RILEY, Peggy : Les filles du prophète
Peggy RILEY, Les filles du prophète.
366 pages.
Editions Presses de la Cité (20 février 2014).
QUATRIEME DE COUVERTURE :
Convaincue que son mari, le chef d'une communauté religieuse, a tenté de tuer ses disciples, Amaranth décide de prendre la fuite avec ses deux filles, Amity et Sorrow. Après quatre jours de cavale, les fugitives échouent au beau milieu de l'Oklahoma, chez Bradley, un fermier solitaire et désœuvré qui accepte de les héberger. Ce qui ne devait être qu'une solution temporaire prend des allures de nouveau départ pour Amaranth, malgré sa peur d'être retrouvée par son mari...
Si Amity s'accommode de la nouvelle situation et découvre le monde avec des yeux émerveillés, Sorrow, quant à elle, n'a qu'une obsession, retourner dans la communauté pour reprendre sa place de prophétesse auprès de son père, et ce, quel qu'en soit le prix.
MON AVIS :
Quand les Presses de la Cité m'ont proposé de chroniquer le roman de Peggy Riley, Les filles du prophète, j'ai aussitôt accepté leur proposition, la seule lecture du synopsis ayant suffi à piquer ma curiosité. Si en général, je suis attirée par les livres traitant de pratiques et de dérives sectaires, la vie que décrit Peggy Riley au sein de cette communauté religieuse fondamentaliste n'aura, hélas, pas suffi à satisfaire ma curiosité.
Je n'ai pas été convaincue par les aspects développés par l'auteure, m'attendant davantage à lire une intrigue traitant du caractère néfaste d'une religion sur ses adeptes. S'il est bien question de fanatisme, d'étouffement, d'aliénation et de soumission progressive des membres de cette secte, Peggy Riley échoue à nous en décrire les différents stades. Son récit se limite à la longue cavale de trois fugitives, une mère et ses deux filles, dont l'une, totalement psychotique, n'a de cesse de vouloir rejoindre à tout prix sa communauté pour reprendre son rôle de prophétesse aux côtés de son père. C'est long, très long, pour ne pas dire assommant !
L'intrigue, fastidieuse et malsaine, est écrite dans un style décousu qui ne m'a absolument pas convaincue. Là où Michael Connelly voit "un saisissant premier roman, à la fois original et intelligent, captivant de la première à la dernière page", je n'ai trouvé que de longs passages confus et totalement dépourvus d'intérêt. Le sentiment religieux et la dangerosité de la religion ne sont, à mon sens, pas suffisamment développés et c'est bien dommage. Seules la polygamie et les pratiques sexuelles incestueuses sont mentionnées, à mots couverts et dans des termes assez dérangeants. C'est extrêmement réducteur, pour ne pas dire cliché, et surtout, cela n'a pas suffi à éveiller chez moi le moindre sentiment d'empathie.
Quant aux personnages, ils sont antipathiques, sans aucune épaisseur psychologique. Autant dire que je ne me suis aucunement attachée et encore moins identifiées à eux !
J'ai passé mon temps à attendre qu'enfin, l'auteure daigne me donner quelque chose à me mettre sous la dent, quelque chose qui fasse sens. Malheureusement, ce "quelque chose" n'est jamais venu ! Gagnée par l'ennui, je n'ai pu poursuivre ma lecture au-delà de la page 160.
En toute franchise, j'attendais vraiment autre chose de premier roman de Peggy Riley !
Je remercie les éditions Presses de la Cité de leur confiance.
