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Karine LAMBERT, Un arbre, un jour...
220 pages.
Editions Calmann-Lévy (2 mai 2018).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Du haut de mes trente-deux mètres, je les regarde vivre sur la place du village.

Depuis cent trois ans, je partage leurs nuits et leurs jours, j’effeuille leurs amours et parfois j’envie leurs cris de joie.

En ce matin de printemps, un avis d’abattage est cloué sur le platane centenaire qui ombrage ce village de Provence.

Entraînés par un petit garçon effronté, sept habitants s’unissent pour découvrir qui souhaite la mort du géant.

Ensemble, ils combattent cette sentence absurde, tandis que l’arbre les observe et vibre avec humour et philosophie au rythme de leurs émotions et de leurs conflits.

Qui l’emportera… le pouvoir ou la solidarité ?

Aux premiers jours de l’été, Clément, Suzanne, Fanny et les autres ne seront plus les mêmes.

« Le roman qui cache une forêt d’émotions. » Pascal Laurent, librairie Filigranes Corner.

MON AVIS :

Karine Lambert est romancière et photographe. Ses premiers romans, L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes et Eh bien dansons maintenant ! connaissent un grand succès en France et sont publiés dans plus de vingt-cinq pays.

Son nouveau roman, Un arbre, un jour… publié chez Calmann-Lévy, est un véritable petit bijou de tendresse qui se lit d’une traite. Il y est question d’un arbre centenaire sur la place d’un petit village de Provence. Témoin de la vie des habitants, des potins comme des ragots, le vieux platane observe et commente, avec humour et philosophie, jusqu’à ce qu’un arrêté municipal cloué sur son tronc le menace d’abattage…

Les habitants vont alors se mobiliser contre cette décision absurde et s’associer en un comité hétéroclite formé d’une ex-instit reconvertie en tenancière de PMU, d’un gamin de dix ans hyperactif, d’un vendeur d’artichauts psychédélique, d’une styliste culinaire et d’un indécis chronique. Ensemble, ils vont explorer toutes les pistes, parmi les plus surréalistes, et tenter l’impossible pour sauver leur arbre.

Cette galerie de portraits touchants saura, à coup sûr, charmer le lecteur. De cette histoire écrite avec simplicité, on ressort apaisé, ressourcé, le sourire aux lèvres et des étoiles plein les yeux.  Un arbre, un jour… est également un bel hommage à la nature, à ce que le monde végétal peut nous apporter.

« Sur cette place, j’ai mes habitudes, entre un pot de lavande et la glycine qui serpente le long du mur du 34. Je suis immobile, mais je suis heureux quand il pleut, joyeux quand la brise me caresse doucement. Mes souvenirs remontent avant la naissance de chaque habitant. Lorsqu’ils seront tous partis, je serai encore là, à regarder jouer leurs enfants et les enfants de leurs enfants. »

Une chose est sûre, Karine Lambert a su choisir ses mots. Elle fait de ce platane, qui s’exprime « à fleur d’écorce », un être totalement vivant, un être humain à part entière. Lui, le gardien immuable de la mémoire du village, arrive à émouvoir et à faire monter les larmes aux yeux… C’est vraiment touchant ! L’arbre protecteur qui, de ses branches et ses feuilles apaise, effleure et caresse, fait alors ressurgir des souvenirs et des émotions que l’on croyait bien enfouies…

Mais il a aussi un pouvoir fédérateur insoupçonné. Grâce à lui, c’est toute une communauté hétéroclite va se créer, s’unir et œuvrer dans le seul but de le sauver. L’énergie que déploie ce petit groupe improbable, les liens qu’ils créent et tissent redonnent foi en la bonté humaine, en la générosité et en la solidarité, en l’aptitude au bonheur et au respect de la nature et de notre environnement !

Si les mots de Karine Lambert sont choisis pour faire du bien, ils suscitent également le réveil de notre conscience écologique. Alors que nos ressources s’épuisent, ce sursaut est plus que jamais nécessaire : nous devons plus que jamais être acteurs de notre futur commun et prendre soin de notre planète. À sa manière, le roman de Karine Lambert y contribue. Entre gravité, humour et légèreté, il donne en tout cas un bel exemple de ce que nous pouvons faire en tant que citoyens responsables. C’est vraiment un roman originanl et réussi !

Je remercie les éditions Calmann-Lévy et la plateforme NetGalley de leur confiance.