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Tamara McKINLEY, Les fleurs du repentir.
416 pages.
Editions L'Archipel (10 mai 2017).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Cela fait longtemps que Claire a quitté les terres hostiles et désolées du domaine où elle a grandi pour poursuivre ses études et sa carrière de vétérinaire à Sydney.

Lorsque lui parvient l'invitation de sa grand-tante Aurelia la conviant à une réunion de famille, Claire est ramenée à son passé, elle qui était partir après une violente dispute avec les siens...
Bien qu'à contrecœur, elle rejoint l'Outback australien. Mais comment va réagir sa mère, Ellie, qu'elle n'a pas revue depuis cinq ans ? Et Leanne, sa sœur, lui battra-t-elle toujours froid ?

En renouant avec ce passé, ce sont autant de rancœurs qui remontent à la surface, mais aussi des secrets qui ressurgissent...

Comme à son habitude, Tamara McKinley brosse le portrait de femmes courageuses. Trois générations de femmes, qui chacune à sa manière a dû lutter contre l'adversité pour gagner son indépendance.

MON AVIS :

Née à Launceston en Tasmanie, Tamara McKinley émigre en Grande-Bretagne, alors qu’elle n’est encore qu’une enfant. Elle a signé nombre de sagas à succès et se sert des paysages grandioses de l’Australie sauvage pour raconter le destin de femmes courageuses, luttant pour gagner leur indépendance.

Les fleurs du repentir ne font pas exception, Tamara McKinley signe une nouvelle saga australienne qui tient en haleine et s’inscrit tout à fait dans la lignée de La dernière valse de Mathilda. On y retrouve toujours cette même atmosphère envoûtante, des personnages forts et des secrets enfouis qui ne demandent qu’à remonter à la surface…

Cependant, en dépit de l’histoire poignante, de ces destins brisés, des désillusions et de ces amours contrariées par le cours de l’Histoire, il faut reconnaître que cette fois, l’auteure a eu plus de mal à convaincre.

Son intrigue, pleine de mystères et de secrets, mêle pourtant suspense et aventure mais si certains aspects du roman sont captivants, d’autres sont en revanche totalement insipides (voire inutiles). À de nombreuses reprises, l’auteure s’égare notamment en précisions botaniques sans aucun intérêt pour son intrigue qui perd ainsi une grande partie de son charme et de son attrait ! C’est dommage, quand on sait que Tamara McKinley excelle généralement à décrire l’outback australien et ses paysages grandioses !

S’agit-il d’une baisse de forme ? Peut-être. Toujours est-il que le lecteur devra longtemps ronger son frein avant d’en apprendre finalement un peu plus de l’histoire de Claire et de sa famille… C’est forcément décevant, surtout que la construction -relativement décousue- du roman autant que sa traduction -parfois approximative- pêchent tout autant que son manque de rythme ! Tamara McKinley nous avait décidément habitués à bien mieux !

Les fleurs du repentir est un roman inégal et laborieux qui réussit, malgré tout, à procurer évasion et divertissement. Un roman de vacances à lire d’un œil, surtout pour l’atmosphère et les descriptions de l’Australie et de ses grands espaces. N’en attendez pas trop quand même…