HISTOIRE DU SOIR

17 février 2017

Leon LEYSON : L'enfant de Schindler

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Leon LEYSON, L'enfant de Schindler.
221 pages.
Editions Pocket Jeunesse (7 mai 2014).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Alors que tout semble perdu pour Leon Leyson, déporté à l'âge de douze ans dans un camp de concentration, un homme – un nazi – lui redonne espoir. En l'employant comme ouvrier dans son usine, Oskar Schindler fait du petit Leon le plus jeune inscrit sur sa liste. Une liste qui sera synonyme de vie pour lui mais aussi pour des centaines d'autres juifs pris dans les filets nazis.

MON AVIS :

Après la guerre, Leon Leyson a émigré aux Etats-Unis avec ses parents. C'est sa rencontre avec sa femme qui lui a permis de cicatriser les plaies de son passé et de construire sa nouvelle vie. Diplômé de California State puis de Pepperdine University, il a enseigné à Huntington Park High School en Californie, pendant trente-neuf ans. Pensant que personne ne s'intéresserait à son histoire, il ne parlait que rarement de ce qu'il avait vécu, jusqu'au succès mondial du film La Liste de Schindler. Par la suite, il a alors donné régulièrement des conférences pour rendre hommage à Oskar Schindler. Il est décédé en janvier 2013, à quatre-vingt-trois ans, juste après avoir remis son manuscrit à son éditeur.

Leon Leyson livre ici un témoignage déchirant sur son enfance ravagée, véritable cri de douleur, mais aussi d'espoir. Son récit est un hommage poignant à tous les enfants victimes d'horreurs, d'injustices ou de politiques qu'ils ne peuvent ni comprendre ni assumer.

« Selon les nazis, les juifs formaient une entité unique détestable, à l’inverse des « Aryens », qui étaient « purs », avec les cheveux blonds et les yeux bleus. En réalité, beaucoup de juifs étaient blonds aux yeux bleus, alors que les Allemands et les Autrichiens, y compris Adolf Hitler, avaient souvent les cheveux foncés et les yeux marrons. Mais d’après l’idéologie nazie, tout juif constituait un ennemi méprisable. Pour eux, être juif n’avait rien à voir avec notre croyance religieuse, il s’agissait d’une « race ». Cela n’avait pas de sens, et je me demandais comment les nazis pouvaient ignorer toutes ces contradictions. S’ils avaient seulement pris le temps de nous regarder, ils auraient vu des êtres humains semblables à eux : certains avec des yeux bleus, d’autres avec les yeux marron. Ils auraient vu des familles comme les leurs : des fils, des filles, des mères, des pères. Ils auraient vu des médecins, des avocats, des professeurs, des artisans, des tailleurs, enfin, des individus de toutes sorte. »

Qui a vu le film de Spielberg n’en a certes pas oublié les images. Le roman de Leon Leyson est tout aussi intense. Ses mots d’enfant, cette façon simple et directe qu’il utilise pour raconter l’indicible, les privations, les humiliations, les violences arbitraires, la peur, les rafles et la mort qui rôde…, résonneront longtemps dans la mémoire des lecteurs de tous âges.

La liste de Schindler sur laquelle le nom de Leon Leyson a figuré en tant que plus jeune inscrit a donc été synonyme de vie et d’espoir. L’auteur, alors enfant, se souvient du personnage complexe et plein de contradictions qu’était Oskar Schindler. Ce patron allemand d’une usine de céramique était certes un opportuniste nazi, manipulateur et influent, mais c’était aussi un homme de courage, prêt à mettre sa propre vie en péril pour donner à un enfant, ainsi qu’à des centaines d’autres juifs pris dans les filets nazis, une chance de vivre. Les meurtres de masses auxquels il a assisté lors de la liquidation du ghetto de Cracovie lui font prendre conscience de la situation inhumaine et désespérée des juifs. À partir de ces événements, il décide alors de respecter et de valoriser ce peuple que les nazis avaient décidé d’éradiquer. Au moyen de pots-de-vin, de l’argent qu’il gagnait en faisant du marché noir, il courtise des hauts fonctionnaires nazis, des officiers SS, des commandants de camps et multiplie les efforts afin de sauver le plus de vies possible.

L’extraordinaire acte de bravoure qu’il a accompli en sauvant près de 1.200 juifs d’une mort quasi certaine prouve que « une seule personne est capable de se dresser contre l’enfer et faire la différence ». Selon cette définition, Oskar Schindler est définitivement l’incarnation du héros, un être humain ordinaire capable d’effectuer « les meilleures choses au pire moment. »

L’enfant de Schindler est un ouvrage indispensable, à conseiller à partir de 12 ou 13 ans. 

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15 février 2017

Leila MEACHAM : Le ranch des trois collines

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Leila MEACHAM, Le ranch des trois collines.
512 pages.
Editions Charleston (6 janvier 2017).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Printemps 1900. 

Séparés à leur naissance, des jumeaux, Nathan et Samantha, fêtent leur vingtième anniversaire dans des comtés éloignés de l'État du Texas, sans se connaître ni soupçonner l'existence de l'autre… 

À la ferme de Barrows, Nathan reçoit une visite inattendue qui va bouleverser son existence. Trevor Waverling, un titan des premières heures du forage pétrolier, vient lui proposer un pacte des plus étranges… 

À Fort Worth, à trois jours de chevauchée au sud, Samantha décide que son destin se trouve sur les terres de Las Tres Lomas, le Ranch des trois collines, l'un des plus grands du Texas. La jeune fille entend aider son père adoptif à réaliser son rêve : devenir un titan de l'élevage texan. 

Mais malgré les secrets bien gardés, les routes de Nathan et Samantha sont appelées à se croiser… La vie réunira-t-elle les jumeaux séparés ?

MON AVIS :

Leila Meacham vit à San Antonio, Texas. Ses premiers livres, Les Roses de Somerset et La Plantation sont des best-sellers dans le monde entier. Originaire du Texas, Leila Meacham a situé ses romans dans cette partie des États-Unis. Cette ancienne enseignante rencontre aujourd'hui le succès partout dans le monde.

Pourtant, malgré un enthousiasme toujours renouvelé pour les sagas familiales, le nouveau roman de Leila Meacham n’aura pas su combler pleinement mes attentes ! Je m’attendais à un roman émouvant, décrivant l’Amérique, ses rêves de grandeur et son ambition démesurée, à travers les destinées intimes de Nathan, Samantha et leurs familles respectives. Malheureusement, Leila Meacham a plutôt choisi de raconter l’histoire, certes fascinante, de son Texas natal, de l’élevage aux premières heures de l’ère industrielle et du forage pétrolier, au détriment de l’intime et de l’émotion… Les secrets qui entourent la naissance de Nathan et Samantha n’en sont pas vraiment et il faut attendre la toute fin du roman pour savoir si les routes des jumeaux Holloway finissent ou non par se rejoindre !

Entre temps, on assiste surtout à de longues descriptions du contexte économique et historique dans lequel Leila Meacham a choisi d’implanter son intrigue et à un agaçant petit jeu du chat et de la souris entre des personnages qui se croisent et se recroisent selon les caprices du destin ! Certes, l’auteure orchestre de main de maître ces rencontres fortuites. Avec beaucoup d’habileté, elle tisse, intrique, complique volontairement son intrigue, jouant sans cesse avec les nerfs du lecteur, qui, lui, n’attend qu’un dénouement heureux ! Il faut aimer cette impression de mariner sans fin !

Fort heureusement, lorsque la vérité, enfin, éclate et que toutes les pièces du puzzle s’assemblent, la lecture devient tout simplement jubilatoire ! Même si les révélations arrivent un peu tard, il y a quelque chose de très émouvant lorsque les sentiments sont exprimés au grand jour, les méprises éclaircies, les transgressions pardonnées et les larmes séchées !

Indéniablement, Leila Meacham a sa place parmi les écrivains de grandes sagas historiques dont elle se réapproprie et réinvente les codes ! Malgré des passages plus ou moins longs et passionnants sur les balbutiements de l’industrie pétrolière et la prospection de nouveaux gisements, Le ranch des trois collines fait assurément partie de ces grands romans d’amour, de mensonges et de sacrifices qui plaisent tant aux amateurs de sagas familiales et font battre le cœur de millions de lectrices du monde entier ! Entre gloire, rivalités et trahisons, Le ranch des trois collines est un vaste roman sur la famille, les secrets et pouvoir rédempteur de l’amour !

Je remercie Babelio et les éditions Charleston de leur confiance.

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10 février 2017

Marie-Aude MURAIL : Sauveur & Fils, saison 2

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Marie-Aude MURAIL, Sauveur & Fils, saison 2.
320 pages.
Editions Ecole des Loisirs (9 novembre 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Côté jardin, Sauveur mène sa vie avec son fils Lazare, 9 ans et il a quelque espoir de reconstruire une famille avec Louise et ses deux enfants. Côté ville, Sauveur reçoit ses patients : Ella, qui se travestit en garçon, Blandine, qui se shoote aux bonbons, Samuel, qui ne se lave plus, etc. Mais n’oublions pas pour autant les autres espèces animales dans cette saison 2. Vivent les hamsters, les ouistitis, et en guest star : Pépé le putois ! A partir de 12 ans.

MON AVIS :

Après de longues études de Lettres à la Sorbonne, Marie-Aude Murail se consacre désormais à ses livres et à sa famille ! Elle a reçu en 2004, l'insigne de chevalier de la Légion d'Honneur pour services rendus à la littérature et s'est, dernièrement, farouchement mobilisée pour la défense des enfants de réfugiés sans papiers.

Le deuxième opus de Sauveur & Fils continue d’explorer les innombrables composantes de la psyché humaine et de passer au crible quelques uns des tabous les plus tenaces de notre société. Racisme, homophobie, divorce, filiation et quête d'identité…, voici ce que l’on peut trouver dans ce nouvel épisode des aventures cocasses du «Docteur Sauveur».

Si cette série enthousiasme autant les lecteurs, petits comme grands d’ailleurs, c'est précisément parce que Marie-Aude Murail sait s'y prendre pour parler de tout. Elle brise les tabous et aborde, en toute simplicité, des sujets difficiles tels que le harcèlement scolaire, l’homoparentalité, le trouble de l’identité du genre, le suicide ou encore la schizophrénie. Le mal-être, la souffrance et la détresse de ses personnages ordinaires suscitent une telle émotion qu'on ne peut que ressentir une profonde empathie à leur égard et l'envie de leur ouvrir grand les bras et le cœur !

Leurs failles et leurs faiblesses les rendent si humains qu'on ne peut que les trouver sympathiques, touchants et attachants ! Pourtant, leurs problèmes psychologiques sont parfois bien compliqués ! On en arrive à se demander comment fait Sauveur pour conserver sa propre santé mentale ! C'est une drôle de faune bigarrée dont il recueille jour après jour les confidences ! Mais si Marie-Aude Murail n'hésite pas à se moquer gentiment des adultes et de leur ignorance sur certains sujets, c'est avant tout pour dédramatiser et mieux tordre le cou aux préjugés ! Cette série, c'est finalement un beau plaidoyer pour la tolérance et le droit à la différence !

Dans ce roman surprenant, où chaque page amène son flot d'humour et d’émotion, Marie-Aude Murail fait passer le lecteur du rire aux larmes. Une petite note d'espoir par-ci, un bon mot par-là et le lecteur éclate de rire face à l'incongruité de certaines situations ! Tout en traitant avec pudeur et réalisme des sujets les plus délicats, elle fait comprendre à tous, petits et grands, qu'il est toujours possible de retrouver le bonheur malgré les épreuves de la vie !

«Mais alors, dit Alice, si le monde n’a absolument aucun sens, qu’est-ce qui nous empêche d’en inventer un ?»

Tout aussi réussi que son tome inaugural, on sort de ce petit bijou de tendresse, d'humour et de dérision, le cœur léger et le sourire aux lèvres ! On se réjouit déjà de retrouver prochainement le «Docteur Sauveur» et ses patients dans d’autres péripéties !

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08 février 2017

Thomas MONTASSER : Monsieur Jean a un plan

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Thomas MONTASSER, Monsieur Jean a un plan.
235 pages.
Editions Presses de la Cité (2 février 2017).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Le room service ne répond plus.

Monsieur Jean est concierge de nuit au grand hôtel Tour au Lac de Zurich, ou plutôt il était concierge, car l'heure de la retraite a sonné. Lui qui ne vivait que pour l'hôtel va devoir réapprendre à dormir la nuit et à occuper ses journées. Mais Monsieur Jean n'est pas du genre à rester inactif et donner un coup de pouce discret au destin des gens est ce qu'il sait faire de mieux. Dans l'immédiat, il a donc encore quelques projets sur le feu : réconcilier deux anciennes ballerines fâchées depuis plus de trente ans, offrir des fleurs à la concierge esseulée, remettre un pickpocket sur le droit chemin ou aider une jeune femme à ouvrir son café... On aimerait tous avoir un Monsieur Jean dans notre vie.

MON AVIS :

Auparavant journaliste et directeur d'une petite troupe de théâtre, l'Allemand Thomas Montasser est aujourd'hui agent littéraire et écrivain.

Après Une année particulière, Monsieur Jean a un plan est son second roman traduit en français et il s’agit d’une petite fable tendre, pleine d’humour et de fantaisie qui montre que la vie peut être plus facile et légère quand on se préoccupe de ceux qui nous entoure.

« Parfois, il ne faut pas grand-chose pour imprimer une nouvelle direction aux rouages compliqués de la vie. Un petit geste, un conseil subtil ou un signe du destin suffisent. Parfois aussi, c’est la simple humeur d’un monsieur d’âge respectable qui possèdent un peu d’expérience dans les relations humaines et un grand cœur. Il arrive qu’un esprit bienveillant s’immisce directement dans notre vie, mais c’est aussi à nous de donner un sens plus profond à notre existence – ou à celle d’un autre. Au moyen d’un bon conseil, d’une aide invisible d’une petite supercherie. Ou d’un brownie, au chocolat naturellement. »

Une prose toute simple, un ton vif et alerte, des personnages attachants, auxquels on peut facilement s’identifier, et des chapitres courts : le plan de monsieur Jean s’enchaîne à toute allure et sans temps mort ! Si le petit grain de folie de Monsieur Jean peut, dans un premier temps, déstabiliser le lecteur et le laisser perplexe, on finit par se laisser prendre au jeu farfelu de ses petites manigances et de ses supercheries ! Si seulement on pouvait avoir nous aussi un Monsieur Jean dans notre vie...

Pétillant, à la fois drôle et plein d’émotion, ce roman simple et sans chichi possède néanmoins un charme fou. Monsieur Jean a un plan est un roman résolument optimiste qui fait beaucoup de bien au moral et redonne la joie de lire ! Un vrai vaccin anti-morosité !

Je remercie les éditions Presses de la Cité de leur confiance.

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06 février 2017

Tamara McKINLEY : La pension du Bord de Mer, tome 2 : Si loin des siens

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Tamara McKINLEY : Si loin des siens.
370 pages.
Editions L'Archipel (16 novembre 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Septembre 1940. Polly Brown a accepté un poste d’infirmière à l’hôpital Cliffehaven, sur la côte Sud de l’Angleterre, afin de se rapprocher de Jack, son mari, grièvement blessé au front. Elle a dû se séparer d’Alice, sa fillette de 5 ans, envoyée au Canada pour fuir l’Europe en guerre.

À Cliffehaven, Polly emménage à la Pension du Bord de Mer, tenue par les époux Reilly. Là, elle y fait la connaissance de Danuta, une jeune Polonaise qui a perdu toute sa famille au début de la guerre.

Les deux femmes se serrent les coudes. En effet, bien que Polly soit une soignante qualifiée, l’infirmière en chef de l’hôpital refuse de lui accorder sa confiance et la traite comme une bonne à tout faire.

Au moment où Polly commence à se résoudre que Jack ne survivra peut-être pas à ses blessures, un télégramme parvient à la Pension. Un U-boat allemand a torpillé le bateau dans lequel se trouvait Alice…

MON AVIS :

Tamara McKinley vit sur la côte sud de l'Angleterre, où se déroule l'action de sa nouvelle sage, inaugurée avec Et le ciel sera bleu (L'Archipel, 2015). L'auteure du best-seller La Dernière Valse de Mathilda y déploie tous ces talents de conteuse.

Depuis 2011, cette série de la pension du Bord de Mer, qui compte déjà huit tomes, captive les Britanniques et on les comprend ! Amitié, amour, coups du sort et rebondissement sur fond de guerre mondiale, c’est une série qui possède tous les ingrédients pour devenir un best-seller ! Son originalité repose sur le fait que l’auteure met en scène des personnages gravitant autour du couple pittoresque et attachant qui dirige la pension.

Et même si on est très loin des sagas exotiques qui ont fait le succès de Tamara McKinley, celle-ci a su tirer le meilleur de ce que la côte sud de l’Angleterre a à offrir ! Sa pension du Bord de Mer et sa petite bourgade sont si pittoresques, si accueillantes que d’emblée, on s’y sent presque comme à la maison ! Peggy Reilly est si humaine, si bienveillante que ce n’est pas seulement un refuge qu’on l’on trouve à Cliffehaven mais une famille ! Dès lors, impossible de ne pas se passionner pour cette belle histoire de survie, où seuls comptent l’entraide, le courage et l’obstination !

Certes, les temps sont toujours aussi durs et l’avenir aussi incertain que dans le tome précédent, la famille Reilly et ses nouveaux pensionnaires devront endurer toujours plus de privations mais l’enfer des bombardements quotidiens mais envers et contre tout, ils sauront rester dignes et se montrer à la hauteur des sacrifices que cette guerre leur impose.

« Comme elle, les autres habitants du quartier n’avaient rien perdu de leur combativité. Chaque jour, ils triomphaient des attaques allemandes, qui se succédaient, ils surmontaient la poussière, le rationnement, les privations de toutes sortes… Ils luttaient pour remporter cette guerre. Dans l’ensemble du pays on se battait, des Anglais tombaient amoureux, se marient, avaient des enfants… Ils concoctaient des projets d’avenir… Baisser les bras aurait été se coucher face à l’ennemi. Winston Churchill l’avait affirmé avec force lors d’un de ses discours : « Nous ne nous rendrons jamais. »

Effort de guerre, partage et solidarité sont au cœur même du roman de Tamara McKinley. Au-delà de l’hommage que l’auteure rend à la population civile britannique durant la Seconde Guerre mondiale, elle nous exhorte en quelque sorte à imiter nos aînés et à rester, nous aussi, unis dans l’adversité ! Ce deuxième tome de la pension du Bord de Mer est plein de bons et nobles sentiments, de chaleur humaine et générosité et c’est une lecture qui, vraiment, ne pouvait pas mieux tomber !

Si vous aimez les grandes et belles sagas romanesques, les histoires réconfortantes, les personnages forts et bien campés, n’hésitez pas une seule seconde ! Si loin des siens vous fera vibrer de la première à la dernière page !

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02 février 2017

Parinoush SANIEE : La voix cachée

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Parinoush SANIEE, La voix cachée.
378 pages.
Editions Robert Laffont (12 janvier 2017).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

À quatre ans, Shahaab ne parle toujours pas. Protégé par sa mère, il n'a pas conscience de sa différence et vit heureux. Puis il découvre que son entourage, y compris son père, le prend pour un idiot et se moque constamment de lui. Son monde de paix et d'harmonie s'écroule. Comment faire face à la violence psychologique dont il est victime ?

Submergé par la révolte, Shahaab devient un véritable petit démon. Jusqu'à l'arrivée de sa grand-mère. À force d'amour et d'écoute, elle le délivre de sa rage et lui apprend à communiquer. Les voix de Shahaab et de sa mère, Maryam, se mêlent pour raconter cette histoire vraie d'une enfance brisée puis reconstruite.

MON AVIS :

Après le succès international du Voile de Téhéran, La voix cachée est le nouveau roman de Parinoush Saniee. L'auteure, sociologue et psychologue à Téhéran, restitue avec pudeur, simplicité et émotion, l'histoire vraie d'une enfance brisée, puis reconstruite, et dénonce l'aveuglement de parents iraniens ordinaires, tiraillés entre tradition et modernité.

Les voix de Shahaab et de sa mère, qui se font écho tout au long du roman, lèvent le voile sur la condition féminine et révèlent toute la difficulté de naître et d'être une femme en Iran aujourd'hui. En dépit de l'évolution amorcée ces dernières années, on constate que beaucoup d'Iraniens continuent de maintenir des schémas traditionnels en ce qui concerne la famille et le rôle des femmes au sein de celle-ci.

C'est donc sans surprise que l'on retrouve le thème du mariage arrangé (ou forcé) mais aussi les pressions et les violences d'un Islam rigoriste, la honte et l'humiliation subies par toutes celles et ceux qui, parce qu'ils sont de «mauvais croyants» ou simplement parce qu'ils sont «différents», sont condamnés à l'enfermement et à l'indifférence. C'est profondément révoltant !

Si le mutisme de Shahaab reflète sans aucun doute les restrictions sévères à la liberté d’expression qui pèsent au quotidien sur la société iranienne, sa parole retrouvée est un cri qui, courageusement, s'élève contre toute forme de discrimination !

Bien plus qu'un roman, La voix cachée est une habile parabole (presque un pamphlet) qui dénonce la situation politique et sociale d'un Iran terni par la violence et l'intolérance !

Je remercie les éditions Robert Laffont de leur confiance.

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30 janvier 2017

Alison McQUEEN : La promesse d'un ciel étoilé

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Alison McQUEEN, La promesse d'un ciel étoilé.
464 pages.
Editions Presses de la Cité (19 janvier 2017).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

1957. Sophie a vingt-sept ans lorsqu'elle épouse Lucien, un diplomate avec qui elle part s'installer à New Delhi, destination qui réveille en elle de douloureux souvenirs que son mari ignore...

1947. Sophie emménage dans le nord des Indes, dans le palais d'un maharaja; son père vient d'être nommé assistant du médecin chef. Pour échapper à sa mère tyrannique, Sophie  explore le luxueux palais et rencontre, dans le dédale des couloirs, Jag, un jeune Indien de son âge. Immédiatement complices, ils se voient en cachette. La nuit de la Partition, le 15 août 1947, ils consomment leur amour dans un jardin du palais.

De retour sur les terres indiennes, Sophie parviendra-t-elle à se réconcilier à avec son passé ?

MON AVIS :

Née d'une mère indienne et d'un père anglais, Alison McQueen a grandi à Londres et travaillé dans la publicité pendant vingt ans avant de se consacrer entièrement à l'écriture. Elle est l'auteure de sept romans. La promesse d'un ciel étoilé est son premier livre publié en France et c'est une de ces sagas exotiques que l'on apprécie tout particulièrement de lire pendant l'hiver !

L'impossible et sublime histoire d'amour d'une anglaise, fille de médecin, et d'un jeune domestique Indien dans les splendeurs et le faste des palais des Maharajas, un secret inavouable, avec pour toile de fond la fin de l'empire colonial britannique et la partition de l'Inde, avouez qu'il n'en faut pas davantage pour avoir envie de se plonger dans ce bouleversant page-turner historique !

Dans cette superbe évocation du passé colonial de l'Inde, Alison McQueen tricote un passionnant jeu de piste et retrace la destinée tragique de Sophie et de Jag, cruellement séparés après la nuit de la partition pendant laquelle ils ont consommé leur amour. Amour impossible, désillusions, destins brisés, Alison McQueen signe une grande et belle fiction historique pleine de mystères et de secrets qui ne manquera pas d'enthousiasmer les lectrices !

Envoûtant, dépaysant, poétique, La promesse d'un ciel étoilé est un délice du début à la fin ! Transportée au bout du monde dans un pays aux couleurs chatoyantes et aux nombreux mystères, on n'a qu'une seule envie : s'immerger dans les vies de ces deux jeunes gens et tourner les pages pour découvrir au plus vite leur histoire d'amour, poignante et magnifique, ainsi que les conséquences désastreuses qui ont découlé de leur injuste et cruelle séparation...

Si l'auteure retranscrit très justement l'innocence et la passion propre à un premier amour, elle établit également un parallèle troublant entre l'impossible histoire d'amour de ses personnages et la situation politique houleuse de l'Inde au moment de sa partition. S'il est question d'espoir, de liberté, et d'indépendance, il est surtout question de se remémorer la monstrueuse «vivisection» de l'Inde, qui, sous la pression des extrémistes hindous et musulmans, a été découpée en deux Etats dans un incroyable déchaînement de violences.

Dans son roman, Alison McQueen recense les cruautés liées à ce chapitre de l'histoire indienne qui soixante ans après, ronge encore le pays de remords et de chagrin. On pille, on brûle, on tue, on viole sans aucune autre raison que la différence de religion. Des milliers de familles sont séparées en une nuit, des vies pour toujours disloquées... C'est révoltant !

Si l'histoire de Sophie et Jag illustre bien à quel point il est difficile de séparer deux vies, on comprend qu'en séparer des millions est pure folie... Fort heureusement, en dépit des massacres et de cet exode humain sans précédent, la vie, le destin et le hasard uniront leur forces pour permettre au moins à Sophie et Jag de se retrouver d'une façon qu'ils n'auraient jamais pu imaginer...

Grâce à la force de ses personnages et à son contexte historique magnifiquement restitué, La promesse d'un ciel étoilé fera à coup sûr vibrer le cœur des romantiques et de toutes celles qui croient encore à l'amour et aux contes de fées ! Une intense et émouvante fiction narrée avec passion et rigueur historique !

Je remercie les éditions Presses de la Cité pour leur confiance. 

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26 janvier 2017

Monica McINERNEY : Meilleurs voeux des Gillespie

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Monica McINERNEY, Meilleurs voeux des Gillespie.
576 pages.
Editions Milady (20 janvier 2017).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

«Elle ne pouvait décemment pas envoyer ça. Quiconque lirait cette lettre penserait qu'elle avait perdu la tête. Que ses enfants étaient fous. Que Nick et elle étaient sur le point de divorcer. Que toutes les nouvelles qu'elle avait données de la famille Gillespie depuis trente-trois ans n'étaient que mensonges. Et ce n'était pas le cas, n'est-ce pas ?»

Au moment de rédiger ses cartes de voeux, Angela se demande si elle n'a pas savamment entretenu l'illusion du bonheur familial pendant toutes ces années. Et quand la réponse s'impose à elle, elle décide de faire voler en éclats le faux-semblants et de révéler les aspects de la vie familiale dont on ne se vante pas... Son mari vit terriblement mal son départ à la retraite, ses jumelles trentenaires connaissent de graves revers dans leur vie professionnelle, son autre fille est endettée jusqu'au cou, et son petit dernier de dix ans passe son temps à parler avec un ami imaginaire. Si la famille reste soudée, c'est grâce à Angela. Mais qu'adviendrait-il si elle venait à disparaître ?

MON AVIS :

Monica McInerney est australienne et vit à Dublin. Elle a grandi au sein d'une famille de sept enfants de la région viticole de Clare Valley, où sa mère, bibliothécaire lui a transmis son amour des livres. Agent littéraire pendant dix ans, elle a travaillé à promouvoir des auteurs comme Roald Dahl. Ses romans sont traduits dans le monde entier et Meilleurs vœux des Gillespie est le premier à être publié en France.

C'est un roman tendre, drôle et aussi très émouvant sur les relations familiales. L'auteure, en habituée des grandes fratries, aborde finement et avec beaucoup d'humour et de perspicacité les rapports entre frères et sœurs. Elle dissèque non seulement les questions de jalousie, de rivalité mais donne surtout l'image émouvante d'un amour fraternel indestructible malgré les épreuves et les aléas de la vie !

Malgré les secrets, les tensions et les remises en question, la famille Gillespie va profiter des vœux de fin d'année pour jouer cartes sur table et pulvériser les non-dits qui leur gâchent la vie et menace un équilibre familial déjà bien instable ! L'amour, la vie de couple, le temps qui passe... Certes, les sujets sont épineux, les dialogues secs et l'ironie féroce. Monica McInerney ne ménage pas ses personnages dont les vies s'entrechoquent dans une interminable succession de drames et de défaites personnelles.

«Elle s'interrompit et repensa à l'année écoulée. Elle songea à toutes les lettres de Noël qu'elle avait écrites au fil des décennies. Toutes ces missives enlevées, pleines d'entrain, offrant le meilleur aperçu de leurs vies, donnant l'impression que les Gillespie formaient la famille la plus chanceuse, prospère, équilibrée et soudée de toute l'Australie, voire du monde entier. Elle avait toujours éludé les problèmes, évité de mentionner les tensions, passant sous silence les sujets épineux. Elle avait eu l'impression que c'était la meilleure chose à faire, même si elle savait que l'image qu'elle donnait de sa famille paraissait parfois trop parfaite pour être fidèle.»

À travers les mésaventures de cette famille au grand cœur apparaissent la fragilité des relations humaines mais aussi l'impossibilité de vivre selon nos désirs, nos caprices et nos idées. Les Gillespie vont en faire l'expérience douloureuse mais grâce à une meilleure communication ainsi qu'à la tendre affection qu'ils se portent les uns aux autres, ils parviendront à surmonter leurs problèmes, les situations de crise et à rétablir une véritable cohésion au sein de leur famille. Leur courage et leur détermination à ne pas laisser leur famille imploser est inspirante et la satisfaction qui en découle pour le moins réjouissante !

«Chacun a pris sa part de responsabilité et vous vous êtes débrouillés. Plus j'y pense et plus je me rappelle m'en être réjouie. C'était drôle. Reposant. J'avais l'impression de vous découvrir sous un nouveau jour. J'avais peut-être besoin d'apprendre à me mettre en retrait de temps à autre.»

Meilleurs voeux des Gillespie est une saga familiale généreuse et pleine d'entrain, servie par un style enlevé, très agréable. Savoureux mélange d'humour et d'émotion, ce roman à la fois tendre et cruel, drôle et mélancolique, vous fera passer à coup sûr du rire aux larmes ! C'est frais, spontané, divertissant, mordant mais surtout très stimulant !

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22 janvier 2017

J.K. ROWLING : Harry Potter #7, Harry Potter et les reliques de la mort

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J.K. ROWLING, Harry Potter et les reliques de la mort.
896 pages.
Editions Folio Junior (29 septembre 2011).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Cette année, Harry a dix-sept ans et ne retourne pas à Poudlard. Avec Ron et Hermione, il se consacre à la dernière mission confiée par Dumbledore. Mais le Seigneur des Ténèbres règne en maître. Traqués, les trois fidèles amis sont contraints à la clandestinité. D'épreuves en révélations, le courage, le choix et les sacrifices de Harry seront déterminants dans la lutte contre les forces du Mal.

MON AVIS :

D'une inventivité et d'une virtuosité rares, Harry Potter et les reliques de la mort est le septième et dernier tome d'une saga que J.K. Rowling a su hisser au rang de véritable phénomène littéraire. Les aventures féériques de son sorcier et de ses amis ont définitivement pris un tour sombre et inquiétant et J.K. Rowling y révèle la toute la complexité de l'univers qu'elle a créé. Entre émotion et art du suspense, elle laisse enfin s'exprimer les ressorts du dénouement dans un tome fascinant, plus ténébreux et plus hostile que jamais !

Le pouvoir du Seigneur des Ténèbres s'est étendu, le Ministère de la Magie est tombé sous sa coupe et Lord Voldemort contrôle désormais l'école des sorciers. Harry, Ron et Hermione, qui ont choisi de ne pas réintégrer Poudlard pour se consacrer à la dernière mission que leur a confiée Dumbledore, sont traqués sans relâche et se voient contraints à la clandestinité.

Le combat entre les puissances du bien et du mal transforme l'univers des sorciers en guerre sans merci. Déjà sombres et inquiétants dans les tomes précédents, les enjeux qui opposent les sorciers aux partisans du Seigneur des Ténèbres n'ont jamais été si considérables. Désormais, plus personne n'est en sécurité. D'épreuves en révélations, le courage, le choix et les sacrifices de Harry Potter seront déterminants, mais c'est seul, Harry le sait désormais, qu'il lui faudra triompher de Lord Voldemort et des Forces du Mal...

On est bien loin de l'émerveillement et de l'ambiance féérique des premiers tomes. Il n'est plus guère question de l'apprentissage joyeux et chahuté d'un petit sorcier et de ses amis. Pourtant, l'ambiance noire et suffocante dans laquelle on sent monter inexorablement la tension est un régal pour le lecteur ! Dans un souci de faire évoluer ses personnages et son univers, J.K. Rowling a imaginé la fin la plus ténébreuse, la plus hostile et la plus anxiogène qui soit ! Le sang des sorciers coule, les cadavres s'amoncellent et les pertes sont considérables mais il n'empêche que l'on reste suspendu aux mots de l'auteure ! C'est passionnant !

Pourtant, après six tomes tous plus réussis les uns que les autres, écrire un final aussi épique, aussi magistral relevait du tour de force ! J.K. Rowling l'a fait ! Incontestablement haletant, ce tome ultime inscrit la série de J.K. Rowling au panthéon des plus grands chefs d'œuvre de la littérature de fantasy jeunesse ! 

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14 janvier 2017

Bernard TIRTIAUX : Noël en décembre

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Bernard TIRTIAUX, Noël en décembre.
299 pages.
Editions JC Lattès (30 septembre 2015).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Juin 1914, après une année universitaire à Bruxelles, Karla, fille unique d’une famille berlinoise aisée, s’apprête à rentrer chez elle sans avouer à sa famille qu’elle est enceinte. Pendant le voyage, elle accouche prématurément et confie sa fille, Luise, aux fermiers wallons qu’ils l’ont accueillie.

La guerre éclate et Luise est élevée avec les autres enfants des fermiers dont le petit Noël, de quatre ans son aîné, qui deviendra son protecteur. Et lorsque, huit ans plus tard, Karla revient chercher Luise, Noël n’aura de cesse de retrouver celle qu’il aime plus qu'une sœur.

Ce beau roman, inspiré d'un fait réel, parcourt trente années d’absence et de passion racontées par Noël comme une longue lettre adressée à Luise. Une quête magnifique où la force de l'amour tient tête aux forces de l'histoire.

MON AVIS :

Né à Fleurus, près de Charleroi, Bernard Tirtiaux est poète, sculpteur, maître dans l'art du vitrail et écrivain. Après un premier roman très remarqué, Le passeur de lumière (Denoël, 1993), ses trois romans suivants, Aubertin d'Avallon, Pitié pour le mal, Prélude de cristal ainsi qu'un recueil de poèmes, Lueurs, ont également reçu un bel accueil du public. Avec Noël en décembre, Bernard Tirtiaux s'inspire d'un fait réel et raconte la quête magnifique de Noël pour retrouver Luise, la femme qu'il aime plus que tout au monde.

Rédigé sous la forme d'une longue lettre passionnée, Noël revient sur ses souvenirs d'enfance mais aussi sur les années d'absence et sur l'amour inconditionnel et intarissable qu'il éprouve pour Luise, que ses parents ont recueillie à la naissance et qu'il aime plus qu'une sœur.

«Tu revenais à moi d'une histoire plus ancienne que moi-même, d'un lien intime remontant à la nuit des âges.»

«[...] Quoi qu'il arrive, je me tiendrai toujours à ton côté parce que tu es mon étoile et le resteras, et ce jusqu'à l'évanouissement de ma propre lumière.»

On s'attache instantanément aux personnages, que Bernard Tirtiaux a placés au cœur même de son récit et que le sort s'acharne à vouloir à tout prix séparer. Une fois commencé, on ne peut s'extraire qu'à grand peine de ce récit poignant et totalement immersif qui aborde le thème de l'amour contrarié et où se mêlent la passion, la sensibilité et la plénitude des sentiments.

«Dis-moi que rien n'a changé entre nous, ma Luise. Dis-moi qu'il est possible d'arracher toutes les pages qui nous ont éloignés l'un de l'autre et de reblanchir le papier pour donner une nouvelle suite à notre histoire. Même si le vide n'en demeure pas moins sous nos pieds, mon cœur est là qui nous appelle à renaître.»

Traversée des abîmes autant que quête magnifique où la force de l'amour tient tête aux forces de l'Histoire, Bernard Tirtiaux brosse une galerie de personnages plus vrais que nature. L'histoire d'attente et d'amour de Noël et Luise est si intense, si captivante et si déchirante qu'elle vous fera à coup sûr monter les larmes aux yeux ! 

Posté par ingridfasquelle à 15:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]