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Rachel JOYCE, Si on dansait...
374 pages.
Editions XO (16 mai 2018).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

À Londres, au bout d'une impasse délabrée, Frank n'est pas un disquaire comme les autres. Chez ce marchand de vinyles, une belle équipe de joyeux marginaux se serre les coudes, tous un peu abîmés par la vie.

Surtout, Frank a un don. Il lui suffit d'un regard pour savoir quelle musique apaisera les tourments de son client. Quitte à préconiser du Aretha Franklin à un obsessionnel de Chopin...

C'est ainsi que Frank fait la rencontre de Lisa, une mystérieuse femme au manteau vert. Après s'être évanouie devant sa boutique, elle le supplie de l'aider à comprendre la musique. Lors de leurs rendez-vous, Frank replonge dans sa propre enfance, revoyant sa mère, l'excentrique Peg, lui passer des vinyles sur sa vieille platine.

Lui qui ne croit plus en l'amour depuis longtemps sent son cœur vibrer à nouveau. Et puis, un jour, Frank découvre le secret de Lisa. Le monde s'écroule, il disparaît.

C'est sans compter, pourtant, sur l'extraordinaire solidarité qui règne sur Unity Street. Car après le chaos, il n'est jamais trop tard pour faire renaître l'espoir et réapprendre à danser...

MON AVIS :

Rachel Joyce vit en Angleterre, dans une ferme du Gloucestershire, avec sa famille. Elle a été pendant plus de vingt ans scénariste pour la radio, le théâtre et la télévision, et comédienne de théâtre récompensée par de nombreux prix. La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi, son premier roman, publié chez XO en 2012, a connu un gros succès international. Il a été traduit en 23 langues et s’est vendu à plus 150.000 exemplaires en France. Si on dansait… est son quatrième roman dans lequel on retrouve la plume magique de l’auteure.

Avec la même sensibilité qui a fait le succès de La lettre qui allait changer le destin de Harold Fry, Rachel Joyce y célèbre le courage et la solidarité de gens ordinaires, la force de l’amour mais aussi la puissance de la musique et son extraordinaire pouvoir de guérison.

« Frank ne savait jouer d’aucun instrument, il ne savait pas lire une partition et il n’avait aucune connaissance musicale particulière, mais lorsqu’il s’asseyait face à un client et qu’il attendait attentivement, il percevait une mélodie. Pas une symphonie complète, juste quelques notes, au mieux un accord. Et cela ne se produisait pas chaque fois, seulement lorsqu’il s’abandonnait et se laisser flotter dans cet entre-deux. Il avait toujours ressenti cela, d’aussi loin qu’il s’en souvienne. Le Père Anthony appelait ça une « intuition ». Pour Maud, c’était un « truc de dingue ».

Inspirée, originale, empreinte de bienveillance et de mystère, cette jolie romance musicale déborde d’un optimisme rafraîchissant qui fera le bonheur de tous les amateurs de musique et de belles histoires. Rachel Joyce y déploie toute la magie de son écriture et sa capacité à créer des personnages irrésistibles. Sa joyeuse bande de marginaux cabossés par la vie est si attachante, si attendrissante, qu’elle suscite immédiatement l’empathie. Le charme de ces personnages, leur chaleur et leur générosité vous redonneront à coup sûr foi en la nature humaine !

Et pour encore plus de plaisir, laissez-vous bercer par la playlist disponible en début d’ouvrage. Vous verrez, entre deux chapitres, vous vous surprendrez à fredonner !

Si on dansait… est un feel-good book pétillant, drôle et émouvant qui va ensoleiller votre vie comme le tube de l’été !

Je remercie les éditions XO de leur confiance.