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Tamara McKINLEY, La pension du Bord de Mer, tome 5 : Quand on ne peut oublier.
376 pages.
Editions L'Archipel (13 novembre 22019).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Unis par l'amour... séparés par la guerre...1941. Après l'assaut des Japonais sur Singapour, Sarah Fuller est contrainte de quitter ses parents et son fiancé Philip. Son long voyage vers l'Angleterre s'annonce périlleux. Ni elle ni sa sœur Jane ne savent si leur grand-tante, censée les accueillir, est encore en vie... Arrivées à Cliffehaven, sur la côte sud de l'Angleterre, Sarah s'installe à la pension du Bord de Mer et s'engage immédiatement auprès des Women's Timber Corps, groupe de femmes chargées de remplacer les bûcherons partis au front. À mesure que les mauvaises nouvelles lui parviennent de Singapour, Sarah craint de ne jamais plus revoir Philip...

MON AVIS :

Née à Launceston (Tasmanie) en 1948, Tamara McKinley émigre en Grande-Bretagne, où elle intègre un pensionnat de jeunes filles du Sussex. De La Dernière Valse de Mathilda (2005), traduit dans plus de 20 pays, jusqu'à La Route de Savannah Winds (2019), ses romans ont tous paru aux éditions de l'Archipel, puis en Archipoche. Mère de trois enfants, Tamara McKinley vit sur la côte sud-est de l'Angleterre, où se déroule l'action de cette saga dont les ventes vont croissant.

Quand on ne peut oublier est le cinquième tome de cette série et c’est toujours avec le même plaisir qu’on retrouve la pension de Cliffehaven et ses attachants propriétaires ! Comme dans les volets précédents, l’effort de guerre, le partage et la solidarité sont toujours au cœur même du roman de Tamara McKinley mais au-delà de l’hommage que l’auteure rend à la population civile britannique durant la Seconde Guerre mondiale, elle introduit également des passages concernant la guerre du Pacifique.

Elle évoque notamment l’invasion et la conquête de la Malaisie par l’Empire du Japon ainsi que la chute de Singapour que Churchill a désignée comme étant la « pire des catastrophes » et « la plus grande capitulation » de l'histoire militaire britannique. Singapour, la « forteresse imprenable », était alors tombée en seulement sept jours… C’est une nouveauté tout à fait bienvenue dans cette série qui, jusqu’alors, ne rendait compte que du courage sans faille des Britanniques et de leurs conditions de vie rudes et difficiles.

Le contraste entre la verdoyante jungle malaise et une Angleterre éventrée et dévastée par les bombardements y est saisissant mais ce n’est pas ce qui empêchera Sarah et Jane, deux jeunes sœurs fraîchement rapatriées de Malaisie, de participer activement à l’effort de guerre ! La chaleur humaine et la générosité légendaires de la famille Reilly leur permettront certes de s’acclimater rapidement à leurs nouvelles conditions de vie mais rien ne pourra en revanche leur faire oublier la séparation d’avec leurs proches restés en Asie, et dont elles n’ont aucune nouvelle… Reverront-elles un jour leur famille ? C’est tout le propos de ce cinquième et passionnant tome de La pension du Bord de Mer

« La guerre se poursuivait, sans se soucier des épreuves des tout petits humains aux prises avec elle, aveugle et sourde aux tragédies qui se jouaient derrière les portes closes de toutes les villes, de tous les hameaux des pays engagés dans le conflit mondial. »

Si vous aimez les grandes et belles sagas romanesques, les histoires réconfortantes, les personnages forts et bien campés, n’hésitez pas ! Quand on ne peut oublier vous fera vibrer de la première à la dernière page !