HISTOIRE DU SOIR

23 août 2016

Eleanor H. PORTER : Pollyanna

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Eleanor H. PORTER, Pollyanna.
256 pages.
Editions Zethel (8 avril 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Quand le père de la jeune Pollyanna Whittier décède, la petite fille est envoyée vivre chez sa tante Polly à Beldingsville, dans le Vermont. Mais autant Pollyanna est lumineuse et passionnée, autant sa tante hurle dès qu'une porte claque ou qu'une fenêtre reste ouverte. Cependant Pollyanna a été élevée en apprenant à voir toujours le bon côté des choses, grâce au jeu du bonheur. Peu importe que la situation soit dramatique, il est toujours possible de trouver matière à être heureux. Un dîner composé de pain et de lait dans la cuisine est accueilli avec ravissement. Une chambre spartiate sous les combles ? La vue depuis la fenêtre est splendide, bien mieux que n'importe quelle décoration. Et alors que Pollyanna commence à connaître les habitants du village, sa gaieté et sa joie de vivre se répandent : un par un, les voisins, revêches, tombent sous son charme, comme Mme Snow, une éternelle insatisfaite, et M. Pendleton, qui vit comme un ermite. Mais un événement tragique va bouleverser la vie de Pollyanna. Arrivera-t-elle à dépasser cette nouvelle épreuve ?

MON AVIS :

Eleanor H Porter (1868-1920) est une romancière américaine. Elle a étudié au conservatoire de musique du New England. Son premier roman a été publié en 1907, mais c'est avec Pollyanna, en 1913, qu'elle a connu un succès international. L'histoire touchante de cette jeune fille a été adaptée par Walt Disney en 1960 mais n'avait encore jamais été publiée en France.

Ce grand classique de la littérature de jeunesse américaine, dans la lignée des Quatre filles du Dr March et de La petite princesse, est un délicieux petit conte moral. Il est si rafraîchissant et si charmant à lire qu'il amusera sans aucun doute les jeunes lecteurs (à partir de 10 ans) ainsi que tous ceux qui ont su garder leur âme d'enfant !

Pleine de bons sentiments, l'histoire de cette petite fille au cœur d'or est aussi touchante que comique ! Dans son désir à voir partout joies et sourires, Pollyanna a appris à ne voir que le bon côté des choses ! Naïve, pleine de la candeur et de cette innocence propre à l'enfance, elle pose sur le monde qui l'entoure un regard si optimiste et si touchant qu'il est impossible de ne pas tomber sous son charme ! Même les plus revêches et les éternels insatisfaits finiront par être gagnés par sa joie de vivre et sa gaieté !

En précurseur de la «pensée positive», l'auteure, qui avait déjà compris bien avant tout le monde que le bonheur est contagieux, délivre une formidable leçon de vie et de philosophie à la portée de n'importe quel lecteur ! Son roman est une véritable bouffé d'oxygène !

«Ce dont les hommes et les femmes ont besoin, c'est d'être encouragés. Leur tendance naturelle à la résistance doit être renforcée et non atténuée. Au lieu de se plaindre sans cesse des défauts d'un homme, soulignez ses qualités. Aidez-le à sortir de l'ornière des mauvaises habitudes. Louez ses bons côtés, ses capacités, son audace !... L'altruisme et l'optimisme sont contagieux et susceptibles de révolutionner une ville entière... Les gens irradient ce qu'ils ont dans le cœur et dans l'âme. Si un homme est gentil et prévenant, ses voisins le ressentiront très vite. S'il passe sont temps à se plaindre et à tout critiquer, ses voisins lui renverront ses mines renfrognées, et plus encore !... C'est quand on cherche le mal qu'il se présente. Si vous vous attendez à trouver le bien, vous l'obtiendrez.»

Grâce à Pollyanna, à son optimisme et sa bonne humeur à toute épreuve, vous apprendrez à vous réjouir et à apprécier ce que la vie vous donne ! Pollyanna est l'archétype même du roman feel-good. Tendre, positif et bienveillant, c'est un livre à mettre entre les mains des petits comme des grands !

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21 août 2016

Michaël URAS : Aux petits mots les grands remèdes

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Michaël URAS, Aux petits mots les grands remèdes.
384 pages.
Editions Préludes (1er septembre 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Alex, notre héros passionné par les livres, a choisi d’exercer le métier peu commun de bibliothérapeute. Sa mission : soigner les maux de ses patients en leur prescrivant des lectures. Yann, l’adolescent fragile qui s’est fermé au monde ; le cynique Robert, étouffé par son travail et qui ne sait plus comment parler à sa femme ; Anthony, la star de football refusant de s’avouer certaines de ses passions... Tous consultent Alex. Mais qui donnera des conseils au bibliothérapeute lui-même ?

La clé du bonheur se trouve-t-elle vraiment entre les lignes de ses livres chéris ?

En convoquant les auteurs qui ont compté, Michaël Uras propose, sous une plume vive et légère, une histoire revigorante et inspirante, pleine d’humour et d’esprit, qui rend hommage aux mots, ceux des autres, ou ceux que chante notre petite musique intérieure.

MON AVIS :

Michaël Uras est né en 1977. D'origine sarde, par son père, il a grandi en Saône-et-Loire et est aujourd'hui professeur de lettres modernes dans le Haut-Doubs. Il a publié deux romans : Chercher Proust (finaliste du Prix de l'inaperçu 2013) et Nos souvenirs flottent dans une mare poisseuseAux petits mots les grands remèdes est son troisième roman dans lequel l'auteur rend hommage à la littérature et au pouvoir des mots. Un livre qui ne pourra que piquer la curiosité des amateurs de lecture et autres passionnés de littérature.

Malheureusement, si Michaël Uras offre une réflexion tout à fait pertinente et allègre sur le rapport que notre société moderne entretient avec les livres et la façon dont nous vivons les uns avec les autres, il manque à son histoire un je-ne-sais quoi de palpitant pour accrocher le lecteur et le faire adhérer à ses propos.

En clair, l'analyse est fine, pleine d'autodérision et d'intelligence, le vocabulaire relevé, abordable et amusant, il faut bien en convenir ! Mais les personnages (tous plus obsessionnels les uns que les autres...) et leurs galères burlesques n'ont finalement rien de très drôle ! De même, les trop nombreuses références littéraires qui émaillent le récit et l'humour (pas toujours très bien dosé...) achèvent d'irriter le lecteur ! L'ensemble est lourd, pédant, une véritable déception !

De cette petite fable des temps modernes, on retiendra cependant que «les livres ne peuvent pas tout. Ils accompagnent ceux qui ont besoin d'une dose d'imaginaire pour s'extirper du réel». En aucun cas, ces vies de papier ne sauraient remplacer la vie, la vraie. Moralité, il faut donc vivre et «lire de manière raisonnable». Soit ! Mais l'immense culture littéraire de l'auteur laissait présager mille fois mieux que ce final désolant de platitude et de banalité...

Sous ses airs érudits et prétentieux, le roman de Michaël Uras n'est en réalité rien de plus qu'un pétard mouillé !

Je remercie NetGalley et les éditions Préludes de leur confiance.

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18 août 2016

Tamara McKINLEY : Les orages de l'été

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Tamara McKINLEY, Les orages de l'été.
407 pages.
Editions L'Archipel (4 mai 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

En 1947, accompagnée de Gilles, son ami d'enfance secrètement amoureux d'elle, Olivia Hamilton retourne en Australie, où sa mère Eva vient de décéder. Avant de mourir, cette dernière lui a transmis des documents qui ont ébranlé les certitudes de la jeune femme concernant ses origines. Sur place, Olivia retrouve sa sœur aînée Irène, qui cultive à son égard une franche hostilité. Les mystérieuses archives léguées par leur mère seraient-elles à l'origine d'une telle animosité ? Aidée par Maggie, la gérante de la pension où elle loge, Olivia percera un à un les secrets qui enveloppent son enfance.

Tamara McKinley a déclaré que, des quelque 20 romans qu'elle a publiés, celui-ci est celui qui lui tient le plus à cœur.

MON AVIS :

Née à Launceston (Tasmanie) en 1948, Tamara McKinley émigre en Grande-Bretagne où elle intègre une pensionnat de jeunes filles du Sussex. Ses neuf romans, de son best-seller La dernière valse de Mathilda (2005) à Et le ciel sera bleu (2015), ont tous paru aux éditions de L'Archipel avant d'être publiés en Poche chez Archipoche. Mère de trois enfants, Tamara McKinley vit désormais sur la côte sud de l'Angleterre mais retourne régulièrement en Australie où elle puise l'inspiration de ses sagas.

Les orages de l'été s'inscrit dans la lignée des grands succès de Tamara McKinley. Décors naturels somptueux, secrets de famille, destins brisés..., on y retrouve tous les ingrédients auxquels l'auteure nous a habitués.

Mais, comme souvent dans ce genre de roman, on sait aussi d'avance comment les choses vont se terminer ! Avec un peu de bon sens et de logique, on finit même ici par tout deviner de la quête d'Olivia pour percer le secret de ses origines !

À trop vouloir entretenir le suspense, les révélations arrivent trop tard et on en vient à se dire que Tamara McKinley se montre plus convaincante lorsqu'il s'agit de décrire les paysages arides et sauvages de l'outback australien !

Bien qu'inégal et prévisible, son roman qui réussit malgré tout à procurer évasion et divertissement. Les  orages de l'été est un bon roman de vacances à lire surtout pour l'atmosphère et les descriptions envoûtantes de l'Australie et de ses grands espaces !

Je remercie l'agence LP Conseils et les éditions L'Archipel de leur confiance.

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15 août 2016

Guinevere GLASFURD : Les mots entre mes mains

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Guinevere GLASFURD, Les mots entre mes mains.
448 pages.
Editions Préludes (24 août 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Helena Jans van der Strom n’est pas une servante comme les autres. Quand elle arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son indépendance et sa soif de savoir trouveront des échos dans le cœur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIème siècle d’ombres et de lumières, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Quel peut être leur avenir ?

En dévoilant cette relation amoureuse avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d’une femme lumineuse, en avance sur son temps, et révèle une autre facette du célèbre philosophe français.

Un roman de passion et de liberté qui nous plonge dans une fresque envoûtante des Pays-Bas au «siècle d’or», à la manière de La jeune fille à la perle.

MON AVIS :

Guinevere Glasfurd vit dans les Fens, près de Cambridge. Auteure de nouvelles remarquées, elle a obtenu une bourse du Arts Council England pour l'écriture des Mots entre mes mains, son premier roman remarquable, qui restitue avec précision l'ambiance d'Amsterdam et de plusieurs autres grandes villes influentes des Pays-Bas à la fin du XVIIème siècle. Au sein d'un monde hostile, où règne intransigeance religieuse et grande rigueur morale, son héroïne apparaît comme une figure féminine résolument moderne. 

Œuvre richement et soigneusement documentée, portée par une écriture limpide qui fait littéralement vibrer chaque page, Les mots entre mes mains est un roman de passion et de liberté qui plonge le lecteur dans une fresque envoûtante des Pays-Bas au «siècle d’or». C'est grandiose !

Mais surtout, l'histoire d'amour émouvante, discrète et pudique que dévoile le roman possède une force émotionnelle que l'on ne retrouve que dans les chefs d'œuvre. Sans effet, ni artifice, Guinevere Glasfurd parvient à toucher de plein fouet le cœur du lecteur avec une histoire d'amour qui ne sombre jamais dans le sentimental. Sous le vernis de l'Histoire, l'auteure découvre la relation amoureuse à la fois avérée et teintée de scandale qui unit en son temps le philosophe René Descartes à une jeune servante pas comme les autres. Si cette fiction permet d'offrir un hommage vibrant à un philosophe que l'on considère sans doute à tort comme taciturne et solitaire, elle donne également chair au personnage d'Helena et accorde, à travers elle, une place aux femmes trop longtemps restées les grandes absentes de l'Histoire.

Les mots entre mes mains est un premier roman lumineux et lyrique. Entre histoire et littérature, il marque profondément et durablement la mémoire de celui qui le lit ! Un roman fascinant, à découvrir absolument !

«On peut contempler le monde dans une seule goutte d'eau. Pour cela, il suffit d'observer.»

Je remercie les éditions Préludes de leur confiance.

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12 août 2016

Tina SESKIS : Six femmes

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Tina SESKIS, Six femmes.
496 pages.
Editions Le Cherche-Midi (10 mars 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Elles sont six femmes, se sont connues à l'université et se réunissent une fois par an pour un dîner, plus par habitude que par réelle amitié. En effet, après vingt-cinq ans, leurs parcours les ont séparées et il leur reste finalement aujourd'hui moins de complicité à partager que de choses à se reprocher. Toutes ont connu des drames. Certaines d'entre elles en ont trahi d'autres, les rancœurs et regrets se sont accumulés, et les secrets aussi. 

Cette année, les six ont organisé un pique-nique au bord du Serpentine, le lac de Hyde Park. Après plusieurs verres de vin, la tension monte peu à peu et les langues se délient, libérant leur poison, sans se douter qu'un terrible événement va soudain faire tourner la soirée au cauchemar. La vie des anciennes amies ne sera plus jamais la même... 

MON AVIS :

Preuve que le succès n'attend pas forcément le nombre des années, Tina Seskis réussit un nouveau coup de maître après Partir, véritable phénomène éditorial lors de sa sortie en Angleterre. Six femmes, son nouveau thriller psychologique, est d'une intensité redoutable et d'une acuité psychologique rare.

Bilan d'une amitié moribonde, Six femmes dresse le portrait captivant de six amies qui tentent d'entretenir coûte que coûte des liens qui n'existent plus que dans leurs souvenirs et leur passé commun. Entre aigreurs, rancunes, regrets, trahisons et secrets, Tina Seskis a écrit un thriller addictif dont la puissance et l'intensité résident avant tout dans la construction.

Auteure machiavélique qui développe tout son talent dans les intrigues à suspense et les personnages à fendre l'âme, Tina Seskis sait doser mystère et analyse psychologique. Attachant un soin tout particulier à l'atmosphère, l'auteure multiplie les allers-retours dans le passé de ses personnages et joue à fond la carte de l'illusion et des faux-semblants. Tel un Petit Poucet diabolique, elle sème tout au long de son intrigue savamment tissée, des révélations a priori anodines et des informations cruciales comme autant de petits cailloux blancs qui font naître le doute et la suspicion dans l'esprit du lecteur, deux sentiments qui persisteront jusqu'aux toutes dernières pages du roman. Il plane sur l'histoire de ces six femmes une tension si palpable et un mystère si opaque que c'en devient presque obsédant ! Fable morale autant que thriller, il s'agit aussi de savoir comment le lecteur lui-même se serait comporté dans une telle situation... C'est très habile et surtout très addictif !

Une fois commencé, Six femmes est un thriller dont il est presque impossible de s'extraire ! L'intrigue de Tina Seskis ,complexe et emmêlée au possible, donnera du grain à moudre à tous ceux qui aiment les thrillers psychologiques tendus et émotionnellement obsédants ! Une véritable réussite !

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10 août 2016

Jacqueline WILSON : Millie Plume choisit son destin

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Jacqueline WILSON, Millie Plume choisit son destin.
464 pages.
Editions Folio Junior (12 mars 2015).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Après la mort de sa chère maman, Millie Plume est à nouveau seule au monde. Relevant son plus grand défi, elle se met en quête du père qu'elle n'a jamais connu. Elle retrouve même son amour d'enfance, Jem. Mais a-t-elle vraiment sa place dans cette nouvelle vie ? Millie rêve de se forger un autre destin, d'être fidèle à elle même, de prendre le risque de la liberté... Pourra-t-elle abandonner son nom d'enfant trouvée pour devenir l'audacieuse, l'éblouissante Emeraude Star ?

MON AVIS :

Millie Plume choisit son destin s'inscrit dans l'exacte continuité des tomes précédents. On y retrouve l'impétueuse héroïne de Jacqueline Wilson dans de nouvelles aventures pleines de rebondissements, de rencontres extraordinaires, de chagrins et de bonheurs inoubliables.

Un peu de la Sophie de la comtesse de Ségur, un peu du Tom Sawyer de Mark Twain, un peu de La petite Princesse de Frances H. Burnett et un peu de Dickens dans une excellente reconstitution du Londres de l'époque victorienne, Millie Plume, c'est un peu tout cela à la fois ! Pauvre, incomprise et souvent rabrouée, Millie Plume sait tirer parti de sa débrouillardise et de son imagination fertile pour aller de l'avant et poursuivre ses rêves !

Intrépide et tenace, bien que contrainte à une vie de dur labeur et aux travaux les plus ingrats, Millie trime et s'échine sans jamais baisser les bras. Mais à quatorze ans seulement, saura-t-elle prendre le risque de la liberté pour trouver le bonheur auquel elle aspire depuis sa plus tendre enfance ?

«J'ai veillé la moitié de la nuit, le cerveau en ébullition, pour tâcher de décider quoi faire du reste de ma vie. Je me sentais si perdue, et presque honteuse. J'avais rêvé de trouver une famille, mais à présent que j'avais réussi, je n'étais toujours pas heureuse.»

S'inspirant des grands romans réalistes du XIXème siècle, Jacqueline Wilson fait revivre l'époque et l'ambiance des romans de Dickens. Son intrigue est parfois sombre et mélancolique mais le tempérament de feu de Millie, son optimisme et son bel aplomb face à l'adversité font de ce troisième et dernier tome un roman rafraîchissant dans lequel on rit finalement beaucoup ! Millie Plume fera sans aucun doute passer plus d'un lecteur du rire aux larmes !

Jacqueline Wilson signe une trilogie pétillante, pleine d'émotions, d'humour et de tendresse qui assurera un divertissement total aux jeunes lecteurs à partir de 10 ou 11 ans.

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09 août 2016

Clarisse SABARD : Lola

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Lola de Clarisse SABARD.
16 pages.
Editions Charleston (15 juin 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Marianne et Thierry se rencontrent sur une plage à Nice, dans les années 70. C'est le coup de foudre. Très vite ils se marient et tentent d'avoir un enfant. Mais le sort en a décidé autrement. Jusqu'à ce qu'un coup de téléphone change à jamais leur vie…

Lola est le prequel du roman Les lettres de Rose, lauréat du Prix du livre romantique.

MON AVIS :

Si vous aimez les grandes sagas familiales qui se déroulent sur plusieurs générations, vous aurez très certainement entendu parler des Lettres de Rose, le premier roman de Clarisse Sabard, la lauréate du Prix du Livre romantique de cette année ! Et peut-être même aurez-vous déjà profité de l'été pour vous plonger dans cette émouvante quête identitaire ! Si c'est le cas, vous souffrez sans doute maintenant d'un inévitable syndrome de manque... Rassurez-vous ! Les éditions Charleston et l'auteure ont pensé à vous et proposent une petite nouvelle, Lola, à lire si vous souhaitez retrouver les personnages du roman Les lettres de Rose.

Bien que la nouvelle soit courte (seulement 16 pages), elle permet aux nostalgiques de refaire un agréable petit bout de chemin en compagnie des personnages du roman principal. On y retrouve la patte de l'auteure et surtout son incroyable capacité à faire naître l'émotion !

Disponible gratuitement sur Amazon et sur le site des éditions Charleston, Lola est une petite nouvelle charmante et pleine d'émotion, une mise en bouche idéale pour découvrir le style de l'auteure ou prolonger le plaisir que procure la lecture de son roman principal !

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06 août 2016

Andria WILLIAMS : Idaho

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Andria WILLIAMS, Idaho.
480 pages.
Editions Kero (8 juin 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Etats-Unis, 1959. Lorsque Paul est muté à Idaho Falls, sa femme, Natalie, et leurs deux petites filles s’installent avec lui dans une base militaire au milieu du désert. Au cœur de cette communauté isolée, il est difficile de se lier d’amitié et dangereux de se faire des ennemis. Dans un climat étouffant de secrets et de trahison, leur mariage résistera-t-il aux tensions qui montent inexorablement ?

Des personnages inoubliables, un cadre hors du commun, une langue précise et lyrique… Le portrait, subtil et poignant, d’un mariage, comparé à juste titre à La fenêtre panoramique de Richard Yates.

MON AVIS :

Comme Natalie, son personnage principal, Andria Williams est l’épouse d’un militaire, actuellement basé dans le Colorado. Elle s’est lancée dans l’écriture après des études littéraires. 

Idaho, basé sur un fait divers peu connu mais bien réel, est son premier roman dans lequel, en rattachant le destin d'un couple fictif à l'incident nucléaire qui survint sur un réacteur expérimental au début des années 60 dans l'Idaho, l'auteure dépoussière les codes du roman historique de manière totalement inédite.

Elle y livre une réflexion poignante et subtile sur le mariage, la vie de couple, le désir, la solitude et l'usure inexorable du sentiment amoureux. Dans ce roman intense et mélancolique, Andria Williams allie habilement suspense et émotions pour marquer son lecteur d'une empreinte durable.

Haletant et brillamment écrit, Idaho est un roman poignant dont on tourne les pages de plus en plus vite jusqu'à la dernière où l'on regrette d'avoir déjà fini ! Un premier roman singulier, servi par des personnages inoubliables et une langue d'une remarquable élégance.

Je remercie Netgalley et les éditions Kero de leur confiance.

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02 août 2016

Camilla LÄCKBERG : La sirène

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Camilla LÄCKBERG, La sirène.
416 pages.
Editions Actes Sud (2 juin 2012).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Un homme a mystérieusement disparu à Fjällbacka. Toutes les recherches lancées au commissariat de Tanumshede par Patrik Hedström et ses collègues s'avèrent vaines. Impossible de dire s'il est mort, s'il a été enlevé ou s'il s'est volontairement volatilisé. L'affaire se complique lorsque la police découvre que l'une des proches connaissances de la victime, l'écrivain Christian Thydell, reçoit des lettres de menace depuis plus d'un an. Lui ne les a jamais prises au sérieux, mais son amie Erica, qui l'a aidé à faire ses premiers pas en littérature, soupçonne un danger bien réel. Sans rien dire à Patrik, et bien qu'elle soit enceinte de jumeaux, elle décide de mener l'enquête de son côté... 

Dans cette passionnante intrigue, sixième volet de la série consacrée à Erica Falck, Camilla Läckberg reprend avec bonheur tous les ingrédients qui font le charme de ses romans.

MON AVIS :

Camilla Läckberg est l'auteure de plusieurs romans policiers remarqués, dont l'intrigue se situe à Fjällbacka, la petite ville de la côte suédoise où elle est née en 1974. La Princesse des glaces a reçu, en 2008, le Grand Prix de la Littérature policière et le Prix du Polar étranger au Festival de Cognac. Depuis Le Prédicateur jusqu'à son dernier roman publié en mai dernier, Le dompteur de lions, ses ouvrages connaissent un succès toujours croissant.

Dans ce sixième volet de ses aventures, l’irrésistible enquêtrice au foyer Erica Falck, enceinte de jumeaux, ne peut s’empêcher d’aller fouiner dans le passé d’un écrivain à succès lorsque celui-ci commence à recevoir des lettres de menace anonymes qui semblent liées à la mystérieuse disparition d’un de ses amis…

Une fois n'est pas coutume, c'est encore un roman réussi que sert Camilla Läckberg à ses fidèles lecteurs ! On y retrouve avec un plaisir toujours renouvelé le couple Erica Falck et Patrik Hedström ainsi que tous les membres du commissariat de Tanumshede.

Les secrets de famille, les non dits, les révélations tardives et les retournements de situation font de La sirène un roman dont on a beaucoup de mal à s'extraire. Sous leurs apparences tranquilles, les personnages, croqués et analysés à merveille, dissimulent de sombres secrets... Mêlant l'intime et les secrets de famille à une enquête compliquée, Camilla Läckberg s'amuse à croquer ses contemporains dans ce qu'ils ont de plus noir. La psychologie de ses personnages est fouillée, subtile, et les portraits brossés sans complaisance. Mari volage, épouse soumise, belle-mère tyrannique ou maîtresse intrigante, presque tous ont une bonne raison d'être soupçonnés !

Un thème classique mais indubitablement riche dans lequel Camilla Läckberg se sent parfaitement à l'aise ! Avec beaucoup d'habileté, elle tisse, intrique, complique son intrigue et manipule son lecteur en soufflant sans cesse le chaud et le froid ! Entre informations finement distillées et plaisir de brouiller les pistes, on sent que Camilla Läckberg jubile à faire voler en éclat les certitudes d'un lecteur qui se perd en conjectures !

Certes, il faut aimer ce va-et-vient, cette impression de mariner sans fin ! Les fréquents allers-retours entre présent et passé mettent les nerfs du lecteur à rude épreuve ! Mais lorsque le tableau, lentement, se précise et que les pièces du puzzle s'assemblent, la lecture devient tout simplement jubilatoire !

Tout aussi abouti que les précédents opus, La sirène est un polar noir, sordide et passionnant, dont on a beaucoup de mal à s'extraire. On se réjouit déjà de lire la suite !

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01 août 2016

Karen Joy FOWLER : Nos années sauvages

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Karen Joy FOWLER, Nos années sauvages.
368 pages.
Editions Presses de la Cité (21 avril 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Il était une fois deux sœurs, un frère et leurs parents qui vivaient heureux tous ensemble. Rosemary était une petite fille très bavarde, si bavarde que ses parents lui disaient de commencer au milieu lorsqu'elle racontait une histoire. Puis sa sœur disparut. Et son frère partit. Alors, elle cessa de parler... jusqu'à aujourd'hui. C'est l'histoire de cette famille hors normes que Rosemary va vous conter, et en particulier celle de Fern, sa sœur pas tout à fait comme nous...

«Il y a eu beaucoup de livres écrits sur l'amour et la rivalité fraternels, mais peu, j'en suis sûre, capables de vous déchirer le cœur et de vous bouleverser comme celui-ci... Préparez-vous à être enchanté et traumatisé.» The Times.

«Un portrait touchant d'une famille américaine qui soulève en vous des questions et des sentiments inattendus : sur l'humanité, la psychologie et l'amour sous toutes ses formes.» Psychologies.

«Cela fait des années que je ne me suis pas sentie autant passionnée par un livre. Quand je l'ai terminé à 3 heures du matin, je pleurais, puis quand je me suis réveillée, j'ai relu la fin et je me suis remise à pleurer.» Ruth Ozeki, auteur d' En même temps, toute la terre et tout le ciel.

MON AVIS :

Née en 1950, l'Américaine Karen Joy Fowler est l'auteur du roman à succès Le Club Jane Austen. Elle a reçu le prestigieux PEN/Faulkner Award pour Nos années sauvages. Le National Book Award l'a élue auteur de l'année 2014.

En fine observatrice des relations humaines, Karen Joy Fowler dépeint dans Nos années sauvages le quotidien touchant d'une famille américaine pas comme les autres.

L'auteur y aborde des thématiques universelles, telles que l'amour fraternel, la différence, la mémoire et la culpabilité. Pour autant, ce n’est pas tant l’intrigue qui fait la force et la puissance émotionnelle du roman de Karen Joy Fowler que ses personnages, qui charrient les émotions et les larmes, atteignant le lecteur en plein cœur...

Cependant, en dépit de qualités littéraires évidentes, ce roman, déjà annoncé comme un véritable phénomène d'édition, risque fort de déplaire et/ou décourager par son propos philosophique largement digressif !

«Quelles que soient les victoires, c’est toujours l’échec qu’on retient.»

Audacieux et imprévisible, Nos années sauvages est une leçon de vie, un roman profond et complètement inattendu, qu'il convient de méditer si l'on veut en apprécier pleinement le propos. Touchant, émouvant, mais certainement pas le roman inoubliable auquel on s'attend !

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