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Béatrice COURTOT, La vallée des oranges.
256 pages.
Editions Charleston (10 mars 2018).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Marseille, 2016. En démontant le faux plafond d'un hôtel, un ouvrier tombe sur une boîte contenant les souvenirs d'une vieille dame, Magdalena. Son arrière-petite-fille, Anaïs, tenancière du Café de l'Ensaïmada, une institution culinaire à Paris, décide alors de partir à la recherche de ses origines majorquines...

Majorque, 1935. Magdalena, jeune pâtissière, confectionne chaque jour des ensaïmadas, ces brioches majorquines entortillées et saupoudrées de sucre glace. Mais très vite, la guerre civile espagnole frappe aux portes de son village. Au péril de sa vie, Magdalena s'engage alors dans la résistance.

Entre Majorque et Marseille, deux destins de femmes bousculées par la Guerre d'Espagne et un secret de famille, mais unies par une même passion : la pâtisserie.

« UN LIVRE BIEN DOCUMENTÉ, BIEN ÉCRIT, AVEC UNE HÉROÏNE FORTE. [...] MAJORQUE EST ENCHANTERESSE. » Ariane Bois, romancière.

MON AVIS :

Béatrice Courtot a 29 ans et est originaire de Bordeaux. Elle a vécu à Aix-en-Provence, Madrid et Paris où elle travaille actuellement dans le secteur du développement durable. La vallée des oranges est son premier roman. Il est le lauréat du Prix du livre romantique 2018, présidé par la romancière Marie Vareille. Le jury prestigieux est composé de la Ville de Cabourg, l’éditeur Pocket, la romancière Ariane Bois, la lauréate du Prix du livre romantique 2016 Clarisse Sabard et Vendredi Lecture.

Les amateurs de secrets et de sagas familiales seront conquis ! L’histoire de Béatrice Courtot, en plus d’être divinement bien écrite et documentée, va vous faire larguer les amarres et vous emporter sur une île à la beauté enchanteresse !

Cette histoire est imprégnée d’une atmosphère si incroyablement riche qu’on a du mal à croire que Béatrice Courtot n’en soit qu’à son premier roman ! Dès les premières pages, on ne peut que tomber sous le charme des paysages qu’elle a si brillamment croqués ! Si vous recherchez l’évasion, la détente et le dépaysement, La vallée des oranges est assurément fait pour vous ! Il fait partie de ces romans qu’on lit paresseusement, alangui dans un fauteuil !

Et si la beauté sauvage de Majorque et les effluves délicats de fleurs d’oranger ne suffisent pas, les personnages attachants, forts et courageux, comme le sont les insulaires, achèveront à coup sûr de vous ravir le cœur ! Entre Majorque et Marseille, la jeune Anaïs va découvrir une aïeule dont le destin a été bouleversé par la Guerre d’Espagne. Cette recherche de vérité va se transformer en quête initiatique, à mesure que les voyages livrent ses secrets sur Magdalena et le motif de son exil…

« La Vallée des oranges avait été à la fois le théâtre de la haine et de l’amour. Il y avait eu des familles massacrées. La terre des orangers, déchirée par les obus, avait ressemblé à une pluie de sable et de pierres retombées au sol. Elle avait abrité des résistants, qui s’étaient caché dans les hautes montagnes, marchant sous la chaleur étouffante, sur les sentiers parsemés de cailloux et de morceaux de roche à l’aspect sauvage et terrifiant. Les chars avaient défiguré cette terre, striée et pelée. La paix recouvrée, elle sentait comme autrefois, la térébenthine des pins résineux. Les orangers meurtris renaissaient peu à peu de leurs cendres. Les ronces arides, la rocaille côtière, ravagée, brûlée, chaotique, laissait désormais place à une campagne fertile et calme ; comme si les âmes des disparus revivaient sur cette île de fleurs et de soleil. »

Drames, secrets, vengeance, trahison et coups du sort, Béatrice Courtot a su utiliser tous les ingrédients d’une fresque romanesque que vous ne pourrez plus lâcher ! La vallée des oranges révèle un vrai talent de conteuse, mêlant avec brio passions et secrets de famille ! Vous allez adorer !

Je remercie les éditions Charleston de leur confiance.