si l'intrigue, tortueuse et sordide à souhait, est maîtrisée à la perfection, ce sont surtout les personnages, dérangeants et dérangés, de ce roman qui captivent le lecteur !

Partiellement amnésique, Tessa est tout à fait crédible dans son rôle de victime psychologiquement traumatisée mais c'est son amie Lydia qui offre sans aucun doute le portrait le plus dérangeant et le plus fascinant du roman. Hantée par la disparition de son amie, émoustillée par la place de confidente qu'elle occupe ensuite, Lydia est une adolescente étrange, dont la personnalité ambigüe fascine...

Toutefois, malgré la richesse indéniable de l'intrigue et l'ingéniosité de sa construction, certains déplorent un rythme lent et un manque d'action dans la première partie, mais cela reste à voir ! Julia Heaberlin prend surtout son temps pour décrire une expérience psychologiquement traumatisante, ainsi qu'une amitié troublante, à la fois loyale et malsaine. Puis, elle soumet le lecteur à un compte à rebours implacable, l'entraînant dans une véritable spirale d'angoisse.

Certes, la révélation finale n'est peut-être pas la vérité vertigineuse que l'on attendait mais ici, c'est plutôt le déroulement, plutôt que le dénouement, qui est à retenir. Évoquant les notions de culpabilité et de repentir, l'auteure donne quelques belles pistes de réflexion et engage le lecteur à s'interroger sur la peine de mort et la voie légale des exécutions au Texas, sujet ô combien brûlant et controversé !

«Ces condamnés à mort étaient des êtres humains qui s'étaient rendus coupables d'actes effroyables, certes, mais [...] cela ne voulait pas forcément dire qu'ils étaient effroyables en tant que personne. Les hommes que j'ai rencontrés dans le couloir de la mort ne sont plus les mêmes qui ont commis ces crimes. Ils sont sobres. Ils ont découvert la religion. Ils se repentent. Ou bien sont devenus complètement dingues.»

Vous vous surprendrez à repenser à cette histoire étrange bien après en avoir terminé la lecture !

Profondément inspirée par la science médico-légale, Julia Heaberlin signe un thriller implacable, angoissant et paranoïaque sur la folie des hommes et le rôle de la thérapie dans le traumatisme psychique. Le suspense tendu de son intrigue, sa noirceur et son côté sordide, feront le régal de tous les amateurs de thrillers psychologiques ! Une bonne surprise !

Je remercie les éditions Presses de la Cité de leur confiance.

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17 septembre 2016

Laurence PEYRIN : La drôle de vie de Zelda Zonk

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Laurence PEYRIN, La drôle de vie de Zelda Zonk.
448 pages.
Editions Pocket (2 juin 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Les jours s'écoulent, un peu trop calmes, un peu trop sages, pour Hanna Reagan, lorsqu'un grave accident de voiture la cloue sur un lit d'hôpital. La campagne irlandaise a ses charmes, ainsi que son romancier de mari, mais rien de pétillant comme sa voisine de chambre, une vieille dame malicieuse et mystérieuse répondant au nom de Zelda Zonk. 

À ses côtés, et n'ayant rien d'autre à faire pendant sa convalescence, Hanna se prend à rêver d'une nouvelle vie, plus éclatante. Est-elle vraiment épanouie dans son hameau perdu, dans son mariage routinier ? Alors que Zelda lui conte son existence positive et joyeuse, Hanna se demande s'il est encore possible de changer la sienne... 

MON AVIS :

Laurence Peyrin a été journaliste de presse pendant 20 ans. Mère de six enfants aujourd'hui adolescents pour la plupart, elle se consacre désormais à transmettre sa passion du cinéma à des élèves de collège, aux voyages et à l'écriture qui occupe la plus grande partie de sa vie. La drôle de vie de Zelda Zonk, son premier roman, a reçu le Prix Maison de la Presse en 2015, un prix mérité tant l'auteure possède un incontestable sens du récit et manie à merveille le suspense amoureux.

«Les pires blessures ne sont pas celles que l'on croit.»

Écrit avec une plume alerte et rafraîchissante, La drôle de vie de Zelda Zonk est un roman tendre et plein d'émotion sur les secondes chances de la vie, l'amour, la vie de couple et le temps qui passe.

Contre toute attente, il produit le même effet euphorisant qu'une bonne grosse bouffée d'air pur tant il est joyeux et positif ! Il faut reconnaître que Laurence Peyrin a mis le paquet pour décrire les charmes de la campagne irlandaise, où elle situe son intrigue ! Ces paysages à couper le souffle et ce petit hameau perdu au milieu de nulle part donneraient envie à n'importe quel citadin en manque d'évasion de tout plaquer pour changer de vie !

Alors pour peu que l'on apprécie les comédies romantiques à l'américaine, il est presque impossible de ne pas tomber sous le charme de ce roman frais et léger, d'autant que l'auteure a eu la très bonne idée d'articuler son roman autour de la mort mystérieuse de Marylin Monroe ! Sous un angle aussi stupéfiant qu'inédit, la version que livre l'auteure à propos de la disparition de ce personnage mythique est très intrigante ! Même si l'on a tout écrit sur Marilyn, même si sa vie a été mille fois analysée, étudiée et disséquée.., force est de constater qu'elle reste ancrée dans l'inconscient collectif et continue de fasciner. Certes, ce n'est qu'un prétexte pour pimenter l'intrigue, déjà savoureuse, de Laurence Peyrin. On n'apprendra rien dans La drôle de vie de Zelda Zonk que l'on ne sache déjà sur Marylin, mais l'hypothèse de l'auteure est intéressante et surtout, elle fait rêver, ce qui n'est déjà pas si mal pour un primo-roman !

La drôle de vie de Zelda Zonk n'est pas seulement un bouquin qui détend et fait voyager, c'est aussi et surtout un roman original et inventif, une histoire intense et émouvante qui interpellera à coup sûr la lectrice sur ses choix de vie. Laurence Peyrin n'a donc décidément pas à rougir de cette première œuvre stimulante, divertissante et spontanée ! Elle redonne d'ailleurs vie à ses personnages dans une suite intitulée Hanna, que l'on se réjouit déjà de découvrir ! 

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13 septembre 2016

Estelle FAYE : La voie des oracles, Tome 3 : Aylus

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Estelle FAYE, La voie des oracles, tome 3 : Aylus.
316 pages.
Editions Scrinéo (21 avril 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

En modifiant les fils du temps, Thya a changé l'Histoire. Vingt ans après, grâce aux conseils de la mystérieuse Oracle Brûlée, Aylus est devenu Empereur. Il règne à Rome en basant ses décisions sur la divination et s'entoure d'oracles plutôt que de conseillers. Dans cette version de l'Histoire, la chrétienté n'est plus qu'un culte mineur traqué par les soldats de l'Empire. 

À Rome vit Thya la Jeune, la fille de Gnaeus dans ce nouveau monde. Arrachée à son père à cause de ses dons de divination, la jeune femme est tourmentée par des rêves qui la hantent chaque nuit. Des rêves dans lesquels le monde est différent… Un monde où les devins n'ont pas pris l'Empire…

MON AVIS :

Née en 1978, Estelle Faye a suivi des cours de théâtre à Paris et à San Francisco. Comédienne pour le théâtre et la télévision, elle a appris tous les métiers de la scène (accessoiriste, chanteuse, machiniste, dramaturge...). Estelle Faye a également scénarisé plusieurs courts métrages dont un qui a été récompensé par le prix France Télévision au festival de Cannes. Aujourd'hui, elle se consacre à la réalisation et à l'écriture. Plume montante de la littérature de l'imaginaire, Estelle Faye écrit aussi bien de l'anticipation, du fantastique, que de la fantasy historique ou du young adult.

Avec sa série La Voie des Oracles, Estelle Faye offre à ses lecteurs un aller simple pour un fabuleux voyage dans le temps ! Epopée captivante et dépaysante pour tous les lecteurs en quête d'aventure et de danger, sa série offre la juste dose d'évasion, d'émotion, des personnages fouillés et attachants ainsi qu'une histoire à couper le souffle !  

Entre magie millénaire, créatures surnaturelles et/ou métamorphes, Estelle Faye sait s'y prendre pour captiver ses lecteurs ! Le troisième volet de sa série possède tous les ingrédients d'un grand roman d'aventure !

Servi par une intrigue palpitante (et pour le moins surprenante !), une mythologie riche, issue des mythologies romaine, étrusque et des légendes celtiques, des personnages forts et une écriture magnifique, ce roman confirme le succès d'une série qui s'inscrit dans la plus pure tradition de la fantasy historique.

La Voie des Oracles est une uchronie passionnante qui revisite complètement l'Antiquité, vous fera voyager et envisager autrement les notions de temps, d'avenir et de destin... Une vraie réussite !

«Elle comprenait enfin la véritable nature de l'avenir. Ce n'était pas le terrain de jeux des dieux, ou du hasard, ce n'était pas un labyrinthe d'énigmes. C'était ce que les hommes en feraient. Ce qu'elle et tous les autres en feraient.»

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07 septembre 2016

Leïla SLIMANI : Chanson douce

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Leïla SLIMANI, Chanson douce.
240 pages.
Editions Gallimard (18 août 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame. 

À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

MON AVIS :

Leïla Slimani est née en 1981. Elle est l'auteure d'un premier roman très remarqué, Dans le jardin de l'ogre, paru en 2014 dans la collection blanche.

Voici sûrement le titre le plus trompeur de cette rentrée littéraire ! Dans ce roman qui n'a décidément rien de la berceuse chère à Henri Salvador, Leïla Slimani offre la description glaçante d'une nounou en apparence idéale et orchestre, avec une maîtrise impressionnante, la lente et inexorable descente aux enfers d'un jeune couple à qui tout réussit sauf la vie de famille...

Dès les premières pages, le lecteur est plongé dans l'innommable.

«Adam est mort. Mila va succomber.»

Puis, avec un détachement terrifiant et un style tranchant comme le fil d'un couteau, l'auteure remonte froidement le fil du temps et déroule l'implacable mécanique qui a mené Louise à tuer les deux enfants du couple qui l'emploie.

Cette histoire, à la fois horrible et captivante, lui a été inspirée d'un fait divers survenu aux États-Unis, où en 2012, les enfants d'une famille new-yorkaise ont été massacrés par leur nounou d'origine dominicaine. Mais bien plus que ce scénario criminel sordide, c'est davantage la relation particulière, le tandem parents-nourrice qui, dans ce roman, passionne Leïla Slimani.

À mi-chemin entre le thriller psychologique et le drame contemporain, l'auteure traite, avec une froideur et un réalisme effrayants, des difficultés de concilier vie de famille et vie professionnelle. Entre les angoisses d'une jeune maman débordée et les rêves de gloire d'un père naïf, le couple Massé ne s'en sort plus. Après de longues recherches, le couple tombe sur la perle rare et embauche Louise, une nounou d'exception, pour s'occuper des tâches ménagères et de leurs deux enfants. Sous ses airs de Mary Poppins, Louise prend immédiatement les choses en main. Le ménage ne lui fait pas peur et en un rien de temps, elle réorganise le quotidien erratique de ses employeurs et réussit à amadouer les enfants. Si Louise devient rapidement indispensable à la famille Massé, le lecteur, lui, s'étonne de l'aveuglement dont ont fait preuve les deux parents. Face aux signes annonciateurs de la folie meurtrière de Louise, ils laissent délibérément (ou pas d'ailleurs...) s'installer une relation de dépendance sournoise. Accaparés par leurs carrières respectives, enthousiasmés par la liberté et la tranquillité qu'ils retrouvent grâce à l'écœurant dévouement de leur nounou parfaite, Les Massé délèguent la gestion de leur foyer et l'éducation de leurs enfants à Louise : repas, bains, rituel du coucher, Louise s'occupe de tout, même d'organiser l'anniversaire de l'aînée des enfants ! Ils lui accordent une confiance si aveugle qu'ils ne voient pas que Louise semble un peu trop parfaite pour être honnête ! Lorsque les écailles leur tomberont des yeux, les Massé comprendront trop tard que le pire est arrivé...

Pourtant, Leïla Slimane donne bien les clefs qui permettent de comprendre les agissements de Louise. Le portrait qu'elle dresse de cette nourrice mystérieuse et taciturne, engluée dans une solitude pesante, est tout fait fascinant ! Dès les premières lignes, on comprend alors que l'inéluctable est en route, que certaines petites scènes de la vie de tous les jours n'ont rien d'anodin... Comment l'affection de Louise a-t-elle pu se muer en aversion ? Comment sa bienveillance et son attachement à l'égard de la famille Massé ont-il pu aboutir à un double infanticide ? C'est tout le propos de ce roman horrible et envoûtant. Sans jamais céder au moindre sensationnalisme, Leïla Slimane y décrit les fêlures existentielles qui peuvent tourmenter un esprit et éclaire le lecteur sur toutes les petites «humiliations» qui, insidieusement, vont mener Louise sur les rivages de la folie. Ainsi immiscé dans la psyché de la tueuse, on en vient à comprendre les raisons qui ont poussé Louise à commettre l'irréparable. C'est profondément dérangeant !

Chanson douce est un roman d'une incroyable profondeur psychologique. Une ritournelle particulièrement cruelle et sordide, que l'on garde à coup sûr en mémoire...

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05 septembre 2016

Céline ROUILLÉ : Demain n'attend pas

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Céline ROUILLÉ, Demain n'attend pas.
416 pages.
Editions City (17 août 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Cela fait cinq ans que Sarah a tout quitté pour réaliser son rêve : ouvrir une maison d'hôtes sur la côte normande. Depuis, elle savoure chaque instant de sa vie. Alors, quand une menace risque de tout remettre en question, elle remonte ses manches pour protéger son havre de paix. A quelques kilomètres de là, un autre destin se joue. Celui de Pierre, employé dans une luxueuse résidence médicale. Accusé d'un forfait qu'il n'a pas commis, sa vie est sur le point de basculer. Armés d'une farouche volonté, Sarah et Pierre dont les chemins vont se croiser, partent à la reconquête de leurs existences. Bousculés par des rencontres inattendues et des secrets, ils vont découvrir que derrière les problèmes, des bonheurs peuvent naître alors qu'on ne les attend pas...

MON AVIS :

Céline Rouillé a une quarantaine d'années. Après des études de commerce, elle travaille aujourd'hui dans l'économie sociale. Son premier roman Demain, il fera beau (publié chez City en 2015) a connu un beau succès public et critique.

Avec Demain n'attend pas, l'auteure signe un roman toujours aussi savoureux sur la vie et ses coups durs. Les lecteurs comblés par le premier roman de Céline Rouillé seront ravis d'y retrouver Sarah et ses filles, bien installées dans leur nouvelle vie et le gîte normand qu'elle ont ouvert cinq ans auparavant.

Si on se régale de ces retrouvailles, on appréciera également de faire la connaissance des nouveaux personnages auxquels Céline Rouillé a choisi de donner vie. Pierre, Mireille, Lucille et les autres sont si attachants, si humains dans leurs choix et leurs comportements que d'emblée, le lecteur se sent concerné par les problèmes auxquels ils doivent faire face ! On comprend leur doutes, leurs craintes, on s'indigne de leurs trahisons mais surtout, on se réjouit de leurs rencontres inattendues et de leurs retrouvailles inespérées car Demain n'attend pas, c'est surtout une histoire de chemins qui se croisent...

Grâce à une prose simple et délicate, Céline Rouillé met en avant, avec justesse, les sentiments de ses personnages. Tout ce petit monde cabossé par la vie et dépassé par ses coups durs va apprendre à vivre ensemble, à pleurer, à rire et à aimer. Au fil des jours et des difficultés, à la reconquête d'un bonheur qu'ils croyaient perdu, des amitiés improbables mais sincères vont se former et des secrets être révélés au grand jour. Grâce au pouvoir de l'amitié, chacun va apprendre à aller de l'avant et à affronter son avenir...

De rebondissements en révélations, l'intrigue de Céline Rouillé, construite comme un puzzle, prend forme peu à peu devant les yeux du lecteur. C'est si passionnant, si irrésistible, qu'on a vraiment du mal à lâcher ce roman une fois commencé !

Demain n'attend pas est un formidable roman sur l’amitié, l’amour, les deuxièmes chances et la possibilité de reconstruire sa vie. Une comédie romantique tendre et revigorante qui célèbre d'une bien jolie façon l'importance de la famille, des amis et des petites joies simples de la vie. C'est idéal pour se détendre et tout oublier !

Je remercie Céline Rouillé et les éditions City de leur confiance.

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30 août 2016

Anne-Marie DESPLAT-DUC : Duchesses rebelles, tome 1 : L'intrépide cousine du roi

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Anne-Marie DESPLAT-DUC, Duchesses rebelles, tome 1 : L'intrépide cousine du roi.
276 pages.
Editions Flammarion Jeunesse (4 mai 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Quel destin que celui de cette jeune duchesse, cousine de Louis XIV ! Anne-Marie aurait pu profiter des fêtes de la cour, mais elle a un tempérament de feu et choisit la révolte ! Elle sera frondeuse avec d'autres demoiselles aussi bien nées qu'elle... Ce qui ne l'empêche pas de rêver au prince qui fera battre son cœur. Voici son histoire...

MON AVIS :

En un quart de siècle, Anne-Marie Desplat-Duc a publié une soixantaine de romans dont beaucoup ont été primés. Rien de surprenant quand on sait que sa passion est l'écriture et qu'elle y consacre tout son temps ! Comme elle aime les enfants, c'est pour eux qu'elle écrit des histoires qui finissent bien. Dans cette nouvelle série, elle s'inspire de l'histoire réelle de demoiselles ayant vécu à la cour de France au XVIIème siècle et qui, de près ou de loin, ont été mêlées à la révolte de la Fronde. Ces demoiselles de qualité, amies ou rivales, ont toutes en commun d'avoir, à un moment ou un autre, décidé de sortir de l'ombre pour prendre leur destin en main.

Dans ce premier opus consacré à l'intrépide et fougueuse Duchesse de Montpensier, Anne-Marie Desplat-Duc révèle l'ambiance et les turpitudes de la cour de France et revient sur les principaux événements de la Fronde. C'est un roman rigoureusement documenté qu'offre Anne-Marie Desplat-Duc à ses jeunes lectrices, souvent déçues de découvrir que les héroïnes de la précédente série de l'auteure, Les Colombes du Roi-Soleil, n'avaient jamais existé. Puisant alors dans la vie mouvementée et tumultueuse  (mais bien réelle) de celle que l'on nomme la Grande Mademoiselle, elle résume le destin exceptionnel de cette princesse de sang, descendante directe du roi Henri IV, et lui injecte ce souffle romanesque qui plaît tant aux lectrices en quête d'intrigues et de passions.

Si le premier tome de cette série remporte un tel succès, c'est bien évidemment parce que les lectrices actuelles peuvent se retrouver en cette intrépide Duchesse de Montpensier. En effet, cette demoiselle frondeuse au tempérament de feu n'aura de cesse de refuser le destin qu'on lui prépare et notamment les différents projets de mariage qu'on veut lui imposer. Volontaire et indépendante, cette première princesse de sang la plus riche et la plus titrée d'Europe avait une si haute opinion de son rang qu'elle entendait seule choisir son époux et gérer sa fortune, en dépit des inimitiés de son père et du Cardinal Mazarin. Cela prouvera à toutes celles qui ont besoin d'encouragements qu'à force d'obstination, de courage et de volonté, il est possible de devenir acteur de son propre destin !

Savoureux et passionnant mélange d'histoire et de fiction, le premier tome de cette nouvelle série entraînera les jeunes lectrices (à partir de 12 ou 13 ans) dans un tourbillon d'intrigues politiques, de trahisons et de passion ! C'est efficace, divertissant et les courts chapitres, rédigés dans une langue élégante et soignée, agrémentent encore la lecture déjà facilitée par le rythme trépidant de l'intrigue! On se réjouit déjà de lire les prochains tomes ! 

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28 août 2016

Sylvie GIBERT : L'atelier des poisons

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Sylvie GIBERT, L'atelier des poisons.
352 pages.
Editions Plon (17 mars 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Paris, 1880. A l'académie Julian, le premier atelier à ouvrir ses portes aux femmes, la vie n'est pas facile. L'apprentissage du métier de peintre est ardu, long et coûteux. Seules les jeunes filles dotées d'un véritable talent et, surtout, d'une grande force de caractère, parviennent à en surmonter les obstacles. 

Du talent, Zélie Murineau n'en manque pas. De la force de caractère non plus. N'a-t-elle pas déjà prouvé qu'elle était prête à tout pour parvenir à ses fins ? Pourtant, lorsque Alexandre d'Arbourg, le commissaire du quartier du Palais-Royal, lui demande de faire le portrait de sa filleule, sa belle assurance est ébranlée : comment ne pas croire que cette commande dissimule d'autres motifs ? Même si elle en connaît les risques, elle n'est pas en mesure de refuser le marché que lui propose le beau commissaire : elle sera donc " ses yeux ". 

Des auberges mal famées jusqu'aux salons de la grande bourgeoisie, elle va l'aider à discerner ce que les grands maîtres de la peinture sont les seuls à voir : les vérités qui se cachent derrière les apparences.

MON AVIS :

Enseignante dans un lycée français en Allemagne, puis architecte, Sylvie Gibert a d'abord écrit des romans pour la jeunesse. Elle a ensuite publié trois romans aux éditions De Borée. L'atelier des poisons est son quatrième roman, grâce auquel l'auteure confirme son habileté à jouer des différents genres pour créer une fiction historique absolument passionnante, à mi-chemin entre le roman policier et le roman d'aventure.

Du souffle, de l'action, un bouillonnement intellectuel réjouissant ainsi qu'une analyse sociologique fine et profonde des mœurs de l'époque, Sylvie Gibert a su mêler habilement tous ces ingrédients pour offrir à ses lecteurs une fiction historique de la meilleure facture.

Grâce à cette plongée passionnante dans la société parisienne très codifiée des débuts de la troisième République, on découvre le quotidien peu enviable des femmes de l'époque, dont la place naturelle est au sein de la famille. En redonnant vie aux peintres de l'Académie Julian, Sylvie Gibert propose également une réflexion très intéressante sur le milieu artistique de l'époque et sur les conditions précaires dans lesquelles se retrouvaient souvent les femmes qui avaient choisi d'embrasser une carrière artistique. N'oublions pas qu'à cette époque, c'est le code Napoléon qui régit la vie des femmes. Hommes politiques, philosophes ou même médecins ne cessent d'affirmer l'infériorité naturelle de la femme. Juridiquement, déclarées «incapables», celles-ci demeurent assujetties à leur père puis à leur mari. Dès lors, on a du mal à comprendre les motivations de ces femmes artistes, victimes de préjugés et sans cesse repoussées aux bornes de la société !

« C’est si bien peint qu’on pourrait croire que c’est fait par un homme » ? Et chaque fois, celle à qui était adressé cet éloge rougissait de plaisir. Comment en aurait-il été autrement ? Il ne serait venu à personne l’idée de contester que les hommes étaient naturellement plus doués en toute chose, y compris en art.» 

Cet aspect de la lutte pour l'art, très prégnant dans le roman de Sylvie Gibert, est on ne peut plus passionnant, d'autant que l'auteure a pris un soin tout particulier à créer des personnages intrépides et aventureux, tous dotés d'une solide force de caractère, d'un courage et d'une détermination sans faille !

Si Zélie Murineau est un personnage que l'auteure reconnaît avoir créé de toutes pièces, on croise également dans L'atelier des poisons des personnages aussi célèbres qu'Edgar Degas et Alphonse Allais, ce qui ajoute encore davantage au réalisme de cette fiction parfaitement documentée. Le récit est cohérent, la vérité historique restituée dans le moindre détail, l'écriture élégante et soignée, décidément on ne peut espérer passer de meilleur moment de lecture qu'avec ce roman d'une incontestable efficacité !

Entre histoire et fiction, complots et enquête, L'atelier des poisons est un régal de lecture qui fera à coup sûr l'unanimité chez les lecteurs amateurs de fictions historiques (et les autres) !

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23 août 2016

Eleanor H. PORTER : Pollyanna

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Eleanor H. PORTER, Pollyanna.
256 pages.
Editions Zethel (8 avril 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Quand le père de la jeune Pollyanna Whittier décède, la petite fille est envoyée vivre chez sa tante Polly à Beldingsville, dans le Vermont. Mais autant Pollyanna est lumineuse et passionnée, autant sa tante hurle dès qu'une porte claque ou qu'une fenêtre reste ouverte. Cependant Pollyanna a été élevée en apprenant à voir toujours le bon côté des choses, grâce au jeu du bonheur. Peu importe que la situation soit dramatique, il est toujours possible de trouver matière à être heureux. Un dîner composé de pain et de lait dans la cuisine est accueilli avec ravissement. Une chambre spartiate sous les combles ? La vue depuis la fenêtre est splendide, bien mieux que n'importe quelle décoration. Et alors que Pollyanna commence à connaître les habitants du village, sa gaieté et sa joie de vivre se répandent : un par un, les voisins, revêches, tombent sous son charme, comme Mme Snow, une éternelle insatisfaite, et M. Pendleton, qui vit comme un ermite. Mais un événement tragique va bouleverser la vie de Pollyanna. Arrivera-t-elle à dépasser cette nouvelle épreuve ?

MON AVIS :

Eleanor H Porter (1868-1920) est une romancière américaine. Elle a étudié au conservatoire de musique du New England. Son premier roman a été publié en 1907, mais c'est avec Pollyanna, en 1913, qu'elle a connu un succès international. L'histoire touchante de cette jeune fille a été adaptée par Walt Disney en 1960 mais n'avait encore jamais été publiée en France.

Ce grand classique de la littérature de jeunesse américaine, dans la lignée des Quatre filles du Dr March et de La petite princesse, est un délicieux petit conte moral. Il est si rafraîchissant et si charmant à lire qu'il amusera sans aucun doute les jeunes lecteurs (à partir de 10 ans) ainsi que tous ceux qui ont su garder leur âme d'enfant !

Pleine de bons sentiments, l'histoire de cette petite fille au cœur d'or est aussi touchante que comique ! Dans son désir à voir partout joies et sourires, Pollyanna a appris à ne voir que le bon côté des choses ! Naïve, pleine de la candeur et de cette innocence propre à l'enfance, elle pose sur le monde qui l'entoure un regard si optimiste et si touchant qu'il est impossible de ne pas tomber sous son charme ! Même les plus revêches et les éternels insatisfaits finiront par être gagnés par sa joie de vivre et sa gaieté !

En précurseur de la «pensée positive», l'auteure, qui avait déjà compris bien avant tout le monde que le bonheur est contagieux, délivre une formidable leçon de vie et de philosophie à la portée de n'importe quel lecteur ! Son roman est une véritable bouffé d'oxygène !

«Ce dont les hommes et les femmes ont besoin, c'est d'être encouragés. Leur tendance naturelle à la résistance doit être renforcée et non atténuée. Au lieu de se plaindre sans cesse des défauts d'un homme, soulignez ses qualités. Aidez-le à sortir de l'ornière des mauvaises habitudes. Louez ses bons côtés, ses capacités, son audace !... L'altruisme et l'optimisme sont contagieux et susceptibles de révolutionner une ville entière... Les gens irradient ce qu'ils ont dans le cœur et dans l'âme. Si un homme est gentil et prévenant, ses voisins le ressentiront très vite. S'il passe sont temps à se plaindre et à tout critiquer, ses voisins lui renverront ses mines renfrognées, et plus encore !... C'est quand on cherche le mal qu'il se présente. Si vous vous attendez à trouver le bien, vous l'obtiendrez.»

Grâce à Pollyanna, à son optimisme et sa bonne humeur à toute épreuve, vous apprendrez à vous réjouir et à apprécier ce que la vie vous donne ! Pollyanna est l'archétype même du roman feel-good. Tendre, positif et bienveillant, c'est un livre à mettre entre les mains des petits comme des grands !

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21 août 2016

Michaël URAS : Aux petits mots les grands remèdes

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Michaël URAS, Aux petits mots les grands remèdes.
384 pages.
Editions Préludes (1er septembre 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Alex, notre héros passionné par les livres, a choisi d’exercer le métier peu commun de bibliothérapeute. Sa mission : soigner les maux de ses patients en leur prescrivant des lectures. Yann, l’adolescent fragile qui s’est fermé au monde ; le cynique Robert, étouffé par son travail et qui ne sait plus comment parler à sa femme ; Anthony, la star de football refusant de s’avouer certaines de ses passions... Tous consultent Alex. Mais qui donnera des conseils au bibliothérapeute lui-même ?

La clé du bonheur se trouve-t-elle vraiment entre les lignes de ses livres chéris ?

En convoquant les auteurs qui ont compté, Michaël Uras propose, sous une plume vive et légère, une histoire revigorante et inspirante, pleine d’humour et d’esprit, qui rend hommage aux mots, ceux des autres, ou ceux que chante notre petite musique intérieure.

MON AVIS :

Michaël Uras est né en 1977. D'origine sarde, par son père, il a grandi en Saône-et-Loire et est aujourd'hui professeur de lettres modernes dans le Haut-Doubs. Il a publié deux romans : Chercher Proust (finaliste du Prix de l'inaperçu 2013) et Nos souvenirs flottent dans une mare poisseuseAux petits mots les grands remèdes est son troisième roman dans lequel l'auteur rend hommage à la littérature et au pouvoir des mots. Un livre qui ne pourra que piquer la curiosité des amateurs de lecture et autres passionnés de littérature.

Malheureusement, si Michaël Uras offre une réflexion tout à fait pertinente et allègre sur le rapport que notre société moderne entretient avec les livres et la façon dont nous vivons les uns avec les autres, il manque à son histoire un je-ne-sais quoi de palpitant pour accrocher le lecteur et le faire adhérer à ses propos.

En clair, l'analyse est fine, pleine d'autodérision et d'intelligence, le vocabulaire relevé, abordable et amusant, il faut bien en convenir ! Mais les personnages (tous plus obsessionnels les uns que les autres...) et leurs galères burlesques n'ont finalement rien de très drôle ! De même, les trop nombreuses références littéraires qui émaillent le récit et l'humour (pas toujours très bien dosé...) achèvent d'irriter le lecteur ! L'ensemble est lourd, pédant, une véritable déception !

De cette petite fable des temps modernes, on retiendra cependant que «les livres ne peuvent pas tout. Ils accompagnent ceux qui ont besoin d'une dose d'imaginaire pour s'extirper du réel». En aucun cas, ces vies de papier ne sauraient remplacer la vie, la vraie. Moralité, il faut donc vivre et «lire de manière raisonnable». Soit ! Mais l'immense culture littéraire de l'auteur laissait présager mille fois mieux que ce final désolant de platitude et de banalité...

Sous ses airs érudits et prétentieux, le roman de Michaël Uras n'est en réalité rien de plus qu'un pétard mouillé !

Je remercie NetGalley et les éditions Préludes de leur confiance.

Posté par ingridfasquelle à 14:50 - Commentaires [4] - Permalien [#]
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