HISTOIRE DU SOIR

19 mai 2019

Mireille CALMEL : La fille des templiers, Tome 2

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Mireille CALMEL, La fille des Templiers, tome 2.
391 pages.
Editions XO (31 octobre 2018).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Juillet 1322.Royaume de France.

« Tous qui avez péché par orgueil, par cupidité, vous mourrez. Et Flore Dupin délivrera le baume sacré à qui, d'une autre lignée, l'aura mérité ! »

Ainsi s'est abattue la malédiction sur les derniers Capétiens, coupables d'avoir fait brûler en place publique le grand maître de l'ordre du Temple.

Charles IV doit retrouver à tout prix cette Flore qui détiendrait le secret des Templiers : la clé, pour tout souverain, de la protection divine. Le début d'une traque implacable, des palais parisiens aux faubourgs de Londres.

Alors que l'étau se resserre autour de Flore, la rumeur enfle : et si la jeune femme avait pour mission de remettre le baume sacré au prince d'Angleterre ?

Un seul roi pour les deux royaumes.

L'ultime vengeance...

Des rois maudits, une confrérie mystérieuse, des femmes de courage, avec ce deuxième tome de La fille des Templiers, Mireille Calmel nous révèle l'extraordinaire dénouement d'un grand roman d'aventure.

MON AVIS :

Mireille Calmel est l'une des grandes figures du roman historique. Avec trois millions d'exemplaires vendus en France, elle a conquis un large public. Ses best-sellers sont aujourd'hui traduits dans quinze langues.

Avec La fille des templiers, la reine du roman historique français entraîne ses lecteurs sur les origines du miracle de Sainte Colombe. Des rois maudits, une confrérie mystérieuse, des femmes de courage… Dans ce livre 2, Mireille Calmel révèle enfin l’extraordinaire dénouement de son grand roman d’aventure !

On retrouve avec grand plaisir Flore Dupin, cette jeune paysanne de Rethel, dont on sait qu’elle serait l’héritière du secret des Templiers, Armand, le mystérieux rémouleur qui l’accompagne dans cette aventure périlleuse ainsi que tous les autres personnages dont le lecteur avait fait connaissance dans le tome inaugural.

Le rythme est toujours aussi soutenu, le mystère et le suspense si omniprésents qu’on ne peut tout simplement pas s’extraire de sa lecture une fois le roman commencé ! On chevauche à bride abattue dans la forêt d’Orient, on serpente dans les rues de Paris et les faubourgs de Londres, on se terre dans le cimetière nauséabond des Saints-Innocents, on assiste aux pires tortures et exécutions publiques en place de Grèves… C’est tout aussi passionnant que le premier livre !

Dans cet univers torturé, Flore, qui doit fuir, coûte que coûte pour sauver sa vie, parviendra-t-elle à accomplir la mission qui lui est destinée et dont elle ignore tout ?  Une chose est sûre, Mireille Calmel, a imaginé une suite qui vient clore à merveille cette éblouissante et trépidante série ! Jusqu’où a-t-elle remodelé le secret de l’Ordre des Templiers, où se situe la part de spéculation, on s’interroge, forcément… mais son récit est si passionnant, si savamment écrit qu’on ne peut que se laisser troubler par l’Histoire, la vraie, et laisser notre imagination s’emballer à propos du fabuleux trésor des Templiers…

Je remercie les éditions XO de leur confiance ainsi que l’auteure pour sa charmante dédicace.

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16 mai 2019

Céline ROUILLÉ : Il suffira d'un signe

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Céline ROUILLÉ, Il suffira d'un signe.
336 pages.
Editions City (23 août 2017).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

À trente ans passés, Jeanne vit surtout par procuration. En allant à son travail chaque matin, elle invente des histoires mettant en scène les inconnus qu’elle croise dans le métro. Enfermée dans un quotidien trop réglé et organisé, ses rares amis affirment qu’elle passe à côté du vrai bonheur.

Pourtant, quatre ans plus tôt, le temps de quelques jours fugaces, Jeanne a été heureuse, vraiment. Charles, rencontré à la terrasse d’un café, a illuminé sa vie avant de disparaître. Une histoire d’amour aussi passionnée que brève ayant laissé Jeanne profondément meurtrie.

Un matin, la jeune femme reçoit une lettre qui fait ressurgir ce passé et éclater les remparts qu’elle s’était soigneusement construits. Et si elle pouvait retrouver Charles ? Il suffit parfois d’un signe, un petit signe pour que tout change… à condition de laisser les hasards de la vie guider nos pas.

Entre rires et larmes, un délicieux roman sur les secondes chances de la vie.

MON AVIS :

Céline Rouillé a une quarantaine d'années. Après des études de commerce, elle travaille aujourd'hui dans l'économie sociale. Elle est l'auteur de trois autres romans à succès, Demain, il fera beau, Demain n'attend pas et On s’était donné rendez-vous, tous publiés chez City.

Il suffira d’un signe est tout à fait dans la veine des précédents romans de l’auteure. À la fois tendre et touchant, ce troisième opus sur les secondes chances de la vie souligne une nouvelle fois l’importance de la famille, des amis et des petites joies simples de l’existence.

Céline Rouillé y anime des personnages si attachants et si profondément humains dans leurs choix et leurs comportements que l’on se sent immédiatement concernés par leurs problèmes ! On comprend leurs doutes, leurs hésitations, leur chagrin mais surtout on se réjouit de leurs rencontres inattendues, de leurs retrouvailles inespérées et des débuts un peu gauches et maladroits de leurs histoires d’amour ou d’amitié !

Jeanne, Charles, Carmen, Diego, Paul et Maryline… Tout ce petit monde cabossé par la vie et parfois dépassé par ses coups durs va apprendre à vivre ensemble, à pleurer, à rire et aimer ! Au fil des jours et des difficultés, à la reconquête d’un bonheur qu’ils croyaient perdu ou inaccessible, des amitiés improbables mais sincères vont naître et des secrets être révélés au grand jour. Grâce au pouvoir de l’amitié, chacun des personnages va apprendre à aller de l’avant et affronter son avenir. C’est frais et surtout très revigorant !

Il suffira d’un signe est un livre bourré de tendresse et de bonne humeur, c’est idéal pour retrouver le sourire et la joie de vivre !

Encore un grand merci à l’auteure pour sa charmante dédicace !

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13 mai 2019

Marie de PALET : Amandine

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Marie de PALET, Amandine.
296 pages.
Editions de Borée (7 mars 2019).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Jean a disparu depuis trop longtemps. Il est sûrement tombé au champ d'honneur à Verdun. C'est du moins ce que pense son épouse, Amandine. En attendant des jours meilleurs, elle se réfugie avec son fils chez sa belle-mère qui la déteste. Amandine n'a qu'un rêve: partir dans le Sud de la France dès que l'État lui accordera une pension. Jusqu'à ce qu'elle reçoive une lettre anonyme prétendant que jean est bien vivant...

MON AVIS :

La notoriété de Marie de Palet s’est développée à l’heure de la retraite, lorsqu’elle a abandonné son stylo rouge d’institutrice pour sa plume d’écrivain. Lozérienne de racines et de cœur, elle met en scène sa province d’origine dans ses livres, dans lesquels elle dévoile sa connaissance intime du monde paysan d’autrefois.

Avec Amandine, l’auteure signe un roman de terroir bouleversant sur la fragilité de l’amour et des vies que la guerre a brisées.

L’histoire est simple, fluide, très agréable à lire et les personnages attachants et bien cernés. Chacun est confronté à des épreuves et des difficultés : qui de surmonter un deuil, de renoncer à un amour impossible, de vivre avec un sentiment d’abandon ou d’alléger tout simplement le poids que les ans et le dur labeur a fait peser sur ses épaules…

Quand bien même le chemin pour retrouver le bonheur est parfois bien tortueux, Marie de Palet y emmène ses personnages avec justesse et beaucoup de sensibilité.

Amandine est un roman généreux et intemporel, une histoire universelle dans laquelle chaque lecteur pourra se retrouver !

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10 mai 2019

Gilbert BORDES : La Garçonne

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Gilbert BORDES, La Garçonne.
312 pages.
Editions Presses de la Cité (4 avril 2019).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

On appelait Louison « la Garçonne », braconnière solitaire des bois de Sologne en ces années 1930. Presque dix ans plus tard, au terme d'un long exil dans le nord du Canada, elle revient sur les lieux d'un drame qu'elle n'a jamais oublié. A la fois par désir de vengeance et en quête de ses origines...

À vingt ans, sa beauté rousse ensorcelante et son indépendance dérangent. Celle qu'on surnomme « la garçonne » aime s'aventurer la nuit tombée dans la profondeur des bois pour braconner. Les villageois s'interrogent : pourquoi cette orpheline est-elle la protégée du puissant comte de Cressey ? Un soir de novembre 1937, deux hommes l'agressent. Un traumatisme dans sa chair qui va bouleverser pour toujours son rapport à la vie, à la mort. Emportant avec elle ses secrets, Louison décide un jour de quitter son village de Sologne. Loin de ceux qui ont veillé sur elle, enfant, loin de ceux qui la haïssent... Et loin aussi de celui qui n'a jamais cessé de l'aimer.

Pour mieux fomenter sa vengeance ? Quand les années noires de l'Occupation auront révélé, parmi les habitants de Saint-Roch, les valeureux et les lâches...

MON AVIS :

Né en Corrèze, Gilbert Bordes est l’auteur d’une cinquantaine de romans. Membre de la Nouvelle École de Brives, il a obtenu le prix RTL Grand Public pour La nuit des hulottes et la prix Maison de la Presse pour Le porteur de destins. Les Presses de la Cité on notamment publié Chante, rossignol et La belle main. Éternel conteur de la nature et des âmes, Gilbert Bordes m’avait déjà enchantée avec Le chant du papillon et plus récemment cette année avec Elle voulait voir la mer.

Avec La Garçonne, Gilbert Bordes offre un roman chargé d’émotions, entre violence et passion, vengeance et complot, mensonge et trahison.

Comme à son habitude, l’auteur y parle avec richesse de la nature, de la forêt mais aussi de la vie villageoise et de l’isolement de ces populations de la campagne profonde. Son roman, parfois dur, met en scène des personnages forts et authentiques, plongés dans l’ambiance délétère de l’immédiat après-guerre. Entre émotions mixtes et amertume, la France est alors loin des embrassades et des bals joyeux sur les places de village ! En Sologne, comme partout ailleurs, les heures sombres de l’Occupation vont révéler, qui, parmi les habitants de Saint-Roch, sont les valeureux et les lâches. C’est dans cette ambiance qui pèse sur la petite communauté villageoise comme une chape de plomb que Louison, la braconnière solitaire à la beauté ensorcelante va fomenter sa vengeance…

S’il est question de vengeance toute personnelle, Gilbert Bordes décrit surtout la réalité et les duretés d’une période de notre histoire souvent passée sous silence ou présentée de manière idyllique. La France est un pays à genoux qu’il faut alors remettre debout rapidement, un pays où les gens souffrent de multiples traumatismes et où la violence est toujours à fleur de peau. Beaucoup réclament en effet vengeance contre les collaborateurs, mais aussi contre les délateurs et les profiteurs. L’histoire de Louison cristallise et illustre à merveille cette période trouble, cette France divisée et empreinte de ressentiment. Au fil des pages, l'intrigue s’enrichit et prend du volume jusqu’à son implacable et lumineux dénouement…

À la fois témoignage historique et peinture sociale, La Garçonne est un beau roman rural, âpre et juste, dans lequel Gilbert Bordes déploie tout son talent de conteur. J’ai apprécié cette dépaysante et mystérieuse balade au cœur des forêts solognotes !

Je remercie les éditions Presses de la cité de leur confiance.

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07 mai 2019

Brigitte KERNEL : Agatha Christie, le chapitre disparu

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Brigitte KERNEL, Agatha Christie, le chapitre disparu.
288 pages.
Editions J'ai Lu (7 juin 2017).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

« Voilà, le livre est fini. J’ai posé le point final. Le titre : Une autobiographie. Je ne me sens pas très à l’aise. Mon éditeur va s’en rendre compte… Des pages manquent : ma disparition à l’hiver 1926. Pourtant, j’ai bien écrit ce chapitre. Des pages et des pages, presque un livre entier. Mon secret. Ma vie privée. Une semaine et demie qui n’appartient qu’à moi. »

C’est une histoire vraie. Un mystère jamais totalement élucidé. Une zone d’ombre qui demeure dans la vie d’Agatha Christie. Pourquoi et comment la reine du crime s’est-elle volatilisée dans la nature durant l’hiver 1926 ? Qu’a-t-elle fait pendant ces onze journées ? Pourquoi toute la presse a-t-elle cru qu’elle avait été kidnappée ou assassinée ?

Dans ce roman passionnant, Brigitte Kernel se glisse dans la peau d’Agatha Christie pour reconstituer cette étrange disparition. Une histoire d’amour, de vengeance et de trahison.

MON AVIS :

Journaliste, longtemps productrice-animatrice à France Inter d’émissions littéraires, Brigitte Kernel est l’auteure des fameuses histoires radiophoniques Cadavres Exquis, diffusées pendant vingt ans dans Noctiluques. Elle a déjà publié de nombreux romans, dont Fais-moi oublier, À cause d’un baiser et Dis-moi oui. Dans ce roman passionnant, Brigitte Kernel se glisse dans la peau d’Agatha Christie pour revenir sur cet épisode mystérieux et reconstituer son étrange disparition pendant l’hiver 1926.

C’est une histoire vraie, un mystère jamais totalement élucidé, une zone d’ombre qui demeure dans la vie de celle que l’on a surnommé « la reine du crime ». Pourquoi et comment s’est-elle volatilisée dans la nature ? Qu’a-t-elle fait pendant ces onze jours ?

Réfugiée dans un grand hôtel d’une ville thermale sous une fausse identité, Agatha Christie va chercher un peu de paix après l’échec de son mariage. C’est une jeune femme trompée que l’on découvre, qui souhaite venger son amour propre et se voit dépassée par l’ampleur prise par sa disparition.

Car la presse fait naturellement ses choux gras de cette disparition. S’agit-il d’une fugue, d’un coup médiatique destiné à doper les ventes de ses romans, d’un enlèvement, d’un meurtre ? Nul ne sait… Ces curieuses zones d’ombre laissent évidemment la place à l’imagination de l’auteure qui relève parfaitement le défi de se glisser dans la peau d’Agatha Christie et nous offre un vrai bonheur de lecture ! Entre suspense et introspection, on apprécie d’avoir accès à l’intimité et aux états d’âme de l’un des plus grands monuments de la littérature policière.

Cette savoureuse fiction construite comme une enquête de Miss Marple fera à coup sûr le bonheur des fans d’Agatha Christie et des amateurs de romans policiers !

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05 mai 2019

M.C. BEATON : Agatha Raisin enquête, tome 13 : Chantage au presbytère

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M.C. BEATON, Agatha Raisin enquête, tome 13 : Chantage au presbytère.
306 pages.
Editions Albin Michel (31 octobre 2018).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Larguée (une fois de plus) par James Lacey, délaissée par son voisin en qui elle mettait ses derniers espoirs, Agatha Raisin déclare la guerre aux hommes en faisant voeu de chasteté... Jusqu'à sa rencontre avec le tout nouveau et très sexy vicaire de Carsely, qui fait l'effet d'une bombe au village : les femmes se bousculent à l'église. Quant à notre Agatha, elle retrouve aussitôt la foi... Mais, damned !, voilà que le corps sans vie du vicaire est découvert dans le bureau de l'église. Qui a pu commettre ce geste sacrilège ? Le clergyman était-il trop beau pour être honnête ? C'est ce que découvrira peut-être Agatha qui, sans le savoir, vient d'ouvrir une véritable boîte de Pandore...

Avec plus de 800 000 exemplaires vendus, Agatha Raisin, l'héritière très spirituelle de Miss Marple version rock, a imposé sa personnalité loufoque et irrésistible. Vous reprendrez bien un peu de Worcestershire sauce dans votre thé ?

« C'est comme si la célèbre détective d'Agatha Christie avait rajeuni, adopté des moeurs de cougar, un humour caustique, et mangé de la vache folle. On est en Angleterre... C'est un régal. » Le Point

MON AVIS :

Avec plus de 800.000 exemplaires vendus, on ne présente plus Agatha Raisin, l'héritière très spirituelle de Miss Marple version rock. En seulement quelques années, l’héroïne de M.C. Beaton a su imposer sa personnalité loufoque et irrésistible sur les rayons des librairies de l’Hexagone et les lecteurs en redemandent. Ils sont toujours plus nombreux et impatients de retrouver leur détective favorite dans des enquêtes toujours plus rocambolesques ! On peut désormais parler d'un véritable phénomène « Agatha Raisin ».

Pourtant, il faut bien avouer que les enquêtes d'Agatha sont parfois décevantes : comme dans Vacances tous risques, lorsque notre quinqua sans scrupule était en vacances à Chypre ou plus récemment, dans L’enfer de l’amour, lorsqu’on la retrouvait en pleine déconfiture sentimentale.

Et dans Chantage au presbytère malheureusement, c’est encore une Agatha larguée (une fois de plus) par James Lacey que l’on retrouve... Et inutile de compter sur l’auteure pour s’efforcer d’apporter un peu de relief et de vivacité à son récit : il en est cruellement dépourvu ! Le schéma narratif est rigoureusement le même que celui des tomes précédents ! Comme toujours depuis maintenant 13 tomes, Agatha va de nouveau être impliquée dans une sombre affaire de meurtres et se retrouver en mauvaise posture… Bref, rien de nouveau mais surtout, rien de bien passionnant pour retenir l’intérêt du lecteur ! C'est dommage ! On aurait aimé que M. C. Beaton innove un peu !

Une chose est sûre, cette nouvelle enquête d’Agatha ne restera pas bien longtemps dans ma mémoire. À moins que l’auteure ne se décide à injecter un peu de nouveauté pour titiller ma curiosité, je pense sérieusement à abandonner cette série en totale perte de vitesse !

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03 mai 2019

Catherine BARDON : Les déracinés

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Catherine BARDON, Les déracinés.
624 pages.
Editions Les Escales (3 mai 2018).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Vienne, 1932. Au milieu du joyeux tumulte des cafés, Wilhelm, journaliste, rencontre Almah, libre et radieuse. Mais la montée de l'antisémitisme vient assombrir leur idylle. Au bout de quelques années, ils n'auront plus le choix ; les voilà condamnés à l'exil. Commence alors une longue errance de pays en pays, d'illusions en désillusions. Jusqu'à ce qu'on leur fasse une proposition inattendue : fonder une colonie en République dominicaine. En effet, le dictateur local a offert cent mille visas à des Juifs venus du Reich.

Là, au milieu de la jungle brûlante, tout est à construire : leur ville, leur vie.

Fondée sur des faits réels, cette fresque au souffle admirable révèle un pan méconnu de notre histoire. Elle dépeint le sort des êtres pris dans les turbulences du temps, la perte des rêves de jeunesse, la douleur de l'exil et la quête des racines.

« Incontournable. Un grand roman, absolument extraordinaire. » - Gérard Collard - Le Magazine de la santé

« Avec des personnages attachants, un univers dépaysant et une forte tension romanesque, Catherine Bardon signe une saga passionnante qui ravive un pan peu connu de l'Histoire. » - Version Femina

« Fresque historique haletante. » - Lire

« Un récit dense et captivant. » - Le Huffington Post

Grand Prix du 1er roman 2019 - Ville de Mennecy

Premier prix littéraire du salon du livre et du premier roman – Draveil

MON AVIS :

Catherine Bardon est une amoureuse de la République dominicaine. Elle a écrit des guides de voyage et un livre de photographies sur ce pays, où elle a passé de nombreuses années. Elle vit à Paris et signe avec Les Déracinés un premier roman qu’elle a porté en elle pendant vingt-cinq ans et qu’elle a finalement réussi à écrire après toute cette période de maturation. Il s’agit d’une formidable histoire d’amour et d’exil, fondée sur des faits réels.

Alors que Catherine Bardon terminait son enquête pour la rédaction d’un guide touristique français sur la République Dominicaine, un vieil homme l’a abordée et invitée dans sa maison de Sosúa. Complètement fascinée par son récit, l’auteure est restée suspendues à ses lèvres des heures durant, tandis que ce vieil homme lui racontait son incroyable histoire… Les déracinés est né de cette rencontre. Bien plus qu’une saga romanesque ou une aventure exaltante, c’est un hommage vibrant à des pionniers, des hommes et des femmes courageux, victimes de persécutions et forcés à l’exil à cause de la violence de la guerre et de l’antisémitisme délirant du Troisième Reich.

Dépaysante, envoûtante et addictive, cette magnifique et bouleversante fresque historique ravive un pan méconnu de la Seconde Guerre mondiale, explore la douloureuse question de l’exil et de la quête des racines. Entrelaçant la petite et la grande histoire, Catherine Bardon dépeint avec beaucoup d’émotion et de justesse le sort d’individus pris dans la tourmente d’une époque complètement sourde et aveugle aux drames personnels.

« Au bout de l’exil, il y a le risque de l’oubli qui s’installe de la soumission à la loi du nombre, de l’assimilation et finalement de la perte de soi. »

C’est pour que demeure de ces pionniers bâtisseurs autre chose que quelques photographies jaunies que Catherine Bardon a raconté cette extraordinaire épopée tropicale. Un premier roman poignant, à lire absolument !

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29 avril 2019

Matthew CROW : Le dernier voyage de Monsieur Baxter

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Matthew Crow, Le dernier voyage de Monsieur Baxter.
320 pages.
Editions Milady (20 février 2019).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

« La vie fait parfois de toi quelqu’un qu’il t’arrive de ne plus reconnaître. Quelqu’un de radicalement différent de la personne que tu t’attendais à devenir. Je pense que d’une certaine façon, j’ai de la chance. Je peux montrer sur une carte l’endroit exacte où le cours de ma vie a changé à jamais. J’aimerais y retourner. Voir où j’ai commencé, avant de finir, je crois. »

M. Baxter a quatre-vingt-quatorze ans lorsqu’une chute dans son escalier le condamne à la maison de retraite. Cet homme qui a vécu mille vies s’accommode mal de la routine de Melrose Gardens. Ses vieux jours, il veut en profiter à tout prix, et troquer la télévision, le thé, et les antidouleurs contre du bon vin, de la bonne musique et des divertissements dignes de ce nom.

Accompagné d’un jeune infirmier qui traverse une période sombre, Baxter se lance dans une folle équipée pour rendre hommage à son amour perdu. À mesure que le vieillard lui raconte ses souvenirs, son compagnon de route comprend que la vie n’est pas destinée à être subie ; que le monde est vaste et magnifique ; que la gentillesse est une force. Et que la meilleure façon d’honorer les morts est de vivre pleinement.

« La plus belle histoire d'amour que j'aie lu depuis bien longtemps.» Phyllida Shrimpton

« Un roman excellent, d'une drôlerie irrésistible, avec des personnages profondément attachants au coeur gros comme une cathédrale.» Miles Jupp

MON AVIS :

Matthew Crow est né en 187 à Newcastle. Écrivain depuis toujours, il a publié son premier roman à dix-huit ans.

Le dernier voyage de Monsieur Baxter est un roman feel-good émouvant, porté par des personnages irrésistibles, à l’humour féroce et à la vulnérabilité désarmante.

Mêlant habilement amour, introspection et (re)découverte de soi, cette belle aventure humaine qui célèbre les amitiés improbables est un formidable condensé d’optimisme dans lequel l’espoir l’emporte sur les aléas de la vie. On en sort le sourire aux lèvres et des étoiles plein les yeux !

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25 avril 2019

Jean TEULÉ : Fleur de Tonnerre

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Jean TEULÉ, Fleur de Tonnerre.
264 pages.
Editions Pocket (6 mars 2014).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

C'était au temps ou l'esprit des Lumières et le catéchisme n'avaient pas soumis l'imaginaire populaire aux lois de la raison et du Dieu unique. Partout en Bretagne, dans les forêts et les landes, sur les dunes fouettées par les vents fous de l'Atlantique, couraient les légendes les plus extravagantes. Le soir, au creux des fermes, on évoquait inlassablement les manigances des êtres surnaturels qu'on savait responsables de la misère et des maux qui frappaient sans relâche. De tous, l'Ankou, l'ouvrier de la mort, était le plus craint, et c'est cette terrible image qui frappa avec une violence inouïe l'esprit de la petite Hélène Jégado. Blottie contre le granit glacé des gigantesques menhirs, l'enfant minuscule se persuada qu'elle était l'incarnation de l'Ankou. Elle devait donc tuer tous ceux qui se trouveraient sur sa route et remplit sa mission avec une détermination et un sang-froid qui glacent le sang. Après avoir empoisonné sa propre mère qui l'avait surnommée « Fleur de tonnerre », elle sillonna la Bretagne, éliminant sans la moindre hésitation tous ceux qui accueillaient avec bonheur cette cuisinière si parfaite. Elle tuait tout le monde, hommes, femmes, enfants, vieillards et nourrissons. Elle empoisonnait dans les maisons, dans les presbytères, dans les couvents, dans les bordels. Et elle était si bonne, si compatissante aux chevets des mourants, que personne ne pouvait soupçonner un seul instant son monstrueux dessein. Au contraire, on plaignait cette personne si dévouée que la malchance conduisait toujours dans des familles victimes de la guigne. À laisser trop de traces, elle finit par se faire prendre, le jour où elle s'attaqua à un ancien juge, expert en affaires criminelles. Hélène Jégado reste la plus grande « serial killer » de France et, sans doute, du monde entier.

MON AVIS :

Jean Teulé, qui nous a habitué à de succulents récits en partie historiques, qu’il agrémente de son style inimitable et de son humour décalé, porte cette fois à la connaissance du grand public l’histoire d’une des plus grandes meurtrières de l’Histoire de France : celle d’Hélène Jégado, surnommée Fleur de tonnerre.

Froide, folle, parfois attachante, celle que l’on a aussi surnommé la « Brinvilliers bretonne » reprend vie sous la plume pétaradante de l’auteur qui nous fait découvrir un fait divers passé totalement inaperçu face aux évènements de l’époque (lorsque le procès d’Hélène Jégado s’ouvre le 6 décembre 1851, le coup d’Etat de Louis Napoléon Bonaparte – Napoléon III donc- qui a eu lieu quelques jours plus tôt – le 2 -, empêche les journalistes parisiens de se rendre au prétoire, puisque Rennes, à l’époque, n’est pas encore accessible par les chemins de fer).

Que vous dire de plus sinon que ce roman qui a fait l’objet d’une adaptation cinématographique en 2016 ? Pour bien comprendre le roman de Jean Teulé et l’apprécier, il faut comprendre qu’à l’époque, la Bretagne est à genoux, accablée par le régime en place et par le clergé omnipotent. C’est une région qui se meurt dans un marasme économique qui n’en finit pas. Au milieu de cela, une fillette en souffrance pousse, tant bien que mal. Cette gamine, c’est « Fleur de Tonnerre », une enfant isolée, malmenée par la vie et bercée par de trop féroces légendes ancestrales, les superstitions et les peurs de parents non éduqués.

« Je suis devenue l’Ankou pour surmonter mes angoisses. […] Les nuits, j’allais me charger de la force nécessaire en m’adossant contre un menhir de la lande des Caqueux. Je ressentais profondément en moi son irradiante énergie fantastique. J’en ai encore les vertèbres qui brûlent. »

Hélène Jégado sèmera la mort, peut-être juste pour être regardée et aimée… Outre le fait que l’écriture et le style de Jean Teulé peuvent surprendre, choquer ou même rebuter (selon la sensibilité littéraire de chaque lecteur), il n’en demeure pas moins que Fleur de Tonnerre est un roman qui mérite d’être lu pour la psychologie et le côté insaisissable de son personnage principal.

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23 avril 2019

Virginie GRIMALDI : Chère Mamie

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Virginie GRIMALDI, Chère Mamie.
240 pages.
Editions Le Livre de Poche (31 octobre 2018).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Chère mamie,

J’espère que tu vas bien, et surtout que tu es assise. Il y a plus d’un an, j’ai commencé à t’écrire des petites cartes sur les réseaux sociaux. Des chroniques du quotidien décalées, rédigées en gloussant. Je ne m’attendais pas à ce que mes aventures deviennent un vrai rendez-vous… Alors une idée a germé : et si ces rires partagés devenaient utiles ? J’ai immédiatement pensé à l’association CéKeDuBonheur, dont j’aime la philosophie et l’engagement. Dans ce livre, tu trouveras plein d’inédits. Des photos pour illustrer. Des grands bonheurs, des petits malheurs, de la vie. Tu m’as donné l’amour des mots, j’ai hâte que tu découvres ceux qui te sont destinés.

Gros bisous à toi et à papy, Ginie.

L’association CéKeDuBonheur aide les services pédiatriques à améliorer les conditions de vie des enfants séjournant à l’hôpital à travers de multiples actions. www.cekedubonheur.fr

MON AVIS :

Chère Virginie,

Hier soir, il faisait chaud dans ma chambre et je n’arrivais pas à dormir. Je n’avais pas non plus très envie de me mettre à compter des moutons alors sur un coup de tête, j’ai décidé de sortir Chère Mamie de ma pile à lire. Comme j’ai bien fait ! Tu ne peux pas savoir à quel point tes petites cartes postales décalées m’ont fait rire ! Une vraie bouffée d’oxygène ! Seulement voilà, alors que je m’étais promis de ne tourner que quelques pages, j’ai lu jusqu’à près de minuit ! Ce matin, j’ai dû mettre beaucoup, beaucoup d’anticerne mais ce n’est pas grave, parce que je me suis vraiment régalée des petites chroniques du quotidien que tu as rédigées ! Qu’elles soient drôles, tendres, émouvantes ou carrément décalées (coucou Serena, Cynthia et Sophie !), je les ai toutes aimées ! Je me suis même reconnue dans certaines anecdotes (coucou l’araignée !)

Et puis, vraiment, c’est une bonne idée de reverser les bénéfices de ce recueil à l’association CéKeDuBonheur ! On a tellement besoin de sourires quand on est malade et hospitalisé !

J’espère que tu continueras encore longtemps à nous régaler des grands bonheurs et des petits malheurs de ta drôle de vie !

Je t’embrasse, Ingrid

Posté par ingridfasquelle à 16:12 - - Commentaires [1] - Permalien [#]