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M.C. BEATON, Agatha Raisin enquête, tome 11 : L'enfer de l'amour.
350 pages.
Editions Albin Michel (13 juin 2018).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Qui a dit que l'amour c'était le paradis ? Plutôt l'enfer, même pavé de bonnes intentions ! À peine mariés, Agatha et James Lacey font cottage à part et s'accusent mutuellement d'infidélités. Jusqu'à ce que James disparaisse pour de bon, laissant derrière lui sa maison saccagée... Les soupçons se portent aussitôt sur l'épouse du disparu : Agatha. Décidée à se défendre et à remettre la main sur son mari, notre détective part à sa recherche, à ses risques et périls...

MON AVIS :

Avec plus de 450.000 exemplaires vendus, on ne présente plus Agatha Raisin, l'héritière très spirituelle de Miss Marple version rock. En dix tomes, l’héroïne de M.C. Beaton a su imposer sa personnalité loufoque et irrésistible sur les rayons des librairies de l’Hexagone et les lecteurs, toujours plus nombreux et impatients à retrouver leur détective favorite dans des enquêtes rocambolesques, en redemandent ! On peut véritablement parler d'un phénomène « Agatha Raisin ».  

Comme à chaque nouvelle parution, je me réjouissais de pouvoir ajouter un trait de Worcester sauce à mon thé quotidien ! Malheureusement, le breuvage s’est révélé plutôt décevant. Dans L’enfer de l’amour, c’est encore une Agatha déprimée, en pleine déconfiture sentimentale que l’on retrouve depuis son mariage raté avec son voisin, le très sexy James Lacey ! Si au début de leur binôme, on se régalait de leur jeu du chat et de la souris, il faut bien avouer que le duo a perdu beaucoup de sa fraîcheur. Leurs infidélités et leurs échanges verbaux sont devenus répétitifs -pour ne pas dire épuisants- et on n’attend qu’une seule chose : que l’auteur injecte un peu de nouveauté pour titiller la curiosité du lecteur.

Pour cela, ne comptez pas sur l’enquête pour apporter relief et vivacité à un récit qui en est cruellement dépourvu : le schéma narratif est exactement le même que celui des tomes précédents ! En plus d’être confrontée à la disparition mystérieuse de son mari, Agatha va de nouveau se retrouver impliquée dans une sombre affaire de meurtre et se retrouver en mauvaise posture… Bref, rien de bien nouveau sous le soleil et surtout, rien de bien passionnant pour retenir l’intérêt du lecteur !

Le sixième opus m’avait déjà laissé une impression mitigée, mais après la lecture L’enfer de l’amour, je me demande s’il ne s’agit pas là du pire tome de la série... Une chose est sûre, cette nouvelle enquête d’Agatha ne restera pas bien longtemps dans ma mémoire...