HISTOIRE DU SOIR

18 janvier 2018

Jean TEULE : Comme une respiration...

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Jean TEULE, Comme une respiration...
160 pages.
Editions Pocket (5 octobre 2017).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

« De l'air ! » Dans les trains, les métros, de Souillac à Dijon, de Paris à Besançon, c'est le même cri d'une même aspiration. Dans la vie qui va vite, Jean Teulé écoute le souffle de ses contemporains, le chant des oiseaux entre des murs bretons, le vent du large et les soupirs, les derniers râles et les premières exhalaisons. Celui qui sait trouver les cerises dans le plus sévère conifère sait qu'il suffit de l'attraper au vol, comme elle va et vient : l'inspiration...

MON AVIS :

Jean Teulé est l'auteur de seize romans, parmi lesquels Je, François Villon (prix du récit biographique) ; Le Magasin des Suicides (traduit en dix-neuf langues), adapté en 2012 par Patrice Leconte en film d'animation puis joué au théâtre partout dans le monde ; Darling, également porté sur les écrans par Christine Carrière avec Marina Foïs et Guillaume Canet ; Mangez-le si vous voulez, mis en scène pour le Festival off d'Avignon puis repris à Paris au théâtre Tristan-Bernard en 2014, tout comme Charly 9, qui s'est joué en avril 2014 à l'opéra-théâtre de Metz ; Les Lois de la gravité, adapté au cinéma en 2013 par Jean-Paul Lilienfeld sous le titre Arrêtez-moi ! avec Miou-Miou, et joué en février 2015 au théâtre Hébertot ; Le Montespan (prix Maison de la Presse et Grand prix Palatine du roman historique), en cours d'adaptation cinématographique ; Fleur de tonnerre sorti sur nos écrans en 2016, adapté par Stéphanie Pillonca-Kervern, avec Benjamin Biolay et Déborah François ; Héloïse ouille ! (prix Trop Virilo 2015) et Comme une respiration... (2016). Quatre de ses romans ont été adaptés en bande dessinée chez Delcourt. La totalité de l'œuvre romanesque de Jean Teulé est publiée aux éditions Julliard et reprise chez Pocket.

Idéales pour échapper à la morosité ambiante, les mininouvelles de Jean Teulé ne pouvaient pas mieux tomber !

Après avoir raconté les pires atrocités de l’Histoire de France, des massacres de la St Barthélémy, en passant par les suicides et les émasculations, Jean Teulé a décidé d’arrêter de nous farcir la tête avec des horreurs. Dans Comme une respiration…, il propose à ses lecteurs de faire une pause avec des histoires incroyables, toutes vraies de dizaines de personnes ordinaires, courageuses, émouvantes, inventives, joyeuses, rêveuses et qui surtout ne renoncent jamais.

Ces petites histoires solidaires et pleines de bons sentiments, dont le dénouement toujours positif est une invitation à voir la vie du bon côté, racontent beaucoup de nos vies et bousculent pas mal de préjugés. Car dans ces petites tranches de vie tendres et colorées (une vieille dame qui danse, un enfant qui retrouve son prénom, un animal qui échappe à la mort, une couturière qui entend les grondements de mai 68 ou un collégien admis à l’école de ses rêves), les personnages ont tous un point commun : arrivés à un moment de leur vie, ils ont tous décidés d’être heureux.

Cela peut paraître naïf, sauf que cela ne l’est pas. Les micro-récits de Jean Teulé sont tendres, farfelus, poétiques, mais pas l’auteur se garde bien de faire dans l’angélisme. Face à un monde qui nous offre laideur et cruauté, Jean Teulé, lui, nous offre des petites histoires grouillantes de vie, parfaitement assumées, dans lesquelles le bonheur a toujours le dernier mot.

Respirez à fond, Comme une respiration… est un petit recueil de micronouvelles légères et réjouissantes, idéal pour réveiller notre positive attitude et s’aérer les bronches ! Un vrai bol d’air !

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16 janvier 2018

Martha HALL KELLY : Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux.

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Martha HALL KELLY, Le lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux.
576 pages.
Editions Charleston (9 janvier 2018).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

« Inspirée par des faits réels, Martha Hall Kelly a tissé l'histoire de trois femmes durant la Seconde Guerre mondiale, une histoire qui montre le courage, la lâcheté et la cruauté de ces années. Cette part de l'Histoire et de l'histoire des femmes ne doit jamais être oubliée. » Lisa See, auteure de Filles de Shanghai.

« Un roman qui met en lumière les souffrances de ces femmes, et de tant d'autres. J'ai été émue aux larmes. » San Francisco Book Review.

À New York, Caroline Ferriday travaille au consulat français. Mais lorsque les armées hitlériennes envahissent la Pologne en septembre 1939, c'est tout son quotidien qui va être bouleversé.

De l'autre côté de l'océan, Kasia Kuzmerick, une adolescente polonaise, renonce à son enfance pour rejoindre la Résistance. Mais la moindre erreur peut être fatale.

Quant à l'ambitieuse Herta Oberheuser, médecin allemand, la proposition que lui fait le gouvernement SS va lui permettre de montrer enfin toutes ses capacités. Mais une fois embauchée, elle va se retrouver sous la domination des hommes...

Les vies de ces trois femmes seront liées à jamais lorsque Kasia est envoyée à Ravensbrück, le tristement célèbre camp de concentration pour femmes. À travers les continents, de New York à Paris, de l'Allemagne à la Pologne, Caroline et Kasia vont tout tenter pour que l'Histoire n'oublie jamais les atrocités commises.

Un premier roman remarquable sur le pouvoir méconnu des femmes à changer l'Histoire à travers la quête de l'amour, de la liberté et des deuxièmes chances.

MON AVIS :

Martha Hall Kelly était rédactrice publicitaire avant de devenir romancière. Après une formation de journaliste, elle a passé la plus grande partie de sa vie professionnelle à écrire, rédigeant surtout des campagnes publicitaires pour la télévision et la presse pour les plus grandes agences de publicité. Née en Nouvelle-Angleterre, Martha Hall Kelly vit actuellement à Atlanta, en Géorgie. Le lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux est son premier roman.

Comparé à Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay, ce roman historique saisissant, inspiré de faits réels, est devenu un best-seller du New York Times dès sa parution. Avec une note record de 4,3 sur Goodreads, on peut véritablement parler d'un phénomène Martha Hall Kelly. Inutile donc de rédiger une énième chronique dithyrambique de ce roman poignant, appelé à devenir un incontournable de la littérature contemporaine.

On retiendra seulement l'émotion, la honte et le dégoût qui submergent le lecteur au fil des pages. En racontant les horreurs auxquelles ont été soumises quatre-vingt-six femmes du camp de Ravensbrück, tristement célèbre pour ses expérimentations médicales, Martha Hall Kelly dévoile un des épisodes les plus douloureux et cruels de la Seconde Guerre mondiale. À travers les continents, de New York à Paris, de l’Allemagne nazie à la Pologne communiste, l’auteure, forte d’une solide documentation, va tout tenter pour que l’Histoire n’oublie jamais les atrocités qui ont été commises sur ces détenues. L’hommage qu’elle leur rend est tout simplement bouleversant !

Le lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux est un roman choc mais indispensable qui rend enfin justice à ces survivantes trop longtemps ignorées et demeurées sans aucun soutien après avoir vécu dans d’indicibles souffrances. Malgré l’horreur et la cruauté qui transpirent de chaque chapitre, c’est un roman percutant, impossible à lâcher, qui se lit la gorge nouée d'émotion et les yeux embués de larmes.

Je remercie les éditions Charleston de leur confiance.

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11 janvier 2018

Raphaël DELPARD : La cavalcade des enfants rois

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Raphaël DELPARD, La cavalcade des enfants rois.
336 pages.
Editions Presses de la Cité.

QUATRIEME DE COUVERTURE :

En 1941, dans la Sarthe, trois jeunes enfants, que la vie n'a pas épargnés, s'engagent dans un réseau de résistance, effectuant des missions essentielles de communication et d'information. Ces actes sont aussi, pour chacun d'eux, une quête éperdue d'amour et de reconnaissance.

Nez au vent, foulée légère, pour la toute première fois Julien goûte à la liberté. Il fuit sa vie ballottée d'une famille d'accueil à l'autre. Mais, vite repris par les gendarmes, l'orphelin est mené dans un centre d'éducation pour jeunes délinquants et vagabonds. Il trouve réconfort auprès de Tristan, un peu plus âgé et plus mûr, dont les parents, juifs, ont été déportés. Un jour, ils parviennent à s'enfuir, direction la Sarthe, que Julien connaît bien pour y avoir grandi. Là, leur destin sera lié à celui de la petite Marie, placée chez des fermiers qui la maltraitent.

Ces trois compagnons, que la vie n'a pas épargnés, vont alors s'enrôler dans un réseau de résistance...

Quel sera le prix de leur engagement ? Sacrifieront-ils leur enfance, leurs rêves au nom de leur combat ?

MON AVIS :

Homme aux multiples talents, Raphaël Delpard se destinait au théâtre – où il a travaillé avec Jean-Louis Barrault et Jean Anouilh. Il a ensuite collaboré avec de grands noms du cinéma en tant que scénariste. Il a également écrit beaucoup de livres-documents sur l'Occupation, la guerre d'Indochine et la guerre d'Algérie. Romancier, il publié notamment Les Enfants cachés, L'Enfant sans étoile et Le Courage de Louise.

Dans La cavalcade des enfants rois, l’auteur revient sur le sort réservé aux enfants vagabonds durant la Seconde Guerre mondiale. À travers l’histoire poignante de Julien, Tristan et Marie, Raphaël Delpard dépeint sans concession l’horreur vécue par les orphelins vivant dans des « maisons d’éducation surveillée ». Entre les brimades, les punitions et les abus de toutes sortes, les descriptions que donne l’auteur font froid dans le dos.

« Habitué depuis son enfance à l’affrontement avec les autres, il avait fini par comprendre qu’il devait surtout ne jamais faire étalage de ses sentiments. Mentir si sa sécurité en dépendant. Attitude qu’il condamnait, mais la compréhension qu’il avait acquise du monde, et de la maison d’éducation surveillée, lui commandait d’adopter une telle conduite. Etre sur ses gardes, déceler le piège caché sous les sourires ou la louable intention… »

Dans ce sinistre microcosme où la règle d’or est de se faire respecter et de montrer aux autres pensionnaires que l’on est un homme, on comprend que la moindre peccadille ne peut rester dans réponse. Les haines sont tenaces, tout autant que les jalousies. Pour échapper à un quotidien effroyable fait d’humiliations, de privations et de maltraitance, Julien et Tristan, dont les parents juifs ont été raflés puis déportés, n’ont pas d’autre choix que de s’évader.

Le roman de Raphaël Delpard prend alors un tout autre tour et dévoile au lecteur un épisode relativement méconnu de l’histoire de la France sous l’Occupation, à savoir la situation des enfants juifs, qui, séparés de leur famille après une rafle, devenaient des vagabonds par nécessité, soit pour échapper aux nazis, soit en essayant de rejoindre des proches ou des parents, ou encore en voulant tout simplement se mettre à l’abri. Bien que l’auteur se garde de tout jugement, le lecteur, lui, comprend très vite les dérives de ces « maisons d’éducation surveillée », qui en plus de dénoncer aux autorités les enfants juifs, se livraient également à une forme proche de l’eugénisme allemand ! Raphaël Delpard s’appuie sur des exemples si précis, son récit est si bien documenté qu’il est impossible de ne pas s’indigner des méthodes de prophylaxie criminelle à l’encontre de ces enfants en déshérence et des expérimentations visant à prévenir de la criminalité juvénile ! C’est tout simplement révoltant !

L’auteur introduit également dans son récit une page d’histoire de la résistance des enfants et des adolescents pendant la Seconde Guerre mondiale. Là encore, on apprend qu’il y a bel et bien eu un mouvement de résistance auquel des lycéens, des collégiens et des apprentis professionnels ont pris part, à l’exemple de Marie dans le roman. Refusant de vivre sous le joug de l’occupant ou dans la compromission de la collaboration, la plupart n’étaient alors âgés que de dix à quatorze ans. Cette partie du roman, lumineuse et porteuse d’espoir, apporte vraiment son lot de rebondissements et d’émotions ! Après une première partie sombre et révoltante, consacrée à la description d’une administration rigide et dépourvue d’humanité, on se réjouit de constater que Tristan, Julien et la courageuse petite Marie aient finalement résisté à se laisser broyer par ce système répressif impitoyable ! Loin d’être déshumanisés et brisés par une enfance semée de drames, de malheur et de maltraitance, ce sont au contraire trois enfants d’une bienveillance et d’un courage à toute épreuve que Raphaël Delpard donne à voir dans cette dernière partie. L’engagement de ces enfants au péril de leur vie force le respect, l’admiration mais conforte surtout le lecteur dans l’idée que l’on peut vraiment devenir acteur de son destin malgré une enfance difficile. C’est magnifique et vraiment émouvant !

La résilience est au cœur de ce roman terriblement émouvant et lumineux. La cavalcade des enfants rois est une magnifique et bouleversante reconstitution d’un épisode méconnu de l’Histoire de la France sous l’Occupation. Hymne à la vie et à la jeunesse, c’est un roman de terroir tout à fait  exceptionnel, une histoire poignante, comme un cri du cœur !

Je remercie les éditions Presses de la Cité et la plateforme NetGalley de leur confiance.

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09 janvier 2018

Virginie GRIMALDI : Le premier jour du reste de ma vie

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Virginie GRIMALDI, Le premier jour du reste de ma vie.
330 pages.
Editions Le Livre de Poche (4 mai 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari : décoration de l’appartement, gâteaux, invités… Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin.

Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière pour faire le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois loufoques, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par ce voyage au bout du monde.

MON AVIS :

Virginie Grimaldi passe son temps à écrire : de la liste des courses au roman, en passant par son blog qui connaît un beau succès, aucun genre ne lui résiste. Lauréate du prix E-crire Auféminin 2014, elle signe là son premier roman publié.

Comédie tendre et savoureuse sur la reconquête du bonheur, de l’amour et de l’amitié, le roman de Virginie Grimaldi parlera à toutes les lectrices ! Qui n’a pas rêvé un jour de tout quitter pour tout recommencer ? C’est ce que vont faire Marie, Anne et Camille, qui, malgré leurs différences, vont se rencontrer, se lier d’amitié et vivre un tour du monde qui leur permettra de se retrouver et de se reconnecter à leur moi profond.

« Ces deux femmes sur son chemin, toutes deux tellement différentes, ce n’est pas certainement pas pour rien. Elles sont comme elle, à la croisée des chemins, à l’un de ces instants où la direction va déterminer le reste de leur existence. Ensemble, elles ne seront pas plus lucides, sans doute pas plus fortes. Mais, au moins, elles ne seront pas seules. »

Trompées, déçues, lassées de leur vie plan-plan et de leur quotidien sans saveur, Marie, Anne et Camille décident de donner un nouveau tournant à leur vie et embarquent pour une croisière autour du monde. Pendant leur périple, qui est autant un voyage au bout du monde qu’une aventure de découverte de soi ponctuée d’expériences qui vont changer radicalement la vision de leur vie, Marie, Anne et Camille seront amenées à reconsidérer leurs habitudes, à cohabiter avec d’autres naufragés de la vie et à se dépouiller de leur solitude. Elles feront des rencontres déterminantes et comprendront qu’elles ont tout à (re)construire.

Vaincre ses démons, apprivoiser ses peurs, reconstruire son avenir quel que soit son âge, c’est le message que Virginie Grimaldi tente de faire passer dans ce roman à la fois frais et touchant. Ses personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires, sont tous à la croisée des chemins. Leurs questions, leurs interrogations, leurs doutes pourraient fort bien être les nôtres et c’est précisément ce qui les rend si humains et si attachants.

Touchant et limpide de vérités, Le premier jour du reste de ma vie propose une réflexion sur le temps qui s’enfuit, l’urgence de vivre et de réaliser ses rêves. Tendre, drôle et éclairant, c’est un roman « catalyseur » qui permettra peut-être à certaines lectrices de bouleverser leurs habitudes et de concrétiser leurs envies !

« Elle avançait sur un chemin dont elle connaissait chaque brin d’herbe, chaque caillou, la destination ; elle le quitte pour un autre, sauvage et inconnu. Elle trébuchera sans doute, glissera parfois, tombera dans des pièges, certainement. Visibilité zéro. L’année à venir s’annonce mystérieuse, excitante, angoissante. Elle l’aborde joyeuse, forte et pleine d’espoir. Et un peu pompette, aussi. »

En tout cas, c’est une lecture pétillante, positive et pleine d’énergie qui incite à ouvrir son cœur à l’essentiel et invite à prendre la vie du bon côté. De quoi fêter la nouvelle année avec de jolies bulles d’optimisme et la certitude que le meilleur est à venir ! Merci Virginie ! :)

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07 janvier 2018

Elena VARVELLO : Ce qu'il reste

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Elena VARVELLO, Ce qu'il reste.
272 pages.
Editions Le Masque (10 janvier 2018).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

1978, nord de l'Italie. Elia a seize ans. C'est un jeune homme solitaire, en proie aux tourments de l'adolescence - ses amitiés fragiles, ses questionnements, ses premiers émois amoureux. Cet été-là, dans le petit village de Ponte, comme tous les étés, la chaleur est étouffante. Mais si l'atmosphère est particulièrement pesante, c'est que le père d'Elia a un comportement étrange depuis quelques temps, depuis qu'il s'est fait licencier de l'usine pour laquelle il travaillait.

Persuadé d'avoir été victime d'un complot, il s'isole des heures dans le garage de la maison, à son van, rentrant parfois tard dans la nuit, sans explications. La mère d'Elia ferme les yeux. La mère d'Elia est une femme amoureuse.

Un jour, le village est secoué par la disparition d'une jeune femme, montée à bord d'une fourgonnette qui s'est enfoncée dans les bois. À Ponte, tout le monde se connaît, tout se sait. Mais il y a des choses que personne ne peut imaginer.

Trente ans après les faits, Elia raconte cet été où tout a basculé, et ce qu'il en reste.

MON AVIS :

Née à Turin, où elle enseigne l’écriture créative, Elena Varvello est l’auteure de deux recueils de poésie, d’un recueil de nouvelles, L’Economia delle cose, sélectionné pour le prix Strega et d’un roman, La Luce perfetta del giorno. Ce qu’il reste, son premier roman traduit en français, est publié aux éditions Le Masque et disponible à partir du 10 janvier.

Elena Varvello signe un premier roman intrigant et réussi sur les tourments de l’adolescence et le passage à l’âge adulte. Bien loin du thriller ou de l’enquête policière, le roman d’Elena Varvello se réclame davantage du roman initiatique ou du roman d’apprentissage dans lequel elle raconte, à travers l’histoire singulière de Elia, le passage de l’innocence à l’expérience.

En découvrant le récit de cet été où tout a basculé pour Elia et pour sa famille, on ne peut s’empêcher de penser que le roman d’Elena Varvello s’inspire de Harper Lee ou de Carson McCullers. Comme dans Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur ou dans Frankie Addams, Elena Varvello se sert elle aussi de la naïveté et de la candeur de ses personnages pour émouvoir le lecteur et lui faire ressentir les émotions qui les submergent. Elia, le jeune et gauche narrateur de 16 ans est si attachant, si crédible qu’on aurait presque l’impression d’entendre le jeune garçon nous raconter l’histoire qui a bouleversé sa vie. C’est vraiment touchant !

Mais là où Elena Varvello fait la démonstration de son talent, là où elle m’a semblé réussir un véritable tour de force, c’est en replongeant, en quelque sorte, le lecteur dans cet état à la fois si douloureux et si excitant de l’adolescence. C’est cette capacité qu’a Elena Varvello de raconter une histoire aux multiples dimensions, cette facilité déconcertante à créer un équilibre instable et fragile et d’instiller le drame qui donne à cette drôle d’histoire, à la fois lancinante et captivante, toute sa puissance et sa portée dramatique… En découvrant le récit d’Elia, on comprend pourquoi il est si difficile de passer de l’enfance à l’âge adulte, pourquoi il est si compliqué de conclure la paix avec soi-même…

Ce qu’il reste est un roman obsédant, une magnifique et fascinante réflexion sur la mort, les conséquences de la maladie mentale et la perte de l’innocence. Roman intime, terriblement envoûtant et dramatique, Ce qu’il reste est un récit incroyablement touchant, porté par des personnages attachants et plein d’humanité.

Je remercie les éditions Le Masque et la plateforme NetGalley de leur confiance.

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05 janvier 2018

Dan VYLETA : Smoke

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Dan VYLETA, Smoke.
572 pages.
editions Robert Laffont (4 janvier 2018).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

« Si les particules toxiques qui proviennent d'un air vicié étaient perceptibles à la vue, nous les verrions peser en un épais nuage noir sur ces lieux. Mais si la peste morale qui les accompagne pouvait être rendue perceptible, quelle abominable révélation ! » Charles Dickens, Dombey et fils.

Angleterre, fin du XIXe siècle. À Londres s'entassent les classes laborieuses qui par tous les pores exsudent une infecte Fumée, preuve de leur noirceur intérieure et de leur infériorité. À la campagne vivent les aristocrates, d'une blancheur de lys et qui ne fument jamais, signe de leur vertu et de leur droit à gouverner.

Dans un internat d'élite, Thomas et Charlie, seize ans, s'exercent sans relâche à dompter leurs instincts afin de ne pas fumer. Mais le doute les tenaille : comment se fait-il que l'un de leurs congénères, un vrai petit tyran, soit épargné par la marque du vice ? Avec l'aide de la ravissante et très prude Livia, ils enquêtent sur la nature réelle de la Fumée. Et découvrent que l'ordre établi est fondé sur une scandaleuse duperie.

Dès lors, une lutte à mort s'engage entre eux et la police politique. C'est la guerre de la passion contre la raison, du désir contre la bienséance, du droit contre l'injustice – même si leurs frontières sont souvent imprécises.

Un tour de force d'une féroce imagination, un conte d'une audace dickensienne en parfaite résonance avec notre époque.

« Smoke est une réflexion provocante sur la nature du mal, du pouvoir, de la foi et de l'amour. » Publishers Weekly.

MON AVIS :

Lorsque les éditions Robert Laffont m’ont proposé de recevoir le roman de Dan Vyleta contre recension, je dois avouer que j’ai eu du mal à refuser. Quand bien même Smoke a un tour clairement dystopique auquel je suis d’habitude assez peu réceptive, je me suis laissé tenter par la phrase d’accroche particulièrement prometteuse qui m’a convaincue de donner sa chance à ce genre littéraire que je goûte peu.

Mon audace n’aura pas été récompensée, car ce conte aux allures dickensiennes, se déroulant dans un Londres victorien dans lequel le péché et la noirceur d’âme se matérialisent par une fumée infecte émanant des roturiers et des classes inférieures, n’aura finalement pas su me convaincre.

Pourtant, j’y ai cru tant je m’étais attachée aux personnages, que j’ai, d’entrée de jeu, trouvés sympathiques et dignes d’intérêt. J’avais très envie de découvrir leur lutte et ce combat de la passion contre la raison, du désir contre la bienséance et du droit contre l’injustice mais après 200 pages d’un récit déjà très dense et laborieux, j’ai eu l’impression que l’intrigue de Dan Vyleta s’enlisait dans un flot de descriptions soporifiques qui n’apportaient rien à cette mystérieuse affaire de fumée…

Bref, ma curiosité a fini par s’étioler. Et plutôt que de risquer l’overdose à essayer de m’accrocher désespérément à un concept qui, je le sentais bien, ne me serait jamais clairement expliqué, j’ai préféré jeter l’éponge. C’est frustrant mais l’expérience m’a néanmoins convaincue que je pouvais tout à fait être réceptive au genre fictionnel qu’est la dystopie. Peut-être aurais-je simplement dû en choisir une qui soit plus captivante que Smoke

Je remercie les éditions Robert Laffont de leur confiance. 

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03 janvier 2018

Anne IDOUX-THIVET : L'atelier des souvenirs

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Anne IDOUX-THIVET, L'atelier des souvenirs.
251 pages.
Editions Michel Lafon (18 janvier 2018).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Lorsqu'elle hérite de la maison de sa grand-mère dans la Meuse, Alice décide de quitter sa vie de thésarde parisienne qui ne mène nulle part et de s'installer à la campagne. Elle se lance alors dans l'animation d'ateliers d'écriture dans deux maisons de retraite. Suzanne, Germaine, Jeanne, Élisabeth, Georges, Lucien... les anciens dont elle croise la route sont tous plus attachants les uns que les autres.

Au fil des séances d'écriture, les retraités dévoilent des bribes de leur passé et s'attachent à la jeune femme, dont ils devinent la solitude. Bien décidée à lui redonner le sourire, la joyeuse bande de seniors se donne pour mission de l'aider à trouver l'amour !

MON AVIS :

Agrégée d'histoire, Anne Idoux-Thivet a enseigné pendant 12 ans en lycée avant de se spécialiser dans l'accueil d'élèves en situation de handicap. Depuis 2015, elle se consacre à ses trois enfants et à l'écriture. En 2009, elle a publié chez Autrement un témoignage intitulé Ecouter l'Autisme prolongé par un blog du même nom. En 2016, son premier roman, 27, rue de la Bienfaisance, a été primé par le jury du concours Charleston Librinova rendant hommage à la série télévisée britannique Downton Abbey.

Autopublié en 2016, L'atelier des souvenirs sera édité aux éditions Michel Lafon et disponible à partir du 18 janvier. Tour à tour sensible, drôle et émouvant, il s’agit d’un véritable hymne à la tendresse et au pouvoir de l’écrit.

S’il est très facile de se laisser porter par son côté résolument feel good et son romantisme assumé, L’atelier des souvenirs traite également de sujets plus graves et profonds, comme la solitude, la vieillesse, la perte d’autonomie, le deuil ou la maladie. Cependant, Anne Idoux-Thivet réussit l’extraordinaire pari de livrer une vision tout à fait positive et surprenante du « quatrième âge ».

En dépit d’une intrigue un peu mièvre et improbable, l’auteure a su brosser une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres et que l’on a vraiment envie de prendre sous son aile. Dans cette belle histoire d’entraide et de relations intergénérationnelles dans laquelle l’art, la créativité et en particulier l’écriture, la littérature et les mots jouent un rôle fondamental, on comprend rapidement à quel point l’évocation des souvenirs peut délier les langues et réparer les cœurs les plus meurtris ! C’est vraiment très inspirant !

Mélancolique sans pour autant être larmoyant, L’atelier des souvenirs est un roman sympathique, touchant, généreux et revigorant, qui redonne le sourire et agit comme un baume pour le cœur !

Je remercie les éditions Michel Lafon et la plateforme NetGalley de leur confiance.

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01 janvier 2018

M.C. BEATON : Agatha Raisin enquête, tome 8 : Coiffeur pour dames

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M.C. BEATON, Agatha Raisin enquête, tome 8 : Coiffeur pour dames.
288 pages.
Editions Albin Michel (2 novembre 2017).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Pour toutes ses clientes, Mr John est un magicien : un coiffeur aux doigts d'or qu'elles adorent ! Mais, peu après avoir confirmé ses talents auprès d'Agatha Raisin qui voit poindre ses premiers cheveux blancs, Mr John meurt dans son salon, victime d'un empoisonnement, sous les yeux de la détective. Voici Agatha embringuée dans une drôle d'enquête. Qui en effet pouvait en vouloir à Mr John, adulé par ses nombreuses clientes qui lui confiaient leurs plus troubles secrets ?

MON AVIS :

Née en 1936 à Glasgow, M.C. Beaton, après avoir été libraire puis critique de théâtre, journaliste et éditrice, a finalement pris la plume pour devenir un auteur à succès figurant en 2011 et 2012 en troisième position des auteurs les plus lus de Grande Bretagne. Elle est notamment l'auteur de de deux séries de romans policiers à succès, la saga des Hamish MacBeth et la série des Agatha Raisin qui a récemment fait l’objet d’une adaptation TV.

Après deux tomes décevants, M.C. Beaton revient avec une nouvelle enquête à s’arracher les cheveux ! Dans Coiffeur pour dames, l’héritière de Miss Marple version rock renoue enfin avec les manières impertinentes et l’humour caustique qui la rendent si irrésistible ! L’esprit de comédie policière qui avait fait le succès de la série Agatha Raisin depuis La quiche fatale est de nouveau au rendez-vous pour le plus grand bonheur du lecteur !

Les personnages y sont terriblement bien brossés et on se réjouit qu’Agatha soit désormais un peu plus humaine et sensible. En effet, après plusieurs revers sentimentaux, l’ex-femme d’affaires intraitable qui ne pensait qu’en terme de carrière et d’ambition, cultive désormais des « relations amicales », une nouveauté qui a le mérite de la faire réfléchir à son comportement impitoyable ! Mais rassurez-vous, Agatha n’a pas pour autant perdu son mordant ! Pas question pour elle de se laisser aller à la déprime et de passer son existence à préparer les collations pour les « Dames de Carsely » ! Agatha va bien entendu être mêlée à un nouveau meurtre, tenter d’élucider une drôle d'affaire de jalousie et de rivalités féminines au nez et à la barbe de la police et se retrouver en mauvaise posture ! Une fois encore, on prend plaisir à suivre les méthodes d’investigations peu communes d’Agatha pour venir à bout de cette mystérieuse affaire de chantage et d’empoisonnement ! C'est même l'intrigue policière la mieux ficelée de la série !

Grâce à cette nouvelle enquête distrayante et très réussie, M.C. Beaton, dont on craignait qu’elle ait épuisé ses ressources après le désastre de Vacances tous risques, semble avoir retrouvé la forme ! On a hâte de retrouver son héroïne dans deux prochaines enquêtes à paraître en mars prochain !

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30 décembre 2017

M.C. BEATON : Agatha Raisin enquête, tome 7 : A la claire fontaine

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M.C. BEATON, Agatha Raisin enquête, tome 7 : A la claire fontaine.
288 pages.
Editions Albin Michel (2 novembre 2017).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Ancombe, paisible petit village, possède une source d'eau douce réputée pour ses bienfaits. Mais l'arrivée d'une société qui veut l'exploiter échauffe les esprits et divise les habitants : s'enrichir ou renoncer à la paix ? Lorsque Robert Struthers, le président du conseil municipal, est retrouvé assassiné, l'affaire prend une sale tournure. Pour y voir plus clair, Agatha Raisin décide d'aller à la source et se fait embaucher par la société...

MON AVIS :

Née en 1936 à Glasgow, M.C. Beaton, après avoir été libraire puis critique de théâtre, journaliste et éditrice, a finalement pris la plume pour devenir un auteur à succès figurant en 2011 et 2012 en troisième position des auteurs les plus lus de Grande Bretagne. Elle est notamment l'auteur de de deux séries de romans policiers à succès, la saga des Hamish MacBeth et la série des Agatha Raisin qui a récemment fait l’objet d’une adaptation TV.

Si les premiers tomes de la série m’avaient complètement séduite par leur humour british et le charme bucolique et pittoresque de la campagne anglaise, le sixième opus m’avait laissé un avis très mitigé ! Dans Vacances tous risques, c’était une Agatha en pleine déconfiture sentimentale que l’on retrouvait à Chypre, où elle comptait bien reconquérir l’élu de son cœur ! Ce jeu du chat et de la souris répétitif et épuisant, dans lequel le duo formé par Agatha et James avait perdu, hélas, beaucoup de sa fraîcheur, m’avait complètement découragée de poursuivre avec le septième tome de la série, À la claire fontaine, paru en novembre dernier.

Fort heureusement, c’est une Agatha en pleine forme qui revient dans cette nouvelle enquête ! Et mieux encore, celle-ci se déroule à Carsely, comme si l’auteure avait compris que le changement de décor, supposé apporter un peu d’exotisme, n’avait servi à rien ! Enfin, l’héritière de Miss Marple version rock a retrouvé ses manières impertinentes et l’humour caustique qui la rendent si irrésistible ! Enfin, on retrouve l’esprit de comédie policière qui m’avaient tant plu dans les quatre premiers volets de la série !

Certes, Agatha va bien entendu être mêlée à un nouveau meurtre, tenter d’élucider l’affaire et se retrouver en mauvaise posture. De ce côté-là, rien de bien neuf, sauf que l’intrigue ne repose uniquement plus sur des quiproquos et des situations grivoises comme c’était le cas dans Vacances tous risques. Il y a bien sûr quelques scènes de beuveries et de coucherie ici et là, Agatha ne serait décidément plus la même sans ses mœurs de cougar mais cette fois M.C. Beaton semble avoir mieux dosé ses effets ! Les personnages (y compris Agatha) y sont mieux brossés, tous plus vachards, malveillants, cruels et vindicatifs les uns que les autres, ce qui n’est vraiment pas pour me déplaire ! J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre les méthodes d’investigation peu commune d’Agatha pour venir à bout de ce crime odieux !

En définitive, cette nouvelle enquête 100% british m’a paru bien plus réussie et distrayante que la précédente ! On peut même dire qu’elle m’a réconciliée avec la série ! Sans aucun doute, Agatha n’a pas encore fini de faire parler d’elle !

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28 décembre 2017

Sophie NICHOLLS : Une robe couleur de vent

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Sophie NICHOLLS, Une robe couleur de vent.
352 pages.
Editionns Préludes (4 octobre 2017).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Par un matin d'hiver, Fabia Moreno et sa fille Ella arrivent dans la petite ville de York. Fabia veut essayer de fuir les fantômes du passé en ouvrant un magasin de vêtements vintage : une boutique de rêve, comme les femmes de York n'en ont encore jamais vu. Car la flamboyante Fabia possède un don pour dénicher la robe idéale et l'adapter à chaque cliente. Bientôt, derrière la vitrine du magasin, les destins s'entremêlent, les identités se révèlent et les amours s'épanouissent... mais aussi la méfiance et la jalousie. L'exubérance de Fabia dérange, et la jeune Ella, à la peau cuivrée, est une adolescente bien mystérieuse. Parviendront-elles à s'intégrer dans la communauté ? Quel sombre secret cache Fabia derrière ses robes rouges et son accent chantant ? Sa fille elle-même sait-elle tout du passé des siens ?

MON AVIS :

Sophie Nicholls a suivi des études de littérature et possède un doctorat en Creative Writing de l’université du Sussex. Elle vit en Angleterre, dans le Yorkshire, avec son compagnon et sa fille. Une robe couleur de vent est son premier roman. Best-seller autopublié au Royaume-Uni, il s’est vendu à plus de 160 000 exemplaires et est traduit dans cinq langues.

Véritable bonheur de lecture, ode à la tolérance et hymne à la vie, c’est un roman inspirant, qui s’inscrit dans la lignée de Chocolat de Joanna Harris. Pour autant, même si on se laisse porter par son côté résolument feel good, et son romantisme assumé, le roman de Sophie Nicholls traite également de sujets plus profonds. Outre l’évocation du bruissement et du chatoiement subtils des étoffes, cette petite fable amène un début de réflexion relativement pertinente sur la tolérance et l’acceptation de l’autre, quel qu’il soit.

Même en dépit d’une intrigue un peu mièvre et d’une galerie personnages pour le moins caricaturaux et/ou prévisibles, Sophie Nicholls parvient à décrire l’enchevêtrement des sentiments humains et les émotions telles que la haine, la jalousie, l’envie et la méchanceté qui divisent et opposent les habitants de la petite ville de York.

Sous des airs faussement simples, Une robe couleur de vent est un roman entraînant, sensuel et chatoyant dans lequel on se sent bien. Divertissant, touchant, sincère, il aiguise les sens autant qu’il ouvre l’esprit !

Je remercie les éditions Préludes et la plateforme NetGalley de leur confiance.

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