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Camilla LÄCKBERG, Erica Falck et Patrik Hedström, tome 8 : La faiseuse d'anges.
436 pages.
Editions Actes Sud (4 juin 2014).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Pâques 1974. Sur l'île de Valô, aux abords de Fjâllbacka, une famille disparaît sans laisser de trace. La table est soigneusement dressée pour le repas de fête, mais tout le monde s'est volatilisé. Seule la petite Ebba, âgée d'un an, erre, en pleurs, dans la maison abandonnée. L'énigme de cette disparition ne sera jamais résolue.

Trente ans plus tard, Ebba revient sur l'île et s'installe dans la maison familiale avec son mari. Accablés par le deuil et la culpabilité après le décès de leur fils, ils nourrissent l'espoir de pouvoir y reconstruire leur vie. Mais à peine installés, ils sont victimes d'une tentative d'incendie criminel. C'est le début d'une série d'événements troublants qui semblent vouloir leur rappeler qu'on n'enterre pas le passé.

De son côté, Erica s'était depuis longtemps intéressée à l'affaire de la mystérieuse disparition sur l'île. Apprenant le retour de la seule survivante, elle se replonge aussitôt dans le dossier, sans se figurer que ce faisant, elle va mettre en péril l'une des personnes les plus importantes de sa vie.

MON AVIS :

Camilla Läckberg est l’auteure de cette série de romans policiers remarqués, dont l’intrigue se situe à Fjällbacka, une petite ville de la côte suédoise où elle est née. Depuis La princesse des glaces jusqu’à son dernier roman, La sorcière, publié en 2017, ses ouvrages connaissent un succès toujours croissant.

Dans La faiseuse d’anges, on retrouve avec un plaisir toujours renouvelé le couple Erica Falck et Patrik Hedström ainsi que tous les membres du commissariat de Tanumshede.

Pâques 1974. Sur l’île de Valö, aux abords de Fjällbacka, une famille disparaît sans laisser de traces. La table du dîner est soigneusement dressée, mais tous se sont volatilisés, à l’exception de la fillette d’un an et demi, Ebba. Sont-ils victimes d’un crime ou sont-ils tous partis de leur plein gré ? L’énigme ne sera jamais résolue. Des années plus tard, Ebba revient sur l’île et s’installe dans la maison familiale avec son mari. Les vieux secrets de la propriété ne vont pas tarder à ressurgir…

Dans ce huitième tome, l’auteure qui s’était précédemment éloignée de ses thèmes de prédilection, semble vouloir renouer avec les secrets de famille et les non-dits qui ont fait le succès de ses tomes précédents. Les relations humaines qu’elle développe sont toujours aussi sordides : quel est le rapport avec la disparition de cette famille apparemment sans histoires, la faiseuse d’anges de Fjällbacka et la fille qu’elle a laissée derrière elle après son arrestation ? Et que mijote ce groupe de quinquagénaires qui semblent bien trop polis pour être honnêtes ? Le mystère de la disparition de Valö trouverait-il sa résolution dans les méandres de l’Histoire et du passé ?

Entre informations finement distillées et plaisir de brouiller les pistes, on sent toujours chez Camilla Läckberg, cette incroyable maîtrise à souffler le chaud et le froid et à entretenir le suspense jusque dans les dernières pages. Personnellement, rien en me plaît plus que ce va-et-vient incessant !  Les fréquents allers-retours entre passé et présent, l’alternance des points de vue et des personnages mettent certes les nerfs à rude épreuve mais c’est aussi ce qui rend la lecture si addictive ! Alors oui, La faiseuse d’anges est, de ce point de vue au moins, un roman tout à fait réussi tant il est passionnant et impossible à lâcher !

Cependant, je dois bien avouer qu’après huit tomes toujours construits selon le même modèle, Camilla Läckberg a eu plus de mal à me convaincre. La série commencerait-elle à s’essouffler avec le temps ? Peut-être… Toujours est-il que les détails de la vie personnelle de Patrik et Erica m’ont parfois paru un peu prendre le pas sur un enquête qui tournait en rond et son dénouement m’a semblé bien invraisemblable ! J’attendais, je crois, un polar plus noir, plus sordide, mais surtout mieux ficelé comme seuls savent le faire les grands noms du polar nordique !

La faiseuse d’anges reste malgré tout un polar de bonne facture mais on est loin des intrigues éblouissantes auxquelles l’auteure nous avait habitués ! J’espère bien retrouver une Camilla Läckberg en meilleure forme dans son prochain opus !