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Florence ROCHE, Le pensionnat de Catherine.
306 pages.
Editions Presses de la Cité (3 octobre 2019).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Dans les années 1960, les secrets de la guerre commencent seulement à affleurer... pour Samuel, petit Juif adopté à six ans, victime de passeurs véreux pendant la Seconde Guerre mondiale, et pour Camille, fille d'une sévère directrice de pensionnat. Dans la région d'Annecy, tous deux vont se rencontrer et mener une périlleuse quête de vérité...

Dans les années 1960, les secrets de la guerre commencent seulement à affleurer. Ainsi,
Samuel, jeune professeur, apprend, à la mort de sa mère adoptive, qu'il a été recueilli en 1943 non loin de la frontière suisse où un réseau de passeurs aidait les Juifs à fuir. En Haute-Loire, Camille, elle, seconde sa mère Catherine, une veuve qui dirige avec autorité un pensionnat de jeunes filles. L'arrivée d'une nouvelle enseignante, qui porte de lourdes accusations à l'encontre de Catherine, va remettre en cause les certitudes de Camille sur sa filiation. C'est dans la région d'Annecy que Samuel et Camille vont se rencontrer par hasard au milieu des ruines du chalet des anciens passeurs de Juifs. Tous deux se lancent dans une périlleuse quête de leurs origines et, surtout, découvrent l'amour...

MON AVIS :

Professeure d'histoire-géographie, Florence Roche vit en Haute-Loire. Très impliquée auprès de ses élèves, elle partage son temps entre l'écriture et l'enseignement ; elle publie son premier roman en 1999. Auteure de près d'une vingtaine de romans, elle aime mêler la grande Histoire au suspense, une combinaison très efficace que j’avais déjà beaucoup appréciée dans Les parfums d’Iris et La réfugiée du domaine.

J’ai à nouveau été conquise par la plume directe, concise de l’auteure et par l’intrigue passionnante de son dernier roman, Le pensionnat de Catherine, dans lequel elle évoque une des pages les plus sombres de l’Occupation.

Samuel, un jeune juif victime de passeurs véreux, et Camille, la fille d’une sévère directrice de pensionnat, vont ensemble mener leur enquête et lever le voile sur les secrets qui entourent leur petite enfance et leur filiation respective. Une quête de vérité périlleuse et sans temps mort qui leur permettra également de découvrir l’amour…

S’il y a un bien un roman avec lequel on ne s’ennuie pas, c’est bien Le pensionnat de Catherine ! Entre fausses pistes, usurpation d’identité et suicide, les rebondissements et les révélations s’enchaînent à un rythme si ébouriffant que le lecteur a parfois du mal à s’y retrouver ! Une impression que les nombreux sauts dans le passé contribuent malheureusement à renforcer… Il aurait peut-être été utile d’insérer davantage d’indications temporelles à chaque début de chapitre mais qu’importe ! Ce n’est pas si dérangeant et on oublie bien vite ce petit bémol tant l’intrigue est, du reste, passionnante !

Le pensionnat de Catherine fait partie de ces romans magnifiques, qui s’inscrivent dans la grande tradition romanesque. Il plaira sans aucun doute à tous ceux qui aiment les histoires faciles à lire et les romans courts !

Je remercie les éditions Presses de la Cité de leur confiance et Florence Roche pour sa charmante dédicace.