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Barbara WOOD, Et l'aube vient après la nuit.
608 pages.
Editions Pocket (6 juillet 2017).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Des épreuves qu'elle a traversées dès son plus jeune âge, Samantha a tiré une évidence : elle sera médecin. Mais, dans les années 1880, le domaine médical est exclusivement réservé aux hommes et, pour pouvoir intégrer une école, la jeune femme doit émigrer aux États-Unis. Insultée, calomniée, elle essuie tous les affronts sans jamais plier et obtient son diplôme. Samantha n'est pourtant pas au bout de ses peines : qui acceptera de l'engager ? Un seul homme, Mark Rawlins, osera lui tendre la main. Désormais, ils seront deux pour livrer ce combat.

MON AVIS :

Née en Grande-Bretagne, Barbara Wood a fait ses études en Californie où elle est devenue infirmière. À l'âge de 16 ans, elle écrit son premier roman et, voyageuse infatigable, sillonne l'Alaska, l'Égypte, l'Afrique de l'Est et l'Union soviétique. Traduits en plus de trente langues, ses romans publiés aux Presses de la Cité et tous repris chez Pocket – parmi lesquels L'Étoile de Babylone (2005), La Dernière Chamane (2007), La Femme aux mille secrets (2009), Les Battements du coeur (2010), La Femme du bout du monde (2011), La Fille du loup (2012), La Guérisseuse et le Roi (2013), Inavouable héritage (2014) et L'Île du feu sacré (2015) – sont tous des best-sellers.

En 2016, les Presses de la Cité republient Et l'aube vient après la nuit, l’occasion pour moi de retrouver la plume de Barbara Wood dans une passionnante saga romanesque qui retrace une partie de l’histoire de la médecine et de la chirurgie.

Fin du XIXème siècle, Samantha décide envers et contre tout d’embrasser une carrière médicale, un domaine exclusivement réservé aux hommes. Pour pouvoir intégrer une école, la jeune femme doit alors émigrer aux Etats-Unis. Insultée, calomniée, Samantha essuie tous les affronts mais ne reculera devant rien pour obtenir son diplôme. Elle ne pourra compter que sur Mark Rawlins, notable respecté, pour l’aider à se faire engager et livrer, ensemble, un combat contre la mort et l’ignorance.

On s’insurge notamment à certains passages révoltants concernant la mauvaise prise en charge des troubles féminins par le corps médical. Tout ce qui ne s’expliquait pas immédiatement par une maladie connue relevait alors d’une sorte d’hystérie ou de demi-folie. Barbara Wood n’hésite pas à dénoncer l’intérêt très limité du corps médical envers ces troubles. Incomprise, souvent moquée, la femme n'est alors définie que par sa nature de génitrice, son utérus, avec des aléas qui sont hélas une sorte de fatalité…

De même, l’auteure revient également sur les fausses solution-miracles et toute la panoplie des charlatans qui pullulaient alors dans des coins reculés d’une médecine parfois plus ésotérique que conventionnelle. C’est absolument passionnant !

Novateurs intrépides dévoués à vaincre la maladie, à réparer coûte que coûte la chair qu’ils tranchent et recousent, les personnages de Barbara Wood sont habités par l’ambition. Ils ont vu naître l’anesthésie, l’asepsie et émerger la radiologie. D’apprentis sorciers, ils sont devenus des techniciens de haut-niveau. L’humanité dont Barbara Wood a si bien su les doter transforme leur combat contre la mort en véritable et passionnante épopée !

Et l’aube vient après la nuit est un roman d’aventures doublé d’une magnifique histoire d’amour que rien ne parvient à détruire. Sans doute le meilleur roman de l’auteure.