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Gina LAMANNA, Quatre aveux pour un seul crime.
386 pages.
Editions Michel Lafon (6 février 2020).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Quatre femmes. Quatre confessions. Un seul crime.

Au cours du dîner de préparation d’un mariage, un homme est retrouvé mort. Immédiatement, quatre femmes viennent avouer l’avoir tué ; chacune d’elles affirme avoir agi seule. Face à leurs témoignages incohérents, le détective Ramone est totalement dérouté, d’autant plus que ces coupables sont toutes très différentes…

Ginger est une mère de trois enfants étouffée par sa vie de famille, qui ne rêve que de tranquillité. Kate, avocate ordonnée, ne manque de rien, sinon de la seule chose que l’argent ne peut pas lui offrir. Emily cache un secret qui l’enferme dans le passé et ne trouve le réconfort qu’au fond d’une bouteille. Lulu, retraitée fortunée aux quatre divorces, est obsédée par l’idée que son cinquième mari lui cache quelque chose.

Pourquoi ont-elles toutes avoué le même meurtre ? Quels mensonges essaient-elles de dissimuler ? Que s’est-il vraiment passé ce soir-là ? Et surtout, qui est la coupable ?

MON AVIS :

Gina Lamanna est originaire du Minnesota. Quatre aveux pour un seul crime est son premier roman traduit en français. Il est présenté comme un cosy thriller drôle et mystérieux, un raccourci inexact pour un roman que l’on classerait davantage parmi les suspenses psychologiques. Situé entre la chick lit et le polar, ce roman choral original possède en effet une portée bien plus large que ne le laisse supposer sa quatrième de couverture.

Beaucoup moins sombre que la plupart de la production actuelle de thrillers/policiers destinés à un lectorat féminin, Quatre aveux pour un seul crime est avant tout un roman qui surprend par son ambiance et sa fraîcheur.

On y fait la connaissance de quatre héroïnes et avec autant de quotidiens qui se juxtaposent et s’entremêlent. La fenêtre qui est offerte à la lectrice sur le quotidien de ces quatre femmes, épouses, mères et amies, favorise indéniablement l’affect et l’identification.

Mais si le roman plaît autant et c’est, je pense, une de ses plus grandes qualités, c’est surtout parce qu’il aborde un grand nombre de thématiques balayant un large spectre : découverte de la sexualité, problèmes conjugaux, financiers, familiaux, etc… Propulsée dans l’intimité de ces vies chaotiques aux apparences calmes et heureuse, la lectrice peut ainsi laisser libre cours à ses élans voyeuristes en espionnant en quelque sorte le quotidien chahuté de « banlieusards chics ». Et ça marche ! Dans cette sorte d’oasis intouchable qu’est le Serenity Hotel, où se déroule l’action du roman de Gina Lamanna, la vie regorge de drames, de secrets et de tempêtes cachées qui, peu à peu, vont éclater au grand jour… pour le meilleur et pour le pire !

Fluide, divertissant et très bien mené, Quatre aveux pour un seul crime est un roman féminin passionnant et très addictif dans l’esprit de la série Desperate Housewives.