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Joël DICKER, La vérité sur l'affaire Harry Quebert.
672 pages.
Editions de Fallois (19 septembre 2012).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ? Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

MON AVIS :

Faut-il encore présenter ce roman, qui, depuis sa sortie en 2012, s’est imposé comme un véritable phénomène littéraire ? Que l’on soit jeune ou moins jeune, homme, femme… Tous ceux qui ont mis le nez dans ce gros roman fleuve sont unanimes. Malgré ses 700 pages, impossible de ne pas se sentir happé et phagocyté par cet étonnant roman psychologique ! On en sort exténué, épuisé par les rebondissements, les fausses pistes et les retournements de situation concoctés par le très ingénieux Joël Dicker.

Et je ne fais pas figure d’exception ! J’ai vécu ces derniers jours rivée à mon roman, incapable de me détacher de ce thriller à l’américaine dangereusement addictif. Même si on peut reprocher à l’auteur d’avoir construit des personnages un brin caricaturaux (l'énigmatique pasteur, sa méchante épouse, le policier timide et bafouilleur…), on ne peut que louer son talent pour cet étonnant, agaçant, fascinant, déroutant roman de mœurs. Sa construction, surtout, avec ses mises en abymes littéraires, ses rapports de police, retranscriptions d'entretien et extraits de roman, est ingénieuse. Elle apporte rythme et crédibilité à une intrigue efficace et diablement menée.

Jolie performance donc pour ce jeune auteur suisse qui, à 27 ans seulement, s’est montré tout à fait capable d’égaler les plus grands ! D’ailleurs, les lecteurs ne s’y sont pas trompés puisque son roman a remporté le Prix Goncourt des lycéens ainsi que le Grand Prix du Roman de L’Académie française en 2012.