71NOsutA5CL

Luca DI FULVIO, Le gang des rêves.
720 pages.
Editions Slatkine (2 juin 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Une Italienne de quinze ans débarque avec son fils dans le New York des années vingt... L'histoire commence, vertigineuse, tumultueuse. Elle s'achève quelques heures plus tard sans qu'on ait pu fermer le livre, la magie Di Fulvio. Roman de l'enfance volée, Le Gang des rêves brûle d'une ardeur rédemptrice : chacun s'y bat pour conserver son intégrité et, dans la boue, le sang, la terreur et la pitié, toujours garder l'illusion de la pureté.

MON AVIS :

Dramaturge, le Romain Luca Di Fulvio est l’auteur de dix romans. Deux d’entre eux ont déjà été adaptés au cinéma ; ce sera le destin du Gang des rêves, qui se lit comme un film et dont chaque page est une nouvelle séquence.

Les pieds dans la misère, le regard tourné vers la réussite… Le roman de Luca di Fulvio a tout d’un page turner qu’on ne lâche pas une fois commencé !

Certes, il faut supporter d’être immergé dans cette New-York crapuleuse, aussi sale que violente ! Il y a dans les premières pages tant de sang, de crasse et de fureur ! Mais de cette époque bouillonnante qui fascine autant qu’elle terrifie, de cette misère qui attire tous les criminels et toutes les activités illicites, l’auteur a su retirer la substantifique moelle dramatique pour apporter profondeur à sa galerie de personnages et offrir une fresque monumentale et foisonnante de New York à l’heure de l’immigration.

Guerre des gangs, bastons sans merci, survivances claniques et solidarités ethniques, Luca Di Fulvio raconte l’histoire de New-York à la manière d’un Scorcese. Il illustre, avec un réalisme saisissant, le mythe du rêve américain en rupture avec les passions individuelles et les sentiments. Entre regrets, désillusions et déterminisme social, les 700 pages de son roman sont juste incroyables !

« Il y a de la vie, du drame, de la chair.»

Vous ne verrez pas le temps passer !

Le gang des rêves est un roman puissant, épique et charnel dont on sort à la fois assommé et ébloui !