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Michael ROWE, Wild Fell.
280 pages.
Editions Bragelonne (14 septembre 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

« Une superbe ghost story destinée aux amoureux de belles histoires, qui évoque des terreurs à la fois anciennes et modernes, et nous place au cœur d’un endroit où règne la peur, profonde, où passé et présent se croisent, faisant apparaître un monde obscur où les morts portent nos visages. Ou aucun. Un roman fantastique de première classe. » Clive Barker

Sur les rives désolées de Blackmore Island, Wild Fell tombe en ruine. La vieille demeure a résisté aux assauts des saisons depuis plus d’un siècle et gardé ses terribles secrets. Depuis cent ans, les habitants locaux prient pour que les ténèbres piégées à l’intérieur de Wild Fell y restent. Jameson a acheté la propriété avec l’intention d’y prendre un nouveau départ. Mais l’entité qui l’attend dans la maison est fidèle aux ombres qui y règnent. Elle a attendu Jameson toute sa vie... ou même plus longtemps.

MON AVIS :

Michael Rowe est né à Ottawa et a vécu à Beyrouth, La Havane, Genève et Paris. Journaliste et essayiste reconnu, il a aussi bien écrit qu’édité de nombreux ouvrages, recevant notamment le Lambda Literary Award et le Spectrum Award. Il a également figuré parmi les finalistes des prix suivants : International Horror Guild, Sunburst, Aurora et National Magazine.

Si vous aimez vous faire peur, Wild Fell est le roman qu’il vous faut ! À mi-chemin entre le roman fantastique et le roman d’horreur, le roman de Michel Rowe raconte une histoire de fantôme sombre et troublante qui ne ressemble à aucune autre de celles que vous aurez déjà pu lire.

« Je veux vous faire connaître la peur. J’ai une histoire de fantômes à vous raconter, qui ne ressemble à aucune de celles que vous avez déjà pu entendre. C’est la mienne, et elle est vraie. »

Ni thriller, ni roman gothique, Wild Fell se situe à la fois hors du temps et de l’espace, à la croisée de genres dont l’intrigue possède pourtant tous les codes et toutes les caractéristiques. Vantée par Clive Barker comme « un roman fantastique de première classe, qui évoque des terreurs à la fois anciennes et modernes », cette ghost story émouvante et mystérieuse possède des ressorts un peu classiques (mais efficaces) qui placent le lecteur au cœur d’un magnifique manoir où règne la peur et où passé et présent se croisent, laissant apparaître un monde obscur où les morts portent nos visages… à moins qu’ils n’en aient finalement aucun…

Difficile d’en dire plus sans dévoiler le tour psychologique très sombre et très atypique que Michael Rowe a voulu donner à son récit ! Mais vous l’aurez compris, si Wild Fell est une merveille gothique tout en lambris, vitraux et marqueterie à l’ambiance si peu accueillante, on comprend assez vite qu’il y sera bien plus question d’explorer la personnalité complexe de son nouveau propriétaire, Jameson, que d’une simple et banale histoire de fantôme ou de maison hantée. C’est certes un parti pris étonnant de la part de l’auteur mais, force est de constater qu’il fonctionne parfaitement. Les souvenirs d’enfance, plus ou moins refoulés, de Jameson, ses traumatismes, tiennent le lecteur en haleine et les pages se chargent de tension au fur et à mesure de la lecture.

L’intrigue, d’une finesse psychologique remarquable, et son dénouement saisissant font finalement oublier que la partie du roman qui se passe dans Wild Fell à proprement parler est assez courte. Même si l’on aurait aimé que Michael Rowe exploite davantage cette vieille bâtisse à l’abandon et toute l’imagerie gothique qu’elle contient en creux, on lui pardonne bien volontiers de s’être focalisé sur l’enfance de Jameson, tant les secrets et les blessures qu’il cache sont dignes d’intérêt !

Qui est vraiment Jameson ? Pourquoi a-t-il acheté Wild Fell sur un coup de tête et qui est surtout cette petite fille qui lui apparaît dans son miroir au cours de l’été mouvementé de ses 9 ans ? Vous ne le saurez qu’en vous plongeant dans les pages mystérieuses de Wild Fell

Un roman d’épouvante glaçant et oppressant, dans la veine de ceux de Mary Shelley ou de Bram Stocker. Une très belle découverte !