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Anne YOUNGSON, Il n'est jamais trop tard.
256 pages.
Editions Denoël (23 mai 2019).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Rien de tel qu'un parfait inconnu pour se révéler à soi-même. Lorsque Tina Hopgood écrit une lettre depuis sa ferme anglaise à un homme qu'elle n'a jamais rencontré, elle ne s'attend pas à recevoir de réponse. Et quand Anders Larsen, conservateur solitaire d'un musée de Copenhague, lui renvoie une missive, il n'ose pas espérer poursuivre les échanges. Ils ne le savent pas encore, mais ils sont tous deux en quête de quelque chose. Anders a perdu sa femme, ses espoirs et ses rêves d'avenir. Tina se sent coincée dans son mariage. Leur correspondance s'épanouit au fur et à mesure qu'ils s'apprivoisent au travers de leurs histoires personnelles : des joies, des angoisses, toutes sortes de découvertes. Quand les lettres de Tina cessent soudainement, Anders est plongé dans le désespoir. Leur amitié inattendue peut-elle survivre ? Un premier roman plein de grâce et de fantaisie.

MON AVIS :

Anne Youngson vit dans l'Oxfordshire, en Angleterre. Il n'est jamais trop tard est un roman épistolaire tout en finesse, une petite merveille d’écriture où, malgré la tristesse et la solitude, chaque phrase est empreinte de poésie et de tendresse.

Une fois passé l'incongruité du prologue, on prend plaisir à voir comment Tina et Anders, deux parfaits inconnus, s'apprivoisent, se confient et se libèrent de leurs drames respectifs. À mesure que le temps s'égrène, une réelle amitié se tisse entre ces deux sexagénaires que tout semble séparer. Pourtant, tous deux portent le même fardeau de solitude…

Un air de musique et de menus objets joints à leurs missives vont permettre à Tina et Anders de se souvenir des choses simples qu'ils croyaient oubliées. Petit à petit, ils se mettent à voir la vie différemment puis réapprennent à apprécier ces petits riens si précieux et si indispensables au bonheur auquel ils pensaient ne plus avoir droit… C’est touchant !

« À chaque fois que je ramasse des framboises, je parcours la rangée aussi lentement que possible, à la recherche de tous les fruits mûrs. Mais j'ai beau être attentive, quand je fais demi-tour pour remonter l'allée dans l'autre sens, je vois des fruits qui m'avaient échappé au premier passage. Je me suis dit qu'une « deuxième vie pouvait être comme un deuxième passage le long d'une rangée de framboisiers ; il y aurait de bonnes choses que je n'aurais pas connues lors de ma première vie, mais je me rendrais compte, j'imagine, que la plupart des fruits se trouvaient déjà dans mon panier. »

Une magnifique histoire d'amitié à distance qui respire l'air pur des campagnes anglaise et danoise ! Un roman émouvant, poignant, une histoire douce-amère qui redonne espoir et invite le lecteur à réfléchir au sens de la vie et au temps qui passe. Un très beau premier roman sur deux histoires de vie et deux solitudes qui se rencontrent.