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Anne IDOUX-THIVET, L'atelier des souvenirs.
251 pages.
Editions Michel Lafon (18 janvier 2018).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Lorsqu'elle hérite de la maison de sa grand-mère dans la Meuse, Alice décide de quitter sa vie de thésarde parisienne qui ne mène nulle part et de s'installer à la campagne. Elle se lance alors dans l'animation d'ateliers d'écriture dans deux maisons de retraite. Suzanne, Germaine, Jeanne, Élisabeth, Georges, Lucien... les anciens dont elle croise la route sont tous plus attachants les uns que les autres.

Au fil des séances d'écriture, les retraités dévoilent des bribes de leur passé et s'attachent à la jeune femme, dont ils devinent la solitude. Bien décidée à lui redonner le sourire, la joyeuse bande de seniors se donne pour mission de l'aider à trouver l'amour !

MON AVIS :

Agrégée d'histoire, Anne Idoux-Thivet a enseigné pendant 12 ans en lycée avant de se spécialiser dans l'accueil d'élèves en situation de handicap. Depuis 2015, elle se consacre à ses trois enfants et à l'écriture. En 2009, elle a publié chez Autrement un témoignage intitulé Ecouter l'Autisme prolongé par un blog du même nom. En 2016, son premier roman, 27, rue de la Bienfaisance, a été primé par le jury du concours Charleston Librinova rendant hommage à la série télévisée britannique Downton Abbey.

Autopublié en 2016, L'atelier des souvenirs sera édité aux éditions Michel Lafon et disponible à partir du 18 janvier. Tour à tour sensible, drôle et émouvant, il s’agit d’un véritable hymne à la tendresse et au pouvoir de l’écrit.

S’il est très facile de se laisser porter par son côté résolument feel good et son romantisme assumé, L’atelier des souvenirs traite également de sujets plus graves et profonds, comme la solitude, la vieillesse, la perte d’autonomie, le deuil ou la maladie. Cependant, Anne Idoux-Thivet réussit l’extraordinaire pari de livrer une vision tout à fait positive et surprenante du « quatrième âge ».

En dépit d’une intrigue un peu mièvre et improbable, l’auteure a su brosser une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres et que l’on a vraiment envie de prendre sous son aile. Dans cette belle histoire d’entraide et de relations intergénérationnelles dans laquelle l’art, la créativité et en particulier l’écriture, la littérature et les mots jouent un rôle fondamental, on comprend rapidement à quel point l’évocation des souvenirs peut délier les langues et réparer les cœurs les plus meurtris ! C’est vraiment très inspirant !

Mélancolique sans pour autant être larmoyant, L’atelier des souvenirs est un roman sympathique, touchant, généreux et revigorant, qui redonne le sourire et agit comme un baume pour le cœur !

Je remercie les éditions Michel Lafon et la plateforme NetGalley de leur confiance.