HISTOIRE DU SOIR

17 janvier 2020

Martine DELOMME : Le choix des apparences

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Martine DELOMME, Le choix des apparences.
360 pages.
Editions Presses de la Cité (23 janvier 2020).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Brillante, déterminée, redoutable, Camille est avocate spécialisée dans les affaires familiales à Toulouse, où elle vit avec son compagnon. Jusqu'au jour où un acte d'une détresse extrême fait chanceler ses convictions. Bouleversée, la jeune femme se réfugie à Douarnenez, là où elle a vécu ses plus beaux étés, enfant. Alors qu'elle s'apprête à rentrer, elle accepte sur un coup de tête un travail d'assistante dans une biscuiterie locale. Qu'importe qu'elle soit trop qualifiée ; ce poste, même modeste, lui offre une parenthèse salutaire. Pour renaître, Camille va changer de vie, faire de nouvelles rencontres, découvrir combien on peut être utile aux autres. Différemment...

Et affronter enfin les fantômes qui la hantent depuis tant d'années ?

MON AVIS :

Bordelaise d’origine, Martine Delomme a dirigé pendant vingt ans une entreprise d’exportation de vin. Elle a notamment publié Un été d’ombre et de lumière, D’une vie à l’autre et Le pacte du silence, dans lesquels elle brosse de poignants portraits de femme avec un soupçon de suspense. Son nouveau roman, Le choix des apparences, est à paraître aux éditions Presses de la Cité le 23 janvier.

Camille est une brillante avocate, à qui tout réussit ou presque. Ses plaidoiries cinglantes lui valent la considération mais provoquent aussi de profondes inimitiés dans sa profession, une réputation de tueuse dont elle s’accommode fort bien jusqu’à ce qu’un drame doublé d’un terrible sentiment de culpabilité fasse basculer son univers et voler ses certitudes en éclat.

Harcelée, pressée par son associée de s’éloigner du cabinet, Camille décide alors de s’accorder une pause et part se ressourcer à Douarnenez, où enfant, elle a passé de nombreux étés. Retranchée dans un véritable petit coin de paradis, uniquement entourée du calme mélancolique de la plage et de la rumeur des vagues, Camille redécouvre le plaisir de se détendre et de vivre au présent. Petit à petit, les soucis avec ses clients s’estompent et la pression des plaidoiries cède la place à l’oisiveté et à la contemplation. Face à la mer sans fin, elle se sent peu à peu gagnée par un merveilleux sentiment de plénitude et de liberté…

Et on la comprend ! Camille n’est pas la seule à avoir des souvenirs heureux de vacances passées en Bretagne ! La pointe du Raz, les sentiers qui traversent la lande sauvage fleurie de bruyère, l’air pur et les baignades, les crêpes, le beurre salé et les palets bretons… Martine Delomme s’y entend pour faire saliver le lecteur et flatter ses sens ! Pourtant, cette parenthèse salutaire ne peut pas durer… Camille doit rentrer à Toulouse, retrouver sa vie et son métier d’avocate.

Contre toute attente, la jeune femme accepte pourtant un poste dans une biscuiterie locale. Cet emploi modeste lui fournit l’excuse idéale pour rester plus longtemps dans cet environnement paisible où elle a doucement recommencé à vivre. Loin de son cabinet, détachée de son couple, Camille s’autorise à penser à elle. Gagnée progressivement par l’enthousiasme et un sentiment presque joyeux, il lui faudra cependant affronter les ombres de son passé pour goûter enfin au bonheur…

« C’est ici, en Bretagne, qu’elle avait trouvé une certaine sérénité, dans ce pays rigoureux, solide et généreux. Et elle s’était sentie en sécurité parmi ses maisons de granit aux toits d’ardoise, ces plages à l’infini et ces rochers auxquels se retenir pour ne pas sombrer dans ses propres sables mouvants. »

Car, sous son apparente froideur, Camille n’est en fait qu’une jeune femme vulnérable qui tente à tout prix de se protéger… Certes, il apparait très tôt dans le récit que la jeune femme a reçu une éducation rigoureuse où l’échec n’était pas admis. En témoignent ses rapports très conflictuels avec son père mais quelles souffrances Camille a-t-elle bien pu endurer pour avoir une aussi piètre estime de la gent masculine ? Et quel est le mystérieux secret qu’elle semble garder par devers elle ?

Avec cette belle histoire de reconstruction après un drame et la perte d’un être cher, Martine Delomme signe avec Le choix des apparences un roman grand public poignant, une histoire de chagrin et de résilience résolument optimiste, qui donne envie au lecteur de redresser la tête et d’aller de l’avant ! Une excellente découverte !

Je remercie les éditions Presses de la Cité de leur confiance.

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12 janvier 2020

Florence ROCHE : Le pensionnat de Catherine

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Florence ROCHE, Le pensionnat de Catherine.
306 pages.
Editions Presses de la Cité (3 octobre 2019).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Dans les années 1960, les secrets de la guerre commencent seulement à affleurer... pour Samuel, petit Juif adopté à six ans, victime de passeurs véreux pendant la Seconde Guerre mondiale, et pour Camille, fille d'une sévère directrice de pensionnat. Dans la région d'Annecy, tous deux vont se rencontrer et mener une périlleuse quête de vérité...

Dans les années 1960, les secrets de la guerre commencent seulement à affleurer. Ainsi,
Samuel, jeune professeur, apprend, à la mort de sa mère adoptive, qu'il a été recueilli en 1943 non loin de la frontière suisse où un réseau de passeurs aidait les Juifs à fuir. En Haute-Loire, Camille, elle, seconde sa mère Catherine, une veuve qui dirige avec autorité un pensionnat de jeunes filles. L'arrivée d'une nouvelle enseignante, qui porte de lourdes accusations à l'encontre de Catherine, va remettre en cause les certitudes de Camille sur sa filiation. C'est dans la région d'Annecy que Samuel et Camille vont se rencontrer par hasard au milieu des ruines du chalet des anciens passeurs de Juifs. Tous deux se lancent dans une périlleuse quête de leurs origines et, surtout, découvrent l'amour...

MON AVIS :

Professeure d'histoire-géographie, Florence Roche vit en Haute-Loire. Très impliquée auprès de ses élèves, elle partage son temps entre l'écriture et l'enseignement ; elle publie son premier roman en 1999. Auteure de près d'une vingtaine de romans, elle aime mêler la grande Histoire au suspense, une combinaison très efficace que j’avais déjà beaucoup appréciée dans Les parfums d’Iris et La réfugiée du domaine.

J’ai à nouveau été conquise par la plume directe, concise de l’auteure et par l’intrigue passionnante de son dernier roman, Le pensionnat de Catherine, dans lequel elle évoque une des pages les plus sombres de l’Occupation.

Samuel, un jeune juif victime de passeurs véreux, et Camille, la fille d’une sévère directrice de pensionnat, vont ensemble mener leur enquête et lever le voile sur les secrets qui entourent leur petite enfance et leur filiation respective. Une quête de vérité périlleuse et sans temps mort qui leur permettra également de découvrir l’amour…

S’il y a un bien un roman avec lequel on ne s’ennuie pas, c’est bien Le pensionnat de Catherine ! Entre fausses pistes, usurpation d’identité et suicide, les rebondissements et les révélations s’enchaînent à un rythme si ébouriffant que le lecteur a parfois du mal à s’y retrouver ! Une impression que les nombreux sauts dans le passé contribuent malheureusement à renforcer… Il aurait peut-être été utile d’insérer davantage d’indications temporelles à chaque début de chapitre mais qu’importe ! Ce n’est pas si dérangeant et on oublie bien vite ce petit bémol tant l’intrigue est, du reste, passionnante !

Le pensionnat de Catherine fait partie de ces romans magnifiques, qui s’inscrivent dans la grande tradition romanesque. Il plaira sans aucun doute à tous ceux qui aiment les histoires faciles à lire et les romans courts !

Je remercie les éditions Presses de la Cité de leur confiance et Florence Roche pour sa charmante dédicace.

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Ken FOLLETT : Un monde sans fin

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Ken FOLLETT, Un monde sans fin.
1296 pages.
Editions Robert Laffont (2 octobre 2008).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

1327. Quatre enfants sont les témoins d'une poursuite meurtrière dans les bois : un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d'enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont la teneur pourrait mettre en danger la couronne d'Angleterre. Ce jour lie à jamais leurs sorts... L'architecte de génie, la voleuse éprise de liberté, la femme idéaliste, le guerrier dévoré par l'ambition : mû par la foi, l'amour et la haine, le goût du pouvoir ou la soif de vengeance, chacun d'eux se bat pour accomplir sa destinée dans un monde en pleine mutation - secoué par les guerres, terrassé par les famines, et ravagé par la Peste noire.

Avec Un monde sans fin, Ken Follett nous offre une nouvelle fresque historique aussi séduisante et captivante que Les piliers de la Terre, cette superbe épopée romanesque qui avait pour cadre l'Angleterre du XIIe siècle.

MON AVIS :

Certaines lectures sont comme les bonnes résolutions du premier janvier, il arrive qu’on ne les mène pas forcément à bon terme…

Avec Un monde sans fin, Ken Follett donne une suite volumineuse aux piliers de la terre. Je l’ai abordée sereinement tant j’avais adoré suivre la construction de la cathédrale de Kingsbridge.

Mais ici, le souffle qui m’avait tant plu dans le premier opus semble tari. Même si Un monde sans fin répond convenablement aux codes du genre historique, on a quand même l’impression de revivre les mêmes trahisons, les mêmes intrigues amoureuses et les mêmes rebondissements que dans Les piliers de la terre.

Fort de son précédent succès éditorial, Ken Follett y a repris les mêmes ingrédients, les mêmes thèmes rémunérateurs que dans son premier opus. Il est de nouveau question de secret mal gardé, de moines à la morale et à la chasteté douteuses, d’ecclésiastiques dévorés par l’ambition et de toute une flopée de personnages plus ou moins crédibles sur lesquels s’abattent les pires malheurs… C’est tellement décevant !

Entre longueurs, fadeurs et délayages insipides, Un monde sans fin fait figure de pâle copie. Elle n’égale en rien la phénoménale saga romanesque que Ken Follett nous avait offerte avec Les piliers de la Terre ! Je ne suis pas certaine de vouloir retenter l’expérience avec Une colonne de feu

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31 décembre 2019

Marie VAREILLE : Je peux très bien me passer de toi

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Marie VAREILLE, Je peux très bien me passer de toi.
352 pages.
Editions Charleston (13 janvier 2017).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Chloé, 28 ans et Parisienne jusqu'au bout des ongles, enchaîne les histoires d'amour catastrophiques. Un jour, elle conclut un pacte avec son amie Constance. Chloé devra s'exiler en pleine campagne avec l'interdiction d'approcher un homme, et réaliser son rêve de toujours : écrire un roman. Constance, incorrigible romantique, s'engagera à coucher le premier soir avec un parfait inconnu.

De Paris aux vignobles du Bordelais en passant par Londres, cet étrange pari entraînera les deux amies bien plus loin que prévu...

Réussiront-elles à tenir leur engagement ?

Un pacte entre copines, un exil, un nouveau départ... Jusqu'où iront-elles ?

MON AVIS :

Comme n'importe quelle fille de 30 ans, Marie Vareille croule sous les problèmes existentiels : une vie amoureuse qui passe sans crier gare du néant le plus total à la tragédie grecque, une dangereuse tendance à prendre les Mojitos pour des menthes à l'eau et une carte bleue hors de tout contrôle… Seul remède à ses déboires : s'inventer des histoires. Marie Vareille écrit depuis qu'elle a été en âge d'aligner trois phrases sur ses cahiers Hello Kitty. Depuis, l’auteure, qui se consacre désormais à l’écriture, a remporté de nombreux prix pour en littérature jeunesse pour sa trilogie Elia la passeuse d’âmes et ravi le cœur de milliers de lectrices l’été dernier avec La vie rêvée des chaussettes orphelines, un septième roman profond et surprenant, qui cache, comme par pudeur, une émouvante et touchante histoire de reconstruction, à laquelle j’ai moi aussi succombé !

Charmée par l’écriture enjouée et optimiste de Marie Vareille et curieuse de découvrir ses autres romans, je me suis décidée à lire Je peux très bien me passer de toi, son deuxième roman qui a reçu ne 2015 le 1er prix des lectrices Confidentielles.

Et sans surprise, je l’ai beaucoup aimé ! C’est un roman feel good certes plus classique, dans lequel on retrouve toutefois l’humour et le sens de la repartie de l’auteure ! Rocambolesques à souhait, les déboires sentimentaux de ses héroïnes n’ont vraiment rien à envier à ceux de Bridget Jones !

Je peux très bien me passer de toi est un roman frais et léger dans lequel on s’amuse et on rit beaucoup ! Mais sous couvert de bonne humeur et de fantaisie, l’auteure en profite également pour aborder les questions amoureuses que l’on se pose toutes, ainsi que des thèmes plus complexes, comme la fidélité, la solitude ou la difficulté de trouver l’âme sœur. C’est drôle, c’est sensible, bien rythmé.

Bref, c’est un très bon roman pour bien commencer l’année !

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27 décembre 2019

Laurence PEYRIN : Ma Chérie

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Laurence PEYRIN, Ma Chérie.
322 pages.
Editions Calmann-Levy (13 mars 2019).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Tout le monde l’appelle « ma chérie ». Elle va découvrir qui elle est vraiment.

Née dans un village perdu du sud des États-Unis, Gloria était si jolie qu’elle est devenue Miss Floride 1952, et la maîtresse officielle du plus célèbre agent immobilier de Coral Gables, le quartier chic de Miami.

Dans les belles villas et les cocktails, on l’appelle « Ma Chérie ». Mais un matin, son amant est arrêté pour escroquerie. Le monde factice de Gloria s’écroule : rien ne lui appartient, ni la maison, ni les bijoux, ni l’amitié de ces gens qui s’amusaient
avec elle hier encore.

Munie d’une valise et de quelques dollars, elle se résout à rentrer chez ses parents. Dans le car qui l’emmène, il ne reste qu’une place, à côté d’elle. Un homme lui demande la permission de s’y asseoir. Gloria accepte.

Un homme noir à côté d’une femme blanche, dans la Floride conservatrice de 1963…Sans le savoir, Gloria vient de prendre sa première vraie décision et fait ainsi un pas crucial sur le chemin chaotique qui donnera un jour un sens à sa nouvelle vie…

« Avec Laurence Peyrin, on rit, on pleure, on partage les multiples combats de l’existence des femmes.» Marie Chaudey, La Vie

MON AVIS :

Journaliste pendant vingt ans, Laurence Peyrin a choisi un jour de tout quitter pour écrire. Depuis, elle construit une oeuvre romanesque qui allie des histoires passionnantes, des personnages subtils et forts, une intensité d’émotion et une belle écriture. De La drôle de vie de Zelda Zonk, prix Maison de la presse 2015, à L’Aile des vierges en passant par Miss Cyclone, ses romans ne cessent de conquérir les lecteurs.

Sans surprise, j’ai été de nouveau conquise par ce nouveau roman de Laurence Peyrin dans lequel j’ai retrouvé, condensé sur un peu plus de 300 pages, tout ce qui a façonné l’Histoire des Etats-Unis des années soixante. Une bouffée d’oxygène pour un roman qui, pourtant, brosse le portrait d’une Amérique qui se cherche…

Entre ségrégation, Ku Klux, Klan, lutte pour les droits civiques, assassinat de Kennedy, etc…, Laurence Peyrin fouille avec une étonnante fraîcheur et légèreté les replis les plus nauséabonds de l’Histoire des Etats-Unis. Elle recrée autour de Gloria la bande-son d’une période trouble, où les écrans de télé sont en noir et blanc, où le pays est engoncé dans la guerre froide et des mœurs très conventionnelles. La ségrégation raciale est encore légale dans la plupart des États du Sud et les Noirs n’occupent que des places subalternes dans la vie sociale et le monde professionnel. La famille traditionnelle constitue le cœur de la société et le modèle américain réside dans le mode de vie de cadres blancs vivant dans de confortables pavillons de banlieue, avec des enfants qui jouent dans les rues bordées de pelouse.

Le décor est planté. C’est le monde dans lequel évolue Gloria, une jolie trentenaire au physique très avantageux de star hollywoodienne, ex-Miss Floride 1952, devenue la maîtresse du plus célèbre agent immobilier de Coral Gables, le quartier chic de Miami. Depuis dix ans, cette jolie blonde peroxydée entretient une vie oisive faite de richesse, de luxe et de mondanités, jusqu’à ce que GG soit arrêté pour escroquerie et que son monde factice s’écroule… Gloria n’a alors d’autre choix que de repartir en bus dans son village natal de Chooga Pines avec, pour seule possession, sa valise Hermès et quelques dollars en poche. C’est au cours de ce voyage qu’elle rencontre un Marcus, un Noir, qui lui demande la permission de s’assoir à côté d’elle, seule place alors disponible... Gloria accepte mais dans la très conservatrice Floride de 1963, elle ignore encore qu’elle vient de s’engager sur le chemin qui lui permettra de découvrir qui elle est vraiment…

Arrivée sur place, Gloria devra faire face à son passé, aux critiques des rednecks locaux et au jugement de tous ceux qui la connaissent depuis son plus jeune âge. Qu’est donc devenue la gamine dégingandée, moquée pour son physique ingrat sinon une poule de luxe entretenue à grand frais par un escroc ?

« Parfois, Gloria se disait qu'elle valait trois mille dollars par mois et qu'il n'y avait peut-être pas de quoi être fière. »

Ce difficile retour au bercail lui permettra surtout de donner un autre tour à sa vie toute faite de cocktails et de paillettes. Grâce à Marcus, Benjamin, Suzie, Papa, Maman Merriman et les autres, Gloria va peu à peu retrouver sa dignité, s’ouvrir aux autres et s’engager sur la voie de la tolérance. Sa métamorphose s’accompagnant, comme toujours avec Laurence Peyrin, de jolis moments d’émotion où l’on retrouve, en judicieux contrepoint, les plus grands tubes d’Aretha Franklin, de Ben E. King, d’Elvis Presley ou de Bill Haley ! Tout un programme !

Je ne peux que vous conseiller de vous précipiter sur ce magnifique roman d’apprentissage ! Vous en ressortirez forcément reboosté(e)s par le portrait, très inspirant, que brosse l’auteure de son héroïne ainsi que par les valeurs universelles qu’elle y véhicule !

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24 décembre 2019

Sarah HAYWOOD : Le cactus

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Sarah HAYWOOD, Le cactus.
448 pages.
Editions Denoël (7 juin 2018).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

À quarante-cinq ans, Susan Green s’est fabriqué une vie parfaite : elle a un métier qu’elle adore, un joli studio dans lequel elle cultive ses précieux cactus, un arrangement bien particulier avec Richard, qui lui procure sorties culturelles et satisfaction sexuelle. Tout est sous contrôle, sauf son insupportable frère, Edward, un fainéant alcoolique qui vit aux crochets de leur mère malade. Cette merveilleuse mécanique commence à se dérégler quand Susan apprend qu’elle est enceinte (comment a-t-elle pu faire une erreur aussi énorme ?) et que sa mère décède en laissant à Edward la totalité de sa maison (comment sa mère a-t-elle pu la trahir ainsi ?). Hors de question de garder Richard, le père de l’enfant, dans le paysage, leur accord était très clair, et hors de question de laisser son frère hériter ! Déterminée, inflexible, Susan se bat sur tous les fronts, en vain. L’inaccessible « cactus » va-t-il enfin laisser un peu de place à l'improvisation et au lâcher-prise ?

MON AVIS :

Née à Birmingham, Sarah Haywood est avocate et vit aujourd'hui à Liverpool avec son mari et ses deux fils. Le Cactus est son premier roman. Il met en scène une héroïne un peu spéciale qui ne laisse personne s’approcher trop près d’elle et fuit toute sorte d’engagement sentimental. Jusqu’au jour où sa vie va basculer…

Très bien écrit mais tout à fait accessible, drôle et émouvant, Le cactus fait partie des ces romans à part, totalement inclassables, pour lesquels on craque dès les premières pages. Décalée mais terriblement tendre et attachante, Susan Green, dont la vie est minutieusement réglée selon une routine étrange, va se trouver chamboulée lorsqu’elle découvre qu’elle est enceinte et que sa mère décède en laissant à son frère Richard l’usufruit de la maison familiale. Déterminée et inflexible, cette quadragénaire au charme déconcertant et à l’humour aussi piquant que les cactus qu’elle collectionne, entreprend alors de récupérer la part d’héritage dont sa mère l’a privée. Pour cela, elle devra devra se dépouiller de ses épines et se confronter au monde extérieur, aux autres ainsi qu’à un secret de famille farouchement gardé… Parviendra-t-elle à laisser place à l’improvisation et au lâcher prise, c’est tout le propos du roman de Sarah Haywood !

Au fil des pages et de ses rencontres pour le moins improbables, Susan va comprendre qu’elle a besoin du concours et de l’amitié des autres pour s’épanouir et vivre une vie heureuse et harmonieuse. Contrainte à laisser derrière elle un passé familial traumatique qui l’obligeait à vivre dans une profonde solitude et un isolement quasi-total, Susan va peu à peu grandir et panser ses blessures.

Car on le devine assez vite, l’enfance de Susan n’a pas été un chemin de roses… Sarah Haywood s’en explique à la toute fin de son roman mais sème néanmoins de minuscules indices qui permettent au lecteur de comprendre à demi-mots le comportement étrange et décalé de son héroïne. On ne peut alors que ressentir de l’empathie et être admiratif de la volonté dont Susan fait preuve pour s’ouvrir aux autres et se sentir enfin mieux ! Avec elle, on découvre qu’il n’est jamais trop tard pour (ré)apprendre à vivre. C’est vraiment touchant !

Réjouissante, puissante, poignante, l’histoire de Susan a ce « je ne sais quoi » de lumineux qui invite le lecteur à voir la vie sous son meilleur angle ! Le cactus est un roman astucieux, plein d’optimisme et d’espoir que l’on referme avec le sourire aux lèvres et des étoiles dans les yeux ! 

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20 décembre 2019

Debbie MACOMBER : Un mariage sous la neige

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Debbie MACOMBER, Un mariage sous la neige.
288 pages.
Editions Charleston/Diva (13 novembre 2019).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Coincée au fin fond de l'Alaska pour tout l'hiver ? Josie Avery a l'impression de vivre son pire cauchemar. Elle devrait être en route pour le job de ses rêves à Seattle, à l'heure qu'il est, mais il faut se rendre à l'évidence : Elle devrait être en route pour le job de ses rêves à Seattle, à l'heure qu'il est, mais il faut se rendre à l'évidence : Bien sûr, au cours des derniers mois, elle est tombée complètement sous le charme de l'exubérance de la nature qu'il entoure et des habitants hauts en couleur qui vivent ici, mais sa vie n'est pas ici. Et ce n'est certainement pas le très séduisant et ténébreux Palmer Saxon qui la fera changer d'avis...

MON AVIS :

Avec plus de 200 millions de livres vendus, traduits dans 23 langues, Debbie Macomber est l’une des romancières les plus populaires au monde avec Nora Roberts et Danielle Steel. Elle a reçu de nombreux prix, dont le prestigieux RITA et le RT Book Awards. Elle est l’auteure de plusieurs titres aux éditions Charleston et Diva Romance.

Même s’il ne s’agit pas de la suite tant attendue de la série Retour à Cedar Cove, ce court roman de Noël fera le bonheur de tous les fans de Debbie Macomber !

En dépit d’une trame peut-être un peu trop prévisible et un dénouement heureux que l’on sent venir de loin, on se laisse facilement porter par le charme de cette histoire bienveillante et généreuse. Debbie Macomber a su tirer parti de la beauté sauvage de l’Alaska. Elle en a fait l’écrin idéal pour abriter l’histoire d’amour entre deux personnages que tout oppose. Sapins enneigés, aurores boréales..., ses descriptions de l’Alaska sont à couper le souffle !

À mesure que le sentiment amoureux de ses personnages se précise, Debbie Macomber fait également évoluer la réalité difficile de la vie dans la toundra. Même s’il y a des limites aux miracles que l’amour peut accomplir, Josie va peu à peu prendre conscience que l’isolement et le manque de commodités ne sont pas insurmontables. Surtout, elle comprend que ce que l’Alaska lui apporte compense largement les choses dont elle doit apprendre à se passer. Si son séjour dans un endroit aussi reculé et inhospitalier l’a rendue d’une certaine manière plus mûre et indépendante, elle a surtout appris à apprécier les amitiés et les liens durables qu’elle y a tissés.

Et on la comprend car les personnages de cette petite communauté où chacun se connaît et s’entraide fait tellement chaud au cœur ! L’hiver y est rude mais néanmoins chaleureux. Indépendants, têtus, parfois bruts de décoffrage pour ne pas dire mal dégrossis, les personnages de Debbie Macomber sont surtout très généreux, des gens simples, proches de la nature et attentifs à tous ce(ux) qui les entourent, ce qui les rend très, très attachants ! Préparez-vous à fondre !

Un mariage sous la neige est un roman chaleureux et touchant, une histoire d’amour tout à fait dans l’air du temps, à lire bien douillettement sous sa couette pour patienter bien tranquillement jusqu’à Noël et se mettre dans l’ambiance magique des fêtes de fin d’année !

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16 décembre 2019

Gabriel KATZ : Benjamin Varenne, tome 1 : N'oublie pas mon petit soulier

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Gabriel KATZ, Benjamin Varenne, tome 1 : N'oublie pas mon petit soulier.
288 pages.
Editions Le Masque (14 octobre 2015).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

En acceptant ce job de Père Noël aux grands magasins, Benjamin Varenne ne s’attendait pas à déclencher un cataclysme dans sa petite vie de comédien raté. Beau gosse, séducteur, il va flasher sur la seule fille de Paris qu’il aurait mieux fait d’éviter comme la peste. II faut dire que Victoire, cette petite bombe irrésistible, n’est pas la gosse de riche qu’elle a l’air d’être, mais la femme d’un mafieux albanais, qui ne plaisante pas avec le code de l’honneur. Happé dans un engrenage de luxe et de violence dont il ne maîtrise pas les rouages, Benjamin va devoir improviser et, contrairement à ce qu’il pense, ce n’est pas ce qu’il fait de mieux. Des palaces parisiens aux îles paradisiaques du golfe de Thaïlande, il va vivre le Noël le plus mouvementé de sa vie.

MON AVIS :

Gabriel Katz a longtemps été prête-plume pour des people, des hommes politiques et des écrivains à succès, avant de devenir scénariste de télé et auteur de romans de fantasy, pour lesquels il reçoit plusieurs récompenses, dont le très prestigieux prix des Imaginales. Il signe aux éditions Le Masque son premier polar, N'oublie pas mon petit soulier, dans lequel il met en scène un comédien raté malchanceux !

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que Benjamin Varenne a vraiment la poisse ! Plus proche de Mr Bean que de Mr Bond, cet acteur de pacotille va se retrouver aux prises avec la mafia albanaise, aspiré malgré lui dans une spirale de violence qui le dépasse et qui l’entraînera des palaces parisiens à l’enfer vert de la jungle thaïlandaise !

Ses méthodes, qui frisent l’amateurisme (pour ne pas dire le ridicule !) lui vaudront bien des déboires ! Il faut avouer que l’auteur ne recule devant rien pour placer son personnage dans les situations les plus rocambolesques ! On ne peut que s’esclaffer des bourdes et des gaffes que Benjamin Varenne semble collectionner !

Gabriel Katz, que l’on attend plutôt dans la littérature de l’imaginaire et la fantasy, surprend ses lecteurs avec une enquête policière festive et délurée. N’oublie pas mon petit soulier est un roman divertissant, débordant d’humour et très bien rythmé dont on ne fait qu’une bouchée ! Une comédie policière déjantée qui offre un moment de franche rigolade très appréciable en cette fin d’année !

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07 décembre 2019

Carène PONTE : Vous faites quoi pour Noël ?

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Carène PONTE, Vous faites quoi pour Noël ?
302 pages.
Editions Michel Lafon (14 novembre 2019).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Une comédie légère à 2000 mètres d'altitude, un style enjoué, de l'humour à revendre et un Noël pas du tout comme les autres.

Plongez Pauline dans une fête de Noël très arrosée au bureau.
Pimentez d'un dérapage torride dans le parking de son immeuble avec Hervé, l'assistant du DRH.
Ajoutez un enregistrement de vidéosurveillance.
Et vous comprendrez que Pauline peut dire adieu à ses vacances pépères, genre siestes en pyjama licorne.
L'urgence : se rapprocher de celui qui détient la vidéo si compromettante pour sa réputation, le séduisant gardien de son immeuble !
Celui-ci lui propose un marché. En tout bien tout honneur.
Pauline n'a d'autre choix que d'accepter, mais sait-elle vraiment ce qui l'attend ?

MON AVIS :

Réputée pour sa bonne humeur et ses histoires pleines d’optimisme, Carène Ponte est devenue une auteure incontournable de la comédie romantique et du feel good. Ses quatre romans, Un merci de trop, Tu as promis que tu vivrais pour moi, Avec des si et des peut-être et D’ici là, porte-toi bien, ont tous été remarqués et plébiscités mais Carène Ponte n’avait pas encore de comédie de Noël à son actif. C’est désormais chose faite avec Vous faites quoi pour Noël ?, disponible aux éditions Michel Lafon depuis le 14 novembre.

Quel bonheur de se plonger dans cette comédie légère et enjouée ! Avec cette histoire de Noël pas comme les autres, Carène enchante ses lecteurs ! Entre les chants de Noël, les courses de luge à 100 à l’heure, le bal aux lampions sous les étoiles ou la fabrication de guirlandes de pop-corn, Carène Ponte a tout prévu pour que ses lecteurs se sentent vraiment dans l’ambiance et les festivités !

Grâce à son talent de conteuse et son humour déjanté, elle embarque d’entrée de jeu le lecteur dans une RomCom pétillante, pleine de surprises et de paillettes, qui chavire le cœur et déclenche des torrents de rires !

On sent vraiment que Carène Ponte a pris plaisir à écrire cette histoire et se jouer de ses personnages ! Les situations rocambolesques (et embarrassantes) qu’elle leur a concoctées sont dignes des meilleurs films de Noël et l’auteure s’y connaît : elle avoue les attendre chaque année avec impatience et les regarder dès le mois de novembre !

Alors préparez-vous à succomber à une bonne crise de rire ! Pauline s’apprête à passer un Noël qu’elle n’est pas prête d’oublier ! Sexy en diable et délurée, idéale à dégainer en cas de coup de mou, Vous faites quoi pour Noël ? est LA comédie de Noël à lire pour se faire plaisir et tout oublier ! Vous non plus, vous n’êtes pas prêts ! 😉

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04 décembre 2019

Clarisse SABARD : La vie est belle, tome 2 : La vie a plus d'imagination que nous

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Clarisse SABARD, La vie est belle, tome 2 : La vie a plus d'imagination que nous.
304 pages.
Editions Charleston (8 octobre 2019).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Après sa récente rupture avec Clément, Léna redoute une nouvelle fois les vacances de Noël dans sa famille quelque peu agitée. Mais elle n'imaginait pas avoir affaire à un nouveau cataclysme ! Cette fois, c'est son père qui fait des siennes : une semaine avant Noël, la voilà forcée d'aller le chercher à l'hôpital, car il a été ramassé ivre mort devant la grille du cimetière de Vallenot... Qu est-ce qui lui a pris ? Et pourquoi a-t-il rompu avec sa dernière conquête ? Et comme si cela ne suffisait pas, sa mère a décidé de la recaser avec Clément, Mamie Jacotte l'a inscrite en secret sur un site de rencontres et son oncle Xavier a invité un SDF pour les fêtes... Cette année encore, les vacances ne s'annoncent pas de tout repos. Heureusement qu'il y aura la neige, le chocolat chaud, le marché de Noël et les traditionnelles décorations au programme !

« Clarisse Sabard a le pouvoir d'enfermer le lecteur dans une bulle de bien-être dont on a du mal à sortir. » Élodie, du blog Au Chapitre.

MON AVIS :

Clarisse Sabard est née en 1984 dans une petite ville située en plein coeur du Berry. Après un bac littéraire, elle s'oriente vers le commerce. Un AVC la rattrape et elle décide de réaliser enfin son rêve : écrire. Passionnée de littérature et de voyages, elle vit aujourd'hui à Nice et se consacre à l'écriture. Son premier roman, Les Lettres de Rose, a reçu le Prix du Livre Romantique 2016. Elle est également l’auteure de La Plage de la mariée, du Jardin de l’oubli, de Ceux qui voulaient voir la mer, ainsi que de La vie est belle est drôle à la fois, une comédie de Noël pleine d’humour, très bien accueillie par le public et les libraires.

Avec La vie a plus d’imagination que nous, Clarisse Sabard, dont le talent de conteuse n’est désormais plus à faire, nous fait le cadeau d’une nouvelle romcom pétillante et déjantée que l’on risque de voir au pied de nombreux sapins cette année !

Et cette fois encore, les lecteurs qui attendaient impatiemment de retrouver les aventures de Léna, Clément, Violette et les autres ne seront pas déçus ! On sent que Clarisse Sabard a pris plaisir à se jouer de ses personnages. Entre une mamie qui drague sur Meetic, un oncle qui héberge un sans-abri sorti d’on ne sait où et un père au trente-sixième dessous, les vacances de Noël de Léna vont apporter leur lot de surprises et de révélations !

On se délecte de l’humour mordant de Clarisse Sabard, de ce sens unique de la répartie dont elle ponctue délicieusement son récit. Les situations rocambolesques qu’elle a composées pour ses personnages sont dignes des meilleurs vaudevilles, ses bons mots mettront vos zygomatiques à rude épreuve tandis que les joutes verbales des uns et des autres vous vaudront certainement plus de courbatures aux abdos qu’une séance de renforcement musculaire à la salle de sport !

Cependant, si elle aime à faire rire, Clarisse Sabard n’hésite pas non plus à épingler les travers et la méchanceté gratuite de ses contemporains. Harcèlement, exclusion, misère et détresse sociale… on ne s’attendait pas à trouver des sujets aussi graves dans une comédie de Noël dont le but premier est de divertir les lecteurs ! Sous des airs enjoués et faussement simples, La vie a plus d’imagination que nous est un roman finalement bien plus profond et surprenant qu’il n’y paraît, une comédie romantique qui cache, comme par pudeur, d’émouvantes et touchantes histoires de reconstruction personnelle ! Positive, bienveillante et pleine de fantaisie, la comédie de Noël de Clarisse Sabard va vous donner envie choyer vos proches et devenir une meilleure version de vous-mêmes !

« C’est en restant unis que l’on devient meilleurs et plus grands. »

Une lecture de saison que vous refermerez avec le sourire aux lèvres et des étoiles plein les yeux !

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