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Julien SANDREL, La vie qui m'attendait.
336 pages.
Editions Le Livre de Poche (26 février 2020).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Romane, trente-neuf ans, est médecin ET hypocondriaque. Sa vie monotone bascule le jour où l’une de ses patientes lui dit l’avoir vue sortir en larmes du bureau d’un pneumologue à Marseille. Pourtant Romane est en pleine forme, et n’a jamais mis les pieds dans cette ville. Troublée par l’impression que ce mystère répond au vide qu’elle ressent depuis toujours, Romane décide de partir à la recherche de cette autre qui lui ressemble tant. Son enquête la guide vers Juliette, libraire à Avignon. Lorsque les deux femmes se rencontrent, l’évidence s’impose : elles sont jumelles. Comment est-il possible que chacune ignore l’existence de l’autre ? Quels secrets cachent leurs familles respectives ? En cheminant vers la vérité, les deux sœurs se lancent dans un étonnant voyage entre rires et douleurs…

Après La Chambre des merveilles, phénomène mondial traduit dans 26 langues et en cours d’adaptation au cinéma, Julien Sandrel livre un second roman bouleversant et lumineux, sur la quête du bonheur et le courage de réinventer sa vie.

Une belle histoire troublante et tendre, que l’on dévore d’une traite. Elle.

Une intrigue réjouissante, riche en émotions, sur la force des liens familiaux. Le Parisien Week-End.

MON AVIS :

Dans La vie qui m’attendait, Julien Sandrel s’interroge sur les secrets de famille, le mensonge et les non-dits. Il explore également la gémellité, qu’il a travaillée ici d’un point de vue romanesque.

Entre larmes et émotions, son intrigue lui permet d’aborder la thématique de l’amour familial, l’amour entre parents et enfants et de l’amour entre sœurs.

« Je me rends compte en déroulant mon récit­­­ que ma vie entière n’est peut-être qu’une immense imposture. Car Juliette est ma sœur jumelle, sans le moindre doute dans nos esprits. Un mot revient sans cesse, tissant sa toile au milieu des décombres de nos neurones. Un mot qui ne nous quittera plus jamais, nous le savons. Pour l’instant, Juliette refuse de connecter ce mot à ses parents. Pour l’instant, je refuse de connecter ce mot à mon père. Il va pourtant bien falloir le relier, ce mot flottant qui tranche nos veines et unit nos sangs. Mensonge. »

Lorsque Romane décide d’un coup d’un seul, de rencontrer Juliette, de se lancer avec elle dans une quête de la vérité afin d’élucider le mystère de leur naissance et de reconstruire le puzzle de leur existence, elle n’avait pas pensé une seule seconde que cet étonnant voyage entre rires et douleurs lui permettrait de combler l’étrange sensation de vide qu’elle avait toujours ressentie…

Alors qu’elle creuse le passé familial, déterre des mensonges et des non-dits qui font voler ses certitudes en éclats, Romane va apprendre à se détacher de secrets de famille profondément enfouis pour pouvoir avancer et se construire une nouvelle version, plus forte, plus lumineuse et plus heureuse d’elle-même...

Alors certes, c’est troublant, c’est tendre, c’est intense. Ça se lit d’une traite (ou presque) mais c’est surtout une histoire pleine de bons sentiments, cousue de fil blanc, que l’on essaie de vendre à grands renforts d’opérations marketing comme s’il s’agissait du roman du siècle ! Personnellement, je n’ai pas été convaincue mais après tout, tant mieux pour l’auteur et ses éditeurs si ça marche !