Cecelia Ahern, Merci pour les Souvenirs
Cecelia AHERN, Merci pour les Souvenirs.
412 pages.
Editeur : Flammarion (3 novembre 2010).
ISBN-10: 2081237466
ISBN-13: 978-2081237469
Lu : 05/2012.
QUATRIEME DE COUVERTURE :
Après un accident qui a bouleversé sa vie et détruit son mariage, Joyce Conway ne doit la vie qu'à une transfusion sanguine. Mais des phénomènes étranges commencent à se produire. Elle se souvient de choses qu'elle n'a pas vécues. Elle peut parler des heures durant des rues pavées et sinueuses de Paris, ville qu'elle n'a jamais visitée, ou disserter sur l'architecture baroque. Et, toutes les nuits, elle rêve d'une petite fille aux cheveux blonds. Dès lors, Joyce n'aura plus qu'un but : découvrir à tout prix qui lui a donné son sang, dans l'espoir de comprendre ce qui lui arrive. Et retrouver le charmant Américain dont elle a fait la connaissance le jour de sa sortie de l'hôpital.
MON AVIS :
Si j'ai bien tout compris, Cecelia Ahern, ce serait un peu comme un Guillaume Musso ou un Marc Levy en version blonde. Petit prodige irlandais de la littérature moderne, elle caracole en tête des ventes depuis son premier roman, P.S. I Love You, publié en 2004, alors qu'elle n'avait que 21 ans ! Forcément, j'ai voulu en savoir plus ! La quatrième de couverture de son sixième roman m'a intriguée et je l'ai lu (ou plutôt dévoré) en deux jours seulement. Ne vous y trompez pas, je ne suis pas en train de vous dire qu'on tient la perle rare, ni que j'ai été bluffée par l'intrigue qui se résume à une romance fantastique dégoulinante de bons sentiments, non ! Ce roman est somme toute assez prévisible. Mais l'écriture de l'auteure est tellement divertissante et visuelle que, bon public, je me suis laissée prendre au jeu du chassé-croisé amoureux de Joyce et Justin ! Bien sûr, il a fallu que j'accepte au préalable le côté fantastique de l'histoire, que j'accepte certains passages un peu larmoyants et que je me retienne de secouer des personnages parfois un peu long à la détente... On nage certes en pleine guimauve mais finalement l’humanité et la justesse des caractères, les situations sont tellement biens écrites (ou décrites) qu'on se laisse emporter malgré tout... Un beau message d'espoir et une habile façon d'encourager au don du sang. C'est finalement plus intelligent et plus profond que ce que l'on croit.
Patricia Wentworth, Les huit Emeraudes
Patricia WENTWORTH, Les huit Emeraudes.
357 pages.
Editions : 10 X 18 (1 septembre 2011).
ISBN-10: 2264055332
ISBN-13: 978-2264055330
Lu : 05/2012.
QUATRIEME DE COUVERTURE :
Se réveiller au lendemain d’un naufrage pour apprendre que l’on est amnésique avec un passé de voleur et d’assassin, marié de surcroît à une femme terrifiante. Voilà la terrible histoire de Jim Riddell. Mais est-il vraiment Mr Riddell ? Une chose est sûre : des émeraudes ont disparu, leur propriétaire est entre la vie et la mort et Jim doit retrouver la mémoire au plus vite !
Entre quiproquo et intrigue diabolique : un mystère mené de main de maître.
MON AVIS :
Gentille alternative aux diaboliques enquêtes d'Agatha Christie, j'ai trouvé dans ce roman de Patricia Wentworth tous les ingrédients nécessaires pour un bon polar sans violence ni agressivité inutiles. Certes, il y a de grosses ficelles et on peut reprocher que l'intrigue soit parfois cousue de fil blanc mais qu'importe ! Le suspense est réel et les personnages, principaux comme secondaires, sont tous aussi attachants et charmants les uns que les autres. Bien sûr, ce n'est pas le polar de l'année, les amateurs de sensations fortes passeront leur chemin et préféreront la poursuite du diamant vert à travers une jungle colombienne inhospitalière mais pour ma part, j'ai adoré le charme désuet de la campagne anglaise ! Un véritable délire british comme je les aime, à déguster avec une bonne tasse de thé !
Charlotte Link, L'Enfant de Personne
Charlotte LINK, L'Enfant de Personne.
691 pages.
Editions : France Loisirs (mars 2012).
Lu : 05/2012.
QUATRIEME DE COUVERTURE :
Un soir de juillet 2008, Amy Mills, étudiante dans une ville côtière du Yorkshire, est sauvagement assassinée, le crâne fracassé contre un mur. Quelques mois plus tard, non loin de là, on retrouve dans un ravin le corps d'une septuagénaire, Fiona Barnes, dont la tête a été écrasée à coups de pierre. Le mode opératoire similaire laisse penser que les deux affaires sont liées. Si l'enquête piétine, des zones d'ombre dans le passé de la vieille dame ne tardent pas à apparaître. Placée dans une ferme du Yorkshire pendant les bombardements de Londres en 1940, Fiona, alors âgée de onze ans, s'était liée d'amitié avec Chad, l'un des fils de sa famille d'accueil. Par jeu, tous deux avaient pris en grippe un orphelin handicapé mental lui aussi logé à la ferme, et à le maltraiter. « Nobody », comme l'avaient surnommé cruellement à l'époque les deux enfants tortionnaires, a-t-il, des années plus tard, cherché à se venger ?
MON AVIS :
Si comme moi, vous aimez les secrets de famille, les thrillers ou suspenses psychologiques et l'ambiance des romans d'Agatha Christie, sans nul doute, vous apprécierez ce roman de Charlotte Link ! J'ai lu beaucoup d'avis positifs, voire très positifs, sur ce roman de Charlotte Link et pour cause, l'intrigue policière est habilement conçue ! L'auteure, qui n'a décidément rien à envier à ses consoeurs britanniques, nous plonge au coeurs des secrets et non-dits de la Seconde Guerre mondiale grâce à des analepses passionnantes. Ses personnages sont attachants (comme le petit Brian Somerville pour lequel il est impossible de ne pas ressentir d'empathie). Peu importe qu'ils soient plein de contradictions, de défauts ou psychologiquement fragiles, c'est précisément ce qui les rend humains et crédibles. Ce qui fait leur force et leur intérêt. Oui, Charlotte Link a particulièrement soigné ses personnages et son talent de conteuse est incontestable lorsqu'il s'agit de révéler l'histoire de "Nobody" au moyen de cette correspondance secrète entre Fiona et Chad. Aussi cruelle soit-elle, cette histoire happe le lecteur et le tient en haleine sur près de 700 pages. Mensonges, apparences trompeuses et faux-semblants, le lecteur n'est pas au bout de ses surprises mais cela ne suffit pas pour autant à faire de ce roman un chef d'oeuvre du suspense psychologique ! Le dénouement, un peu facile et rapide à mon goût, à moins qu'il ne soit plutôt bâclé, n'est pas à la hauteur de ce qu'on aurait été en droit d'espérer ! L'auteur cède à la facilité et c'est bien dommage, surtout après une intrigue de cette qualité !
Alice Sebold, La Nostalgie de l'Ange
Alice SEBOLD, La Nostalgie de l'Ange.
352 pages.
Editions : J'ai lu (16 mars 2005)
ISBN-10: 2290340685
ISBN-13: 978-2290340684
Lu : 04/2012.
QUATRIEME DE COUVERTURE :
L'histoire commence après le viol et le meurtre de Susie, 14 ans. Depuis le paradis, elle observe tendrement ceux qu'elle a laissés, sa famille, le policier chargé de l'enquête, son meurtrier. Son regard plein d'émotions dépasse l'horreur et la douleur, pour inspirer le pardon, la renaissance et la vie. Premier roman.
MON AVIS :
Difficile de commenter ce roman tant il est dérangeant et fascinant à la fois ! Il fait partie de ces romans bouleversants dont on ne sort pas indemne : qui pourrait aimer ce roman, aimer l'histoire de Susie, 14 ans, violée, assassinée, dont on ne retrouvera jamais le corps ?!... Commence alors un long travail de deuil, que chacun des membres de la famille de Susie vivra à sa façon. L'incompréhension, le déni, puis la douleur, la colère, la fuite même... Il y a tant d'émotions à surmonter pour renaître à la vie, pour réapprendre à vivre sans Susie ! J'aurais pu, à de nombreuses reprises (comme à la lecture de ces passages trop violents ou trop ésotériques à mon goût) choisir d'abandonner mais j'ai finalement dépassé l'horreur et la douleur pour aller jusqu'au bout de ma lecture. J'en ai parfois éprouvé une extrême lassitude mais je ne veux retenir que la beauté de cette intrigue qui s'illumine au fil des pages et ne conserver que le magnifique et apaisant message d'espoir que nous envoie l'auteure. Car oui, La Nostalgie de l'Ange est bien un roman d’amour. Déchirant, émouvant, surprenant, c'est un livre plein de grâce, d’une subtilité envoûtante. Un roman fantastique insolite et poignant. Une des plus étranges expériences de lecture que j'ai faites jusqu'ici...
Claire Keegan, Les Trois Lumières
Claire KEEGAN, Les Trois Lumières.
112 pages.
Edition : France Loisirs (2012).
ISBN : 978-2-298-04969-5
Lu : 04/2012.
QUATRIEME DE COUVERTURE :
Dans la chaleur de l’été, un père conduit sa fille dans une ferme du Wexford, au fond de l’Irlande rurale. Bien qu’elle ait pour tout bagage les vêtements qu’elle porte, son séjour chez les Kinsella,des amis de ses parents, semble devoir durer. Sa mère est à nouveau enceinte, et il s’agit de la soulager jusqu’à l’arrivée du nouvel enfant. Au fil des jours, puis des mois, la jeune narratrice apprivoise cet endroit singulier, où la végétation est étonnamment luxuriante, les bêtes grasses et les sources jaillissantes. Livrée à elle-même au milieu d’adultes qui ne la traitent pas comme une enfant, elle apprend à connaître, au gré des veillées, des parties de cartes et des travaux quotidiens, ce couple de fermiers taciturnes qui pourtant l’entourent de leur bienveillance. Pour elle qui n’a connu que l’indifférence de ses parents dans une fratrie nombreuse, la vie prend une nouvelle dimension. Elle apprend à jouir du temps et de l’espace, et s’épanouit dans l’affection de cette nouvelle famille qui semble ne pas avoir de secrets. Certains détails malgré tout l’intriguent : les habits dont elle se voit affublée, la réaction de Mr Kinsella quand il les découvre sur elle, l’attitude de Mrs Kinsella lors de leurs rares sorties à la ville voisine…
MON AVIS :
Une courte critique pour un court roman. Il ne faut pas y voir de désintérêt de ma part mais de ce roman lumineux (ou de cette nouvelle, à moins qu'il ne s'agisse finalement d'un conte...) moins on en dit, mieux c'est ! Car ici, Claire Keegan laisse le lecteur libre de ressentir le foisonnement des émotions et des sentiments que son histoire suscite, celle toute simple d'une petite fille en manque d'amour et d'attention, recueillie le temps d'un été par un coupe de fermiers taiseux et taciturnes.
Parenthèse enchantée dans un quotidien fait d'indifférence, l'auteure décrit avec beaucoup de pudeur et de délicatesse, la vie et l'épanouissement de la fillette à mesure que celle-ci découvre la bienveillance et l'amour sincère de ses hôtes. Claire Keegan suggère, par petites touches subtiles, comment, au rythme de la nature et des travaux de la ferme, un lien fort et tendre naîtra de ces trois personnages fragiles et attachants.
Un petit bijou de littérature, délicatement ciselé, qui me réconcilie avec le genre de la nouvelle et que j'aurais aimé voir scintiller un peu plus longtemps...
Lisa Scottoline, Intime Ressemblance
Lisa SCOTTOLINE, Intime Ressemblance.
547 pages.
Editeur : Editions du Toucan (14 avril 2010).
ISBN-10: 2810003548
ISBN-13: 978-2810003549
Lu : 04/2012.
QUATRIEME DE COUVERTURE :
Un soir, la journaliste Ellen Gleason trouve en rentrant chez elle un avis de recherche dans la boîte aux lettres. Un de ces dépliants comme la police de Philadelphie en diffuse chaque jour des dizaines. Sauf qu'en regardant de plus près la photo de celui-ci, son coeur s'arrêta soudain de battre : c'est la photo de son petit garçon Will qu'elle a adopté il y a deux ans ! Dès lors, impossible de rester sans rien faire. Son instinct de journaliste et son coeur de mère la poussent à enquête pour savoir qui est vraiment son fils. Mais, à trop vouloir découvrir ce qui était caché, elle devient gênante pour certains, pour ces hommes, de l'ombre qui ne reculent devant rien...
MON AVIS :
J'avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire de Lisa Scottoline. Son intrigue, qui se déploie avec beaucoup de lenteur dans les premiers chapitres, révèle heureusement des complexités inattendues au fil des pages. Happée par cette troublante histoire d'adoption, j'ai eu mon content d'émotions avec ce polar à la sensibilité toute féminine ! Le drame maternel qui vit Ellen, la relation forte qu'elle entretient avec le petit Will et le dilemme moral auquel elle est confrontée ont fait palpiter mon coeur de maman ! Je me suis sentie en totale empathie avec cette mère aux abois, prête à tout pour protéger et conserver son fils adoptif.
On peut reprocher à Lisa Scottoline d'avoir écrit une intrigue un peu trop linéaire, dans un style basique (pas d'effets inutiles, l'auteur mise sur une écriture incisive qui va à l'essentiel), elle est largement compensée par un suspense constant, qui donne un tour captivant et oppressant à l'ensemble. Le lecteur, comme l'héroïne du roman, se retrouve embarqué presque malgré lui, dans une mécanique infernale. Le rythme effréné et les rebondissements permanents donnent vraiment envie d'en savoir plus. Même s'il n'y a pas de véritable surprise, si on sent venir de loin le "happy end", l'intérêt ne faiblit pas à la lecture de ce pavé de plus de 500 pages.
Un bon roman à suspense qui traite efficacement de l'adoption, de ses méandres, mais aussi de l'épineuse question du droit parental.
Donna Milner, Le Temps du Pardon
Donna MILNER, Le Temps du Pardon.
410 pages.
Editeur : Pocket (19 avril 2012).
ISBN-10: 2266215248
ISBN-13: 978-2266215244
Lu : 04/2012.
QUATRIEME DE COUVERTURE :
Juillet 1966. Natalie Ward a quinze ans. Elle a grandi dans une ferme au coeur des montagnes de la Colombie-Britannique, à quelques kilomètres de la frontière avec les États-Unis. Son univers se limite à sa famille aimante et unie, qui, Natalie en est convaincue, fait l’admiration et l’envie des habitants d’Atwood, la ville voisine. En pleine guerre du Vietnam, l’arrivée d’un conscrit réfractaire, un Américain à la voix douce surnommé River, va mettre à l’épreuve la moralité et les certitudes des Ward ainsi que de leur entourage… Octobre 2003. Natalie se rend au chevet de sa mère atteinte d’un cancer incurable. Ce retour sur les lieux de sa jeunesse fait resurgir les souvenirs qu’elle a passé sa vie d’adulte à fuir. Elle sait qu’elle va enfin devoir affronter la vérité; les secrets de famille sont sur le point d’être exposés au grand jour.
MON AVIS :
La quatrième de couverture dit tout ce qu'il faut savoir de ce roman, le premier de Donna Milner. En dévoiler davantage ne ferait qu'éventer les secrets bien gardés de cette famille si aimante et unie... Dès les premières pages, on comprend bien que l'arrivée de ce jeune conscrit américan, réfractaire à la guerre du Viêtnam, sera l'élément perturbateur en bouleversant la vie et les habitudes bien huilées des Ward. Ce jeune River, beau comme un dieu qui prêche la paix, l'amour, la tolérance et qui semble si parfait, n'apportera que trahisons et rancoeurs à cette famille de paysans honnêtes et droits. Bientôt, rien ne sera plus jamais pareil...
Autant vous dire que j'ai apprécié ma lecture ! La beauté sauvage des montagnes de la Colombie Britannique, cette ambiance bucolique qui fait place à une tension digne des meilleurs thrillers et ces personnages, simples et si attachants... Il y a là les éléments indispensables d'un très bon roman, que Donna Milner a parfaitement su exploiter. Misant sur le suspense, elle construit son roman comme un thriller et crée une ambiance lourde de mystères et de secrets que le lecteur essaie à tout prix de percer. Jusqu'aux dernières pages, on va de surprises en surprises. Les révélations sont tellement édifiantes et la vérité si horrible qu'on comprend qu'il y a des déchirures qui mettent toute une vie à cicatriser... Un roman magnifique et émouvant à côté duquel il ne faut pas passer !
Sebastian Fitzek, Tu ne te souviendras pas
Sebastian FITZEK, Tu ne te souviendras pas.
408 pages.
Editeur : Le Livre de Poche (1 mars 2012)
ISBN-10: 2253166413
ISBN-13: 978-2253166412
Lu : 04/2012.
QUATRIEME DE COUVERTURE :
Célèbre avocat berlinois, Robert Stern a rendez-vous avec l'une de ses anciennes maîtresses dans une friche industrielle désaffectée. Elle vient accompagnée de Simon, 10 ans, qui s'accuse de sept meurtres… perpétrés quinze ans plus tôt ! Inconcevable. Et pourtant, sur les indications du garçon, Stern découvre un premier cadavre, celui d'un homme que Simon prétend avoir assassiné à coups de hache. Tout aussi incroyable, ce DVD que Stern reçoit le lendemain, une vidéo récente montrant, en pleine santé, son fils qu'il croyait mort. Hallucination ? Manipulation ? Délire paranoïaque ? Toutes les certitudes de Stern volent en éclats. Et cette voix qui lui demande : croyez-vous à la réincarnation ?
MON AVIS :
Some times you win, some times you lose ! C'est le jeu... Surtout avec les romans policiers et les thrillers ai-je envie d'ajouter ! Cette histoire de réincarnation avait tout pour me plaire, je suis souvent attirée par ce genre de thème même si je sais d'expérience que la déception est souvent au rendez-vous... Malheureusement, c'est ce qui s'est passé avec le roman de Fitzek que j'étais pourtant impatiente de découvrir ! Les critiques de ses précédents romans, Thérapie et Ne les crois pas, étaient dithyrambiques. Aussi, j'ai cru bien faire en choisissant le nouvel opus tout fraîchement sorti en Poche pour faire la connaissance de cet auteur allemand que certains fans comparent déjà à Harlan Coben.
Ce n'est pas que je sois restée insensible à cette intrigue originale, dans laquelle il est question de métempsycose et de renaissance, non ! Au contraire, j'ai même plutôt passé un bon moment de lecture. J'aurais simplement trouvé plus intelligent que l'auteur choisisse d'exploiter l'aspect psychologique plutôt que de tout miser sur des scènes d'action ! A trop vouloir utiliser les grosses ficelles du genre, les coups d'éclats et les coups de théâtre, Fitzek ne réussit qu'à desservir son intrigue et agacer son lecteur ! Quitte à être manipulée, j'aurais préféré à tout prendre que l'auteur bascule franchement dans le fantastique ! Cette "liberté" aurait au moins eu le mérite de bouleverser les codes d'un roman un peu trop convenu ! Sans compter qu'une telle fantaisie, dans un thriller qui se réclame du genre psychologique, aurait également permis de délivrer un final bien plus époustouflant que celui servi par l'auteur... En bref, là où j'espérais que l'imagination débordante de Fitzek me surprenne, je n'ai trouvé qu'un jeu du chat et de la souris classique, de banales courses poursuites et des rebondissements bien trop nombreux pour être crédibles... Le roman dans son ensemble manque d'envergure, c'est dommage !
Marc Levy, Si c'était à refaire
Marc LEVY, Si c'était à refaire (29 mars 2012).
421 pages.
Editeur : Robert Laffont.
ISBN-10: 2221116801.
ISBN-13: 978-2221116807.
Lu : 04/2012.
Andrew Stilman, grand reporter au New York Times, vient de se marier. Le 9 juillet 2012 au matin, il court le long de l’Hudson River quand il est soudainement agressé. Une douleur fulgurante lui transperce le dos, il s’effondre dans une mare de sang. Andrew reprend connaissance le 9 mai 2012… Deux mois plus tôt, deux mois avant son mariage. À compter de cette minute, il a soixante jours pour découvrir son assassin, soixante jours pour déjouer le destin. De New York à Buenos Aires, il est précipité dans un engrenage vertigineux. Une course contre la montre, entre suspense et passion, jusqu’au dénouement… à couper le souffle.
MON AVIS :
"Pas de la grande littérature", me suis-je dit après avoir lu les premiers chapitres de ce roman de Marc Levy (mon premier Levy d'ailleurs)... Et pourtant, je me suis très vite sentie happée par l'histoire d'Andrew, la petite touche de fantastique ayant parfaitement fonctionné ! Je me suis laissé prendre au jeu sans me poser de questions tant j'étais curieuse de savoir qui donc avait bien pu attenter à la vie d'Andrew ! Je reconnais que l'idée de cette "deuxième chance" que la vie accorde à Andrew, lui, un homme tout à fait ordinaire, pour retrouver son agresseur, m'a séduite, de même que les personnages, plein d'humour et attachants malgré leurs gros défauts et petits travers ! L'enquête personnelle d'Andrew, véritable course contre la montre, m'a donc évidemment tenue en haleine. Le rythme est haletant, les rebondissements nombreux et l'engrenage vertigineux qui précipite le lecteur de New-York à Buenos Aires est tout à fait captivants mais c'est de loin l'enquête professionnelle qu'Andrew mène en Argentine et qui révèle les atrocités survenues à l'époque de la junte militaire que j'ai préférée. Des passages certes difficiles à lire mais qui en disent malheureusement long sur la barbarie humaine...
Si j'ai aimé l'intrigue, le rythme et la construction du roman sur lesquels je ne trouve rien à redire, je regrette en revanche l'écriture un peu trop facile de l'auteur et la fin un peu abrupte de son roman. Cependant, j'ai ouï dire que Marc Levy lui envisageait une suite, ce qui probablement explique qu'il se soit laissé la possibilité de démarrer de nouvelles aventures pour Andrew Stilman ! Une suite que je lirai en espérant être tout aussi surprise !
Isabel Allende, L'Île sous la Mer
Isabel ALLENDE, L'Île sous la Mer.
528 pages.
Editeur : Grasset (11 mai 2011).
ISBN-10 : 2246773210
ISBN-13 : 978-2246773214
Lu : 04/2012.
QUATRIEME DE COUVERTURE :
1770, Saint-Domingue. Zarité Sedella, dite Tété, a neuf ans lorsqu'elle est vendue comme esclave à Toulouse Valmorain, jeune français tout juste débarqué pour prendre la succession de son père, propriétaire terrien mort de syphilis. Zarité va découvrir la plantation, avec ses champs de canne à sucre et les esclaves courbés sous le soleil de plomb, la violence des maîtres, le refuge du vaudou. Et le désir de liberté. Car entre soldats, courtisanes mulâtres, pirates et maîtres blancs, souffle le vent de la révolte. Lorsque Valmorain, réchappé de l'insurrection grâce au courage et à la détermination de son esclave, parvient à embarquer pour La Nouvelle-Orléans, Tété doit le suivre. Mais la lutte pour la dignité et l'émancipation ne peut être arrêtée... Aventure, exotisme, magie, L'île sous la mer est un magnifique portrait de femme, une histoire d'amour et fresque historique, qui entraîne le lecteur de Saint-Domingue à la Louisiane, des plantations de canne à sucre aux maisons de jeux de la Nouvelle-Orléans, des demeures de maîtres aux bordels de mulâtresses. Une magnifique ode à la liberté, un hommage à la première révolution des esclaves de l'histoire.
MON AVIS :
Grande fresque historique et romanesque sur la liberté et l’amour, magnifique portrait de femme, il faut être friand de ce genre de romans d’aventure multi-générationnel pour se lancer dans une lecture aussi dense ! Mais l’ambiance des plantations, de la vie sur les îles au XVIIIème siècle est décrite avec tellement de talent et avec un souffle épique si irrésistible que l'on ne peut que tomber sous le charme de ce roman qui retrace avec une multitude de détails passionnants l'avènement de la première République noire d'Haïti.
L'Île sous la Mer séduit. Sur fond de croyances vaudoues, Isabel Allende ensorcelle ses lecteurs en racontant une des périodes les plus troubles de l'Histoire de France : l'esclavage, l'horreur de la servilité, des viols et des humiliations. A travers la voix de Zarité, j'ai découvert un demi-siècle de cet effroyable asservissement : l'enfer de la plantation, avec ses champs de canne à sucre et ses esclaves, brûlés sous le soleil de satan, la violence des maîtres, le refuge du vaudou et le désir de liberté, cette déferlante que rien ni personne ne peut arrêter... De Saint-Domingue à la Louisiane, j'ai voyagé. J'ai assisté à cet implacable vent de révolte, à la lutte pour la dignité et l’émancipation des esclaves noirs. J'ai vibré au rythme des tambours sacrés et espéré un avenir plus clément pour Zarité et pour toutes ces femmes extraordinaires qui l'entourent: Tante Rose la guérisseuse, Violette la pétulante et sublime courtisane, tante Mathilde la cuisinière, ou encore Loula, la tenancière du bordel... Autant de personnages hauts en couleurs et attachants. Une lecture dense, forte et envoûtante. Un récit magnifique et captivant.










