91J+VZmiU4L

Clarisse SABARD, Ceux qui voulaient voir la mer.
320 pages.
Editions Charleston (19 mars 2019).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Pour des raisons personnelles, Lilou décide de quitter Paris pour Nice avec son fils, Marius. Et en arrivant dans le Sud, elle ne s'attendait pas à s'attacher à Aurore, cette vieille dame qu'elle croise au parc et qui commence à lui raconter sa vie. Chaque jour, Aurore attend le retour de son amoureux, Albert, parti tenter sa chance à New York après la guerre. Mais malgré sa promesse, il n'est jamais revenu... Lilou décide alors de tout faire pour retrouver le grand amour de son amie. Mais à trop vouloir remuer le passé, le présent ne risque-t-il pas de la rattraper ?

MON AVIS :

Clarisse Sabard est née en 1984 dans une petite ville située en plein coeur du Berry. Après un bac littéraire, elle s'oriente vers le commerce. Un AVC la rattrape et elle décide de réaliser enfin son rêve : écrire. Passionnée de littérature et de voyages, elle vit aujourd'hui à Nice et se consacre à l'écriture. Son premier roman, Les Lettres de Rose, a reçu le Prix du Livre Romantique en 2016. Elle est également l'auteure de La Plage de la mariée, Le Jardin de l'oubli et La Vie est belle et drôle à la fois, aux éditions Charleston.

Après une comédie romantique qui a remporté un beau succès (La vie est belle et drôle à la fois, 2018), c’est un nouveau roman qui oscille entre passé et présent que Clarisse Sabard a décidé d’offrir à ses lecteurs. Ce cinquième opus empli d’amour et de nostalgie confirme le talent de conteuse de l’auteure et consacre véritablement sa fibre romanesque.

Une fois de plus, Clairsse Sabard a su mélanger les époques pour tisser une bouleversante et éblouissante histoire d’amour contrariée, qui repose, non pas sur un secret de famille, comme c’était le cas pour ses précédents romans, mais plutôt sur les aléas de la vie et ses loupés.

Et comme d’habitude, la rigueur et la qualité littéraire sont au rendez-vous. l'auteure a su inventer de nouveaux personnages forts et attachants ainsi qu’une histoire pleine de vie et d’émotion(s) qui surprend tant par sa fluidité que par la maturité de l’écriture.Clarisse Sabard s’y entend pour décrire les tourments et les déchirements de ses personnages. Mais le courage et la résilience dont ces femmes et de ces hommes, tous cabossés par la vie, font preuve pour surmonter leurs drames personnels et réinventer leur existence est si touchant, si plein de fraîcheur et d’optimisme qu’on y voit comme un encouragement à toujours aller de l’avant, une invitation à croquer la vie à pleines dents !

« Nous traversons chacun nos drames […]. C’est la façon dont nous les vivons qui compte. La façon dont nous nous relevons. »

En cela, Ceux qui voulaient voir la mer est définitivement un roman chaleureux, positif et lumineux, dont on sort rasséréné, réconcilié avec la vie, et pleinement convaincu que l’amour, le vrai, transforme tout.

Il convient également de saluer l’impressionnant travail de documentation dont l’auteure a fait preuve. Sa capacité à restituer scrupuleusement la vérité historique lui permet d’embarquer ses lecteurs dans une intrigue si parfaitement ficelée qu’on la croirait tirée d’un fait réel ! Les personnages, autant que les lieux, qu’il s’agisse de la Nice d’après-guerre ou du New York des années 50, tout est si parfaitement décrit, détaillé et fouillé, que les scènes semblent réellement prendre s’animer et prendre vie !

Profondément touchant et terriblement humain, Ceux qui voulaient voir la mer est une ode à l’amour, une leçon de courage et d’espoir qui insuffle au lecteur l’envie de toujours aimer la vie, en dépit de tout ce que celle-ci peut semer d’embûches et de tragédies sur notre chemin. Addictif et bouleversant, c’est un roman inspirant, au propos résolument positif, qui fera merveille en cas de déprime !

Je remercie les éditions Charleston de leur confiance.