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Mélanie GUYARD, Les âmes silencieuses.
320 pages.
Editions : Le Seuil (2 mai 2019).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

1942. Héloïse Portevin a tout juste vingt ans lorsqu'un détachement allemand s'installe dans son village. Avides d'exploits, son frère et ses amis déclenchent un terrible conflit. Pour aider ceux qu'elle aime, Héloïse prend alors une décision aux lourdes conséquences...

2012. Loïc Portevin est envoyé par sa mère au fin fond du Berry pour y vider la maison familiale après le décès de sa grand-mère. Loïc tombe sur une importante correspondance entre cette dernière et un dénommé J. Commence pour lui une minutieuse enquête visant à retrouver l'auteur des lettres.

Entre secrets de famille et non-dits, Loïc et Héloïse font chacun face aux conséquences de leurs décisions, pour le meilleur... et pour le pire.

Mélanie Guyard est professeur de biologie en région parisienne. Elle a publié sous le pseudonyme d'Andoryss une dizaine de bandes dessinées (aux éditions Delcourt) et plusieurs romans jeunesse. Les Âmes silencieuses est son premier roman en littérature adulte.

MON AVIS :

« Les événements de la grande Histoire influencent sans qu'on le veuille les décisions prises dans la petite. »

Si vous avez une fascination pour les secrets de famille, les non-dits et les squelettes qui, d'une façon ou d'une autre, finissent toujours par sortir du placard, vous ne ferez qu'une bouchée du roman de Mélanie Guyard, dont il s'agit ici du premier roman en littérature adulte. L'auteure, qui est professeure de biologie en région parisienne, avait déjà publié, sous le pseudonyme d'Andoryss, des textes pour la bande dessinée et la littérature fantastique à destination du jeune public. 

Avec Les âmes silencieuses, Mélanie Guyard redore de façon tout à fait inattendue le blason des « tondues » de la Libération, ces femmes accusées, à tort ou à raison, d'avoir fraternisé avec l'occupant allemand. Cette fiction historique pleine d'émotion, dans lequel les apparences sont trompeuses, écorche également le mythe de la domination que les « bons mâles français » exerçaient alors, avec plus ou moins de légitimité, sur les femmes et leurs corps... Un premier roman très surprenant !