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Helen BRYAN, Femmes de l'ombre.
448 pages.
Editions Amazon Crossing (8 mai 2018).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Andalousie, juin 1553 – Le couvent de Las Golondrinas est menacé par l’Inquisition. L’abbesse et les sœurs n’ont aucun doute sur le sort qui leur est réservé et mettent tout en œuvre pour sauver cinq de leurs orphelines ainsi qu’un médaillon, bien le plus précieux de leur ordre.

Amérique du Sud, printemps 1983 – Après le passage d’un ouragan dévastateur, une petite fille est miraculeusement retrouvée vivante dans une barque avec, pour seul signe distinctif, un médaillon autour du cou. Peu de temps après, l’enfant est adopté par un couple d’Américains qui la prénomme Menina.

Dix-sept ans plus tard, Menina est devenue une jeune étudiante belle et intelligente. Amoureuse et même fiancée, l’avenir lui sourit jusqu'à ce qu'un événement dramatique fasse voler ses rêves en éclat. Elle s'enfuit alors en Espagne pour oublier son chagrin, et entreprend de découvrir l’histoire de son médaillon. Ses recherches la mènent vers un peintre du XVIe siècle qui signait ses toiles d'une hirondelle, la même qui orne le médaillon.

Réfugiée dans un couvent, elle découvre le récit des aventures de cinq orphelines cachées puis envoyées au « Nouveau Monde ». Quel est le lien entre ces jeunes femmes, le médaillon et Menina ? Est-ce le hasard qui l'a menée à ce couvent ou son destin ?

MON AVIS :

Helen Bryan est née en Virginie et vit depuis longtemps à Londres. Avocate de formation, elle se consacre aujourd’hui à l’écriture. Auteure d’une biographie sur Martha Washington, elle est également l’auteure des Mariées du Blitz, publié en France en 2016. Son nouvel opus, Femmes de l’ombre offre aux lecteurs un véritable voyage émotionnel à travers les siècles et les continents.

Malheureusement, on trouve dans cette intrigue alambiquée autant de longueurs inutiles que d’incohérences. Le destin extraordinaire de ces cinq femmes, leur courage à toute épreuve ainsi que leurs réflexions bien trop modernes pour l’époque font davantage penser à un roman sentimental plutôt qu’à un thriller basé sur des connaissances historiques sérieuses !

Si vous souhaitez avant tout vous distraire, il est tout à fait possible que vous soyez séduits par le roman de Helen Bryan mais si vous êtes vraiment amateurs d’histoire, attachés avant tout à la véracité historique, il y a peu de chances que vous soyez convaincus par cette fiction cousue de fil blanc !

Pourtant, l’histoire est assez passionnante et on y trouve de belles valeurs. On saluera notamment le courage extraordinaire de ces femmes qui ont su faire fi des préjugés de leur époque pour aller au bout de leur engagement, mais le manque de discernement et les invraisemblables aventures de Menina, la jeune et belle héritière du médaillon, sont d’une naïveté qui confine à la niaiserie ! C’est dommage, car outre ces passages d’une mièvrerie confondante, on sent la somme de travail que l’auteure a dû fournir pour rédiger un roman d’une telle complexité.

Une lecture décevante, donc. À classer dans la veine des romances historiques des éditions Harlequin.

Je remercie les éditions AmazonCrossing et la plateforme NetGalley de leur confiance.