HISTOIRE DU SOIR

13 novembre 2019

M.C. BEATON : Agatha Raisin enquête, tome 15 : Bal fatal.

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M.C. BEATON, Agatha Raisin enquête, tome 15 : Bal fatal.
324 pages.
Editions Albin Michel (27 février 2019).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Calme plat dans les Cotswolds : pas un meurtre à la ronde pour notre détective préférée, Agatha ! Lorsqu'une riche divorcée lui demande d'élucider les menaces de mort dont sa fille Cassandra est victime, Agatha saute sur la proposition. Enfin une grosse affaire et sûrement un sacré coup de pub ! Elle ne croit pas si bien dire : lors d'un bal en l'honneur des fiançailles de Cassandra, elle déclenche une émeute en déjouant un assassinat... dont elle risque bien d'être la prochaine cible.

Avec plus de 800 000 exemplaires vendus, Agatha Raisin, l'héritière très spirituelle de Miss Marple version rock, a imposé sa personnalité loufoque et irrésistible. Vous reprendrez bien un peu de Worcestershire sauce dans votre thé ?

« C'est comme si la célèbre détective d'Agatha Christie avait rajeuni, adopté des mœurs de cougar, un humour caustique, et mangé de la vache folle. On est en Angleterre... C'est un régal. » Le Point.

MON AVIS :

Avec plus de 800.000 exemplaires vendus, on ne présente plus Agatha Raisin, l'héritière très spirituelle de Miss Marple version rock. En seulement quelques années, l’héroïne de M.C. Beaton a su imposer sa personnalité loufoque et irrésistible sur les rayons des librairies de l’Hexagone et les lecteurs en redemandent. Ils sont toujours plus nombreux et impatients de retrouver leur détective favorite dans des enquêtes toujours plus rocambolesques ! On peut désormais parler d'un véritable phénomène « Agatha Raisin ».

Pourtant, il faut bien avouer que les enquêtes d'Agatha sont parfois décevantes. On se souvient notamment de ses vacances à Chypre dans Vacances tous risques, de ses nombreuses déceptions amoureuses, ou plus récemment dans Chantage au presbytère où Agatha, complètement larguée par James Lacey, apparaissait le cœur et l’égo en miettes…

Malgré tout, on se surprend à toujours retomber sous le charme irrésistible et l’impertinence d’Agatha ! Il faut dire que M.C. Beaton a su introduire dans son récit des éléments nouveaux pour libérer l’esprit d’Agatha et relancer une série en perte de vitesse !

Désormais à la tête d’une agence de détectives, notre quinquagénaire peut enfin sortir de son rôle d’amateure et résoudre de vraies affaires ! L’intrigue de ce quinzième tome n’en est que plus intéressante !

Plus rythmée, plus incisive, avec toujours cette touche d’humour vache qu’on adore, Bal fatal est une comédie policière réussie et pleinement distrayante ! Espérons qu’Agatha garde le même cap pour ses prochaines enquêtes !

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11 novembre 2019

Hannah RICHELL : Les secrets de Cloudesley

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Hannah RICHEL, Les secrets de Cloudesley.
368 pages.
Editions Belfond (3 octobre 2019).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Dans le décor enchanteur d'une vieille demeure anglaise, Hannah Richell entremêle les voix de deux femmes pour conter une histoire de famille, mais aussi d'amour, pleine de passion et de drames. Un roman élégant qui ravira les fans de Daphné du Maurier et d'Eve Chase.

1955. On dit qu'au manoir de Cloudesley l'ennui n'existe pas. Pourtant, ce lieu de faste et de beauté, Lillian Oberon rêve de le fuir. À vingt-six ans, la jeune femme n'arrive plus à maintenir les apparences d'une vie heureuse aux côtés du séduisant magnat et collectionneur Charles Oberon. Qu'est-elle réellement pour lui ? Une œuvre de plus à contempler ou une femme à aimer ? Mais le jour où le destin place sur son chemin un peintre passionné, une autre vie semble possible...

Soixante ans plus tard, de la splendide demeure ne reste qu'une bâtisse en ruines. De retour à Cloudesley pour veiller sur Lillian, sa grand-mère adorée, Maggie Oberon fait une promesse : sauver l'héritage familial. Mais comment affronter les créanciers ? Et, surtout, comment la jeune femme, aux prises avec ses erreurs passées, pourra-t-elle gérer seule le domaine ?

Maggie ignore qu'entre les murs décrépis de la vieille maison se cache un trésor inestimable. Et un terrible secret, qui pèse sur elle et sur Lillian...

MON AVIS :

À la suite d'une carrière dans le marketing éditorial en Angleterre et en Australie, Hannah Richell s'est lancée dans l'écriture avec son premier roman, au succès international, Un fragile espoir (2014 ; Pocket, 2015). Après La Maison du lac (2015 ; Pocket, 2016), Les Secrets de Cloudesley est son troisième roman à paraître chez Belfond. Hannah Richell vit dans le sud-ouest de l'Angleterre, avec ses enfants.

Entre les murs décrépis du manoir de Cloudesley, de lourds secrets sommeillent. Des secrets dont les répercussions pourraient bien changer à jamais la vie de Maggie, une jeune trentenaire aux prises avec une carrière au point mort, un passé douloureux et une histoire familiale impossible à cicatriser…

Célébrée dans le monde entier comme l'héritière de Daphné Du Maurier, de Rosamunde Pilcher ou d’Eve Chase, Hannah Richell entremêle habilement les fils du présent et du passé et signe un roman nimbé de mystère et d’émotion. Son histoire d’amour éblouissante, pleine de passion et de drames aborde de manière subtile et élégante la jalousie, le désir et la complexité des liens familiaux. L’auteure y balaye également quantité d’autres thèmes comme l’infidélité, les violences conjugales, l’argent, les ravages de la guerre, l’art, le bonheur, la liberté… C’est un régal pour le lecteur qui, dès les premières pages, se sent happé et entraîné dans un véritable tourbillon d’émotions !

Sans aucun doute, l'histoire tragique et magnifique des secrets de Cloudesley vous hantera longtemps ! Porté par un souffle romanesque hors du commun, ce page turner touchant et plein de mystère et de secrets vous tiendra à coup sûr éveillé jusqu'au bout de la nuit !

Je remercie les éditions Belfond de leur confiance.

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04 novembre 2019

R.J. ELLLORY : Le chant de l'assassin

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R.J. ELLORY, Le chant de l'assassin.
496 pages.
Editions Sonatine (23 mai 2018).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

1972. Condamné pour meurtre, derrière les barreaux depuis plus de vingt ans, Evan Riggs n'a jamais connu sa fille, Sarah, confiée dès sa naissance à une famille adoptive. Le jour où son compagnon de cellule, Henry Quinn, un jeune musicien, sort de prison, il lui demande de la retrouver pour lui donner une lettre. Lorsqu'Henry arrive à Calvary, au Texas, le frère de Riggs, shérif de la ville, lui affirme que la jeune femme a quitté la région depuis longtemps, et que personne ne sait ce qu'elle est devenue. Mais Henry s'entête. Il a fait une promesse, il ira jusqu'au bout. Il ignore qu'en réveillant ainsi les fantômes du passé, il va découvrir un secret que les habitants de Calvary sont décidés à ne pas laisser divulguer.

Avec ce retour aux sources qui évoque par bien des aspects Seul le silence, R. J. Ellory nous livre un roman magistral, d'une puissance émotionnelle rare. Un de ses plus humains, un de ses plus sombres aussi.

MON AVIS :

Né en 1965, R.J. Ellory peut, à cinquante ans, s'enorgueillir d'avoir vendu plus d'un million de romans... en à peine plus de dix ans de carrière ! Car avant d'être publié en 2003, l'un des maîtres actuels du polar britannique a connu un parcours aussi atypique que mouvementé. Histoire familiale difficile, petite délinquance, groupe de rock et toujours, en filigrane, l'amour de la littérature. De 22 à 28 ans, il écrit 22 romans, tous refusés ! Il finit par renoncer... jusqu'à Papillon de nuit, qui lance définitivement sa carrière.

Le chant de l’assassin est son onzième roman à paraître en France aux éditions Sonatine et c’est de nouveau une sombre fresque dans laquelle l’auteur capture formidablement l’atmosphère oppressante et violente d’une Amérique rurale et conservatrice, qui préfère l’ordre à la vérité et l’oubli à la justice…

« C’est le passé qui détermine tout. C’est de là que nous venons tous, qu’il soit bon ou mauvais. »

Jalousie, mauvaises rencontres, choix funestes, fatalité, RJ Ellory décrit admirablement les mécanismes implacables du destin qui peuvent, en un instant, faire basculer la vie d’un individu lambda dans la violence et la tragédie. C’est sombre, mélancolique, profond, empli d’un suspense envoûtant que l’auteur entretient jusqu’à un final en apothéose, digne des meilleures tragédies shakespeariennes.

Le chant de l’assassin est une nouvelle preuve de l’immense talent de conteur de R.J. Ellory, un « slow motion thriller » magistral, dont le suspense mélancolique vous retiendra captif jusqu’à la dernière page !

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31 octobre 2019

Anny DUPEREY : Les chats de hasard

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Anny DUPEREY, Les chats de hasard.
224 pages.
Editions Points (17 octobre 2003).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Titi a choisi de vivre avec moi. C'est un petit chat gris, à la tête ronde, au regard doré et au poil court et laineux. De la race des chartreux. Doux, intelligent, rassurant, Titi, en plus d'être beau, a toutes les qualités. Compagnon à l'affection sans faille, Titi m'aime telle que je suis. Avec lui, je m'abandonne, sans peur, ni jeu ni séduction. Il est le premier de mes chats de hasard. 

Célèbre comédienne, Anny Duperey est également une romancière à succès. Tous ses ouvrages sont publiés en Points : L'Admiroir (couronné par l'Académie française), Le Nez de Mazarin, Allons voir plus loin, veux-tu ?, Le Voile noir, Je vous écris..., Essences et parfums, Les Chats mots et Une soirée.

MON AVIS :

Après Le Voile noir, soulevé courageusement après trente ans de silence sur la mort de ses jeunes parents, Anny Duperey poursuit l'introspection. Sous la forme cette fois d'un autoportrait au chat. Plus question de trauma ni de souffrance, c'est « un livre doux » que l'actrice a eu envie d'écrire. Elle le dédie à Missoui, la plus intelligente de ses chattes. C'est un hommage, en somme, qu'elle rend à ces êtres qui nous apportent paix et simplicité. 

Moi qui ne lis presque jamais d'ouvrage autobiographique, j’ai été transportée par les mots, simples et touchants d’Anny Duperey, ainsi que par la qualité du texte et sa portée philosophique. L'auteure et comédienne y raconte l’histoire des chats qui ont traversé sa vie. Chaque nouvelle rencontre avec ces félins qu’elle aime depuis l’enfance la conduira à raconter son métier sur les planches et au cinéma, les hommes qui ont partagé sa vie, son rapport à la maternité, à l’amitié, au deuil.

Les Chats de hasard sont un hymne à la terre, au ciel, à la vie ! Le roman explore les rapports que nous connaissons avec certaines bêtes. Pourquoi avons-nous une telle faim de leur tendresse, de leurs qualités particulières ? Un univers sensuel et drôle, terre à terre et philosophique, doux et apaisant surtout, comme une sorte d’hommage à ces animaux particuliers, ces « personnes animales » comme elle les nomme, qui accompagnent un temps de notre existence en y apportant paix et simplicité.

Après ma lecture, j’ai lu beaucoup d’avis de lecteurs qui disaient qu’il fallait avoir en soi l’amour des chats pour pouvoir comprendre le rapport fusionnel qui s’établit entre un chat et son maître. Je ne suis pas tout à fait d’accord dans le sens où Anny Duperey décrit très bien le « mystère » du chat qui choisit lui-même de s’attacher à telle ou telle personne. Elle choisit si bien ses mots pour décrire l’osmose, la bulle de confort que peuvent se partager un humain et un chat qu’on se fait facilement une idée précise de ce rapport hautement affectif et fait d’indépendance. En tout cas, moi qui n’ai jamais vécu entourée de chats et qui ne possède aucun de leurs codes ou de leur mode de communication, j’ai été sensible à ce qu’Anny Duperey racontait, à chacune de ses histoires d’amour avec ces chats que le hasard a placés sur sa route.

J’ai trouvé son texte admirable dans le sens où il est simple et dépouillé de toute fioriture. Anny Duperey s’y présente telle qu’elle est, c’est-à-dire très humble. Car il en faut de l’humilité et de la sensibilité pour raconter et décrire avec autant de candeur des sentiments qui peuvent si facilement prêter à la moquerie ! Anny Duperey parle à ses chats, elle miaule, leur offre pleinement son amitié, son affection et en retour obtient la leur. Elle garde dans son cœur la joie et l’amour que ses petits compagnons lui ont apporté et elle ose le clamer haut et fort, sans faire d’anthropomorphisme ni paraître ridicule.

Si j’ai été aussi sensible à son récit, c’est parce qu’il va bien au-delà de l’éloge animal. C’est un roman initiatique à la fois pour l’auteure, qui y aborde plusieurs questions existentielles (elle aborde bien sûr le deuil mais aussi beaucoup d’autres thématiques) mais aussi pour le lecteur, qui ne peut que réagir aux propos d’Anny Duperey et réfléchir à sa propre existence. En plus d’accompagner l’auteure dans sa catharsis, dans son lent cheminement vers la sérénité et l’acceptation du drame qu’elle a vécu dans son enfance, on accède soi-même à une forme de paix intérieure, de sagesse peut-être... J’aime cette sorte de parenthèse enchantée, qui m’invite à prendre mon temps, à m’arrêter et à me retirer du tumulte du monde pour me retourner et voir l’enfant que j’ai été et le chemin que j’ai parcouru… Le ton est extrêmement juste, c’est sensible sans pour autant verser dans la sensiblerie plonger dans des abysses intellectuels.

En bref, pour moi, ce roman est un « sans faute », il est juste parfait ! Il fourmille d’anecdotes, il est plein d’enfants et de chats, il est plein d’oiseaux, d’arbres, de fleurs... La campagne y éclate à chaque coin de page et c’est une véritable bouffée d’oxygène que j’ai respirée à plein poumons, à un moment où j’en avais vraiment besoin. C’est profond, émouvant, c’est écrit, on le sent, par une femme de grand talent. C’est un livre que je recommande absolument !

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29 octobre 2019

Gérard DELIGNY : Histoires en fête

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Gérard DELIGNY, Histoires en fête.
80 pages.
Editions Nord Avril (11 septembre 2017).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Voici un livre bien agréable à lire, composé de textes écrits par Gérard Deligny et des peintures du même artiste, rassemblés sous le titre Histoires en fête. L'auteur illustre lui-même ces pages avec de nombreuses peintures insérées.

Artiste-peintre reconnu, on aperçoit ses œuvres dans plusieurs films de cinéma dont Bienvenue chez les Chtis ! Gérard Deligny est aussi l'auteur-compositeur-interprète de plus de 350 chansons. Histoires en fête est son septième ouvrage.

MON AVIS :

J’attends toujours impatiemment de lire des nouvelles de mon ami Gérard ! Cet artiste aux multiples facettes, peintre de renom, décorateur de télévision et de cinéma, a su garder son âme d’enfant. Ses brefs textes, pleins de fantaisie et d’un humour joyeux, me rappellent les friandises pétillantes et acidulées que, petite, j’aimais tant picorer ! Frais et spontané, l’univers de Gérard Deligny me parle, m’émeut et me fait tout oublier.

Ses douze nouvelles, piochées parmi les fêtes du calendrier, sont comme autant de photos instantanées. Tour à tour joyeuses, cocasses, drôles ou mélancoliques, elles invitent à la détente, à la rêverie et au plaisir simple de la lecture. On y passe agréablement du rêve à la réalité en oubliant ses problèmes et la course effrénée du temps qui passe !

C’est parfait pour s’aérer de l’intérieur, se détendre et se ressourcer !

Je remercie l’auteur pour son amitié ainsi que pour sa charmante dédicace.

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24 octobre 2019

M.C BEATON : Agatha Raisin enquête, tome 14 : Gare aux fantômes

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M.C. BEATON, Agatha Raisin enquête, tome 14 : Gare aux fantômes.
342 pages.
Editions Albin Michel (31 octobre 2018).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Croyez-vous aux fantômes ? Mrs Witherspoon, une vieille mégère détestée de ses voisins et de ses propres enfants, se plaint de visites spectrales. Chuchotements, bruits de pas, brouillard suspect... sa maison serait hantée ! Les blagues vont bon train au village : mensonges ou hallucinations ?Lorsque la vieille dame meurt dans des circonstances suspectes, plus personne ne rit : s'agit-il d'une farce qui a mal tourné ou d'un règlement de compte ? Mrs. Whiterspoon avait-elle de féroces ennemis ? Quels dangereux secrets abrite sa demeure ? Agatha Raisin n'a plus l'âge de jouer aux fantômes mais bel et bien celui de traquer des meurtriers. Avec l'aide de son voisin, le charmant Paul Chatterton, elle compte bien démasquer ces « revenants » qui ont déjà fait beaucoup trop de mal.

Avec plus de 800 000 exemplaires vendus, Agatha Raisin, l'héritière très spirituelle de Miss Marple version rock, a imposé sa personnalité loufoque et irrésistible. Vous reprendrez bien un peu de Worcestershire sauce dans votre thé ?

« C'est comme si la célèbre détective d'Agatha Christie avait rajeuni, adopté des moeurs de cougar, un humour caustique, et mangé de la vache folle. On est en Angleterre... C'est un régal. » Le Point.

MON AVIS :

Avec plus de 800.000 exemplaires vendus, on ne présente plus Agatha Raisin, l'héritière très spirituelle de Miss Marple version rock. En seulement quelques années, l’héroïne de M.C. Beaton a su imposer sa personnalité loufoque et irrésistible sur les rayons des librairies de l’Hexagone et les lecteurs en redemandent. Ils sont toujours plus nombreux et impatients de retrouver leur détective favorite dans des enquêtes toujours plus rocambolesques ! On peut désormais parler d'un véritable phénomène « Agatha Raisin ».

Pourtant, il faut bien avouer que les enquêtes d'Agatha sont parfois décevantes : comme dans Vacances tous risques, lorsque notre quinqua sans scrupule était en vacances à Chypre, ou dans L’enfer de l’amour, lorsqu’on la retrouvait en pleine déconfiture sentimentale ou plus récemment dans Chantage au presbytère où Agatha, complètement larguée par James Lacey, apparaissait le cœur et l’égo en miettes…

Mais sans qu'on se l'explique véritablement, on se surprend pourtant à retomber sous le charme d'Agatha au moment où on s'y attend le moins ! C’est exactement ce qui s’est passé avec ce quatorzième tome de la série, Gare aux fantômes. Pourtant, le schéma narratif reste le même, à ceci près que, cette fois, M.C. Beaton a cherché à innover et à introduire enfin dans son récit des éléments nouveaux visant à relancer une série en perte de vitesse. Enrichie d’un nouveau personnage tout à fait intéressant, son intrigue, plus rythmée, plus incisive fonctionne davantage que la précédente.

Grâce à cette nouvelle comédie policière vraiment distrayante et réussie, M.C. Beaton, dont on pouvait craindre qu’elle ait épuisé ses ressources, semble avoir retrouvé la forme ! Il n’en fallait pas plus pour que l’on ait envie de retrouver son impertinente héroïne dans de prochaines aventures !

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19 octobre 2019

Alafair BURKE : Un couple irréprochable

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Alafair BURKE, Un couple irréprochable.
379 pages.
Editions Presses de la Cité (19 septembre 2019).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Angela Powell est en apparence une femme comblée. Elle mène une vie confortable avec Jason, un brillant professeur d'économie devenu une personnalité médiatique, et leur fils de treize ans. Mais leur bonheur de façade se lézarde lorsque l'une des stagiaires de son mari dépose plainte contre lui pour comportement déplacé, puis qu'une de ses collaboratrices l'accuse de viol. De quoi donner à Angela l'impression qu'elle ne connaît peut-être pas si bien celui qui partage sa vie. Pourtant, face à l'obstination d'une enquêtrice coriace, elle choisit quand même de jouer son rôle d'épouse et de le défendre, envers et contre tout.

La disparition soudaine d'une des deux jeunes femmes donne cependant une autre dimension à l'affaire. Tandis que la presse se repaît du scandale, Angela est tiraillée entre la honte, le doute et le besoin de préserver un sombre secret...

MON AVIS :

Diplômée en droit de l'université Stanford, Alafair Burke a été procureure adjointe du district de Portland, spécialisée dans les affaires de violences conjugales, avant d'emboîter le pas de son père – James Lee Burke - comme auteure de romans policiers. Elle a aujourd’hui à son actif de très nombreux livres, dont une série co-écrite avec Mary Higgins Clark.

Avec Un couple irréprochable, elle signe un thriller psychologique sans concession sur les faux-semblants conjugaux et les profondeurs inavouables de l'âme humaine.

Entre scandales et secrets inavoués, Alafair Burke brouille savamment les pistes et livre à ses lecteurs un domestic thriller intense et captivant, qui se lit comme un puzzle que l’on reconstitue.

Coupable ou innocent ? Victimes ou menteuses ? Une seule chose est sûre : il n’y a pas de fumée sans feu… L’accusation de Jason Powell va déclencher un véritable raz-de-marée qui va engloutir sa réputation, son travail et sa famille. Son salut ne pourra advenir qu’à une condition : que la vérité éclate au grand jour…

« En un instant, je suis devenue celle que j’étais censée être depuis le début : l’épouse qui ment pour protéger son mari. »

Une quête de la vérité passionnante, servie par des personnages délicieusement ambivalents, Un couple irréprochable va vous scotcher par son dénouement !

Je remercie les éditions Presses de la Cité de leur confiance.

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15 octobre 2019

Tamara McKINLEY (alias Ellie DEAN) : La Pension du Bord de mer, tome 4 : Là où le coeur se pose

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Tamara McKINLEY (alias Ellie DEAN), La Pension du Bord de mer, tome 4 : Là où le coeur se pose.
384 pages.
Editions L'Archipel (7 novembre 2018).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Février 1941. Julie travaille dans le quartier de l’East End, à Londres, quand un bombardement détruit la maison dans laquelle elle a grandi, anéantissant tous les siens, à l’exception de son neveu William, un nourrisson.

Déterminée à tenir la promesse qu’elle a faite à sa sœur de veiller sur William jusqu’à ce que Bill, son père, rentre du front, elle accepte un poste de sage-femme à l’hôpital de Cliffehaven, sur la côte sud-est de l’Angleterre.

La famille Reilly, qui dirige la pension du Bord de Mer, la prend sous son aile. Mais bientôt, Julie apprend que Bill est porté disparu... tandis que William tombe gravement malade.

À son chevet, Julie craint de perdre ce petit ange qu’elle commençait à aimer comme son propre fils.

MON AVIS :

Née en Tasmanie, Tamara McKinley vit à présent dans un hameau du Sussex. Sa saga La pension du Bord de Mer, qui se déroule en pleine Seconde Guerre mondiale, rencontre un vif succès. Ce roman, Là où le cœur se pose, en est le quatrième volet et c’est toujours avec le même plaisir qu’on retrouve la pension de Cliffehaven et ses attachants propriétaires.

Comme dans les tomes précédents, l’effort de guerre, le partage et solidarité sont toujours au cœur même du roman de Tamara McKinley. Au-delà de l’hommage que l’auteure rend à la population civile britannique durant la Seconde Guerre mondiale, elle exhorte en quelque sorte ses lecteurs à imiter leurs aînés et à rester, eux aussi, unis dans l’adversité.

Malgré une impression de déjà lu et quelques facilités, ce quatrième tome de La pension du Bord de Mer est toujours aussi plein de bons et nobles sentiments, de chaleur humaine et générosité.

Si vous aimez les grandes et belles sagas romanesques, les histoires réconfortantes, les personnages forts et bien campés, n’hésitez pas et courez chez votre libraire ! Là où le cœur se pose vous fera vibrer de la première à la dernière page !

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12 octobre 2019

Lucinda RILEY : La jeune fille sur la falaise

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Lucinda RILEY, La jeune fille sur la falaise.
512 pages.
Editions Charleston (6 novembre 2015).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

En plein chaos sentimental, Grania Ryan quitte New York pour aller se ressourcer en Irlande, dans la ferme familiale. C'est là, au bord d'une falaise, qu'elle rencontre Aurora Lisle, une petite fille étrange et attirante qui va changer sa vie... En trouvant de vieilles lettres datant de 1914, Grania va découvrir le lien qui unit leurs deux familles depuis des années. D'une histoire d'amour incroyable à Londres en temps de guerre à une relation compliquée dans le New York d'aujourd'hui, les destins des Ryan et des Lisle s'entremêlent tragiquement depuis un siècle. Mais quel est ce secret qui est à l'origine de presque cent ans de chagrins ? Obsédante, exaltante et bouleversante, l'histoire d'Aurora raconte le triomphe de l'amour sur la mort.

MON AVIS :

Lucinda Riley est née en Irlande et après une carrière d'actrice au théâtre, au cinéma et à la télévision, elle a écrit son premier roman à 24 ans. Ses livres ont depuis été traduits dans 37 langues et se sont vendus à 20 millions d'exemplaires dans le monde entier. Elle figure fréquemment en tête de liste de best-sellers du New York Times et du Sunday Times. C’est dire si l’on peut faire confiance à cette reine du roman féminin !

Depuis son premier roman, La maison de l’orchidée, Lucinda Riley n’a cessé d’écrire des histoires de famille étourdissantes qui font le bonheur de millions de lectrices de par le monde entier. Si vous aimez les grandes sagas familiales et les destins de femmes bouleversés par les drames de l'Histoire et les secrets du passé, vous aimerez forcément La jeune fille sur la falaise, qui établit pour de bon Lucinda Riley comme l'une des romancières les plus douées et les plus captivantes du moment !

L’auteure y donne vie à une constellation de personnages, tous si attachants et si inoubliables que très vite, on se laisse emporter par le tourbillon de drames dans lequel ils gravitent ! Leurs histoires de famille tourmentées, leurs peines de cœur, leurs chagrins et leurs secrets sont tout simplement passionnants !

Et même si on a parfois du mal à croire que deux familles puissent essuyer autant de revers et vivre autant d’épreuves, l’intrigue romanesque de Lucinda Riley se lit sans aucun déplaisir ! Sans cesse poursuivis par la perte, les déceptions et la folie, les personnages que Lucinda Riley a imaginés ne peuvent finalement que toucher le cœur des lectrices !

La jeune fille sur la falaise est un roman bouillonnant et hautement addictif sur les sentiments, la famille et les choix qui nous façonnent. Divertissant et porté par un souffle romanesque hors du commun, c’est le roman idéal pour s’évader et occuper les journées d’automne pluvieuses !

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02 octobre 2019

Madeline MILLER : Circé

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Madeline MILLER, Circé.
576 pages.
Editions Pocket (2 mai 2019).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Fruit des amours d'un dieu et d'une mortelle, Circé la nymphe grandit parmi les divinités de l'Olympe. Mais son caractère étonne. Détonne. On la dit sorcière, parce qu'elle aime changer les choses. Plus humaine que céleste, parce qu'elle est sensible. En l'exilant sur une île déserte, comme le fut jadis Prométhée pour avoir trop aimé les hommes, ses pairs ne lui ont-ils pas plutôt rendu service ? Là, l'immortelle peut choisir qui elle est. Demi-déesse, certes, mais femme avant tout. Puissante, libre, amoureuse...

MON AVIS :

Née en 1978 à Boston, Madeline Miller a étudié l'histoire et la littérature classique à l'université de Yale avant de devenir professeur de grec ancien et de latin. Le Chant d'Achille (Rue Fromentin, 2014), son premier roman, a obtenu l'Orange Prize for Fiction en 2012. Madeline Miller s'est lancée dans l'écriture de ce livre pour mieux faire connaître cette période fondatrice de l'Histoire à un plus large public, tout en proposant un angle de vue nouveau aux lecteurs qui connaissent déjà l'Iliade.

Avec Circé, Madeline Miller propose une plongée fascinante dans la mythologie grecque. Sa reprise d’une des figures la plus tristement célèbre de l’Odyssée fait de Circé une héroïne indépendante, libre et courageuse. C’est moderne, féministe, presque comme si Circé revenait sous les traits de Wonder Woman !

Pour autant, malgré ce nouvel angle, le récit de Madeline Miller présente exactement les mêmes longueurs ou langueurs que celui d’Homère. La narration y est majoritairement lente et mélancolique. L’exil de Circé n’a rien de franchement palpitant et ses jours, marqués du sceau de l’immortalité, sont soumis à une temporalité que le lecteur a beaucoup de mal à accepter… Bref, c’est long et ça fiche même un peu le bourdon !

Fort heureusement, on évite l’évanouissement et la neurasthénie grâce à l’intervention oxygénante d’une multitude de personnages célèbres. Se croisent donc tout le panthéon des dieux de l’Olympe ainsi que quelques uns des plus grands héros de l’Antiquité tels qu’Ulysse ou Dédale. Chacun intrigue à qui mieux mieux, manipule, s’efforce de déjouer les trahisons et les pièges tendus par des divinités facétieuses (pour ne pas dire cruelles), ce qui a au moins le mérite de créer un peu d’animation dans un monde où la perception du temps qui passe est radicalement différente de la nôtre ! Cependant, ne vous attendez pas non plus à vous trouver embarqué dans un récit trépidant et débordant d’action (type fantasy), vous seriez forcément déçu ! Circé n’est rien d’autre que le roman d’apprentissage très immersif d’une sorcière qui découvre son don et ses pouvoirs.

Si vous souhaitez retrouver le souffle épique, toute la sauvagerie et le frisson de l’Antiquité, mieux vaut encore, à mon humble avis, (re)lire les textes originaux, qui sont tout de même fondateurs de notre littérature occidentale.

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