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Michaël URAS, La maison à droite de celle de ma grand-mère.
310 pages.
Editions Préludes (28 février 2018).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

« Giacomo, ne tarde pas. Les médecins sont formels, la fin est proche. »

C'est ainsi que notre héros, un jeune traducteur espiègle et rêveur, retourne sur l'île de son enfance, où sa grand-mère est au plus mal. Et alors qu'il doit rendre un travail sans tarder, soudain, c'est toute la Sardaigne qui le retient : Maria, sa mère, qui n'a jamais vraiment compris pourquoi son fils adoré l'avait quitté, Mario le père taiseux, l'envahissant oncle Gavino, Manuella l'épicière du village, dont Giacomo était secrètement amoureux quand il était enfant, la jolie dottoresse Alessandra, qui s'occupe de la nonna à l'hôpital, Fabrizio, l'ami d'enfance au corps cabossé et au grand coeur, et, surtout, le mystérieux Capitaine, figure tutélaire et énigmatique... D'une crique perdue aux ruelles pittoresques que bordent les maisons de couleur, entre une bouchée de dolci et les pastilles miraculeuses du docteur Ignazio, pas de doute, la maison de Giacomo est une île. Mais pourra-t-il en repartir ?

Avec ce nouveau roman, c'est une véritable déclaration d'amour à la Sardaigne que propose Michaël Uras, mais aussi une ode aux petits bonheurs et aux joies simples de la vie, le tout porté par une écriture malicieuse et entraînante. Dépaysement et plaisir garantis.

MON AVIS :

Michaël Uras est né en 1977. D’origine sarde par son père, il a grandi en Saône-et-Loire et est aujourd’hui professeur de lettres modernes dans le Haut-Doubs. La maison à droite de celle de ma grand-mère est son quatrième roman, dans lequel l’auteur dresse un portrait de famille singulier.

Amoureux des mots et de littérature, Giacomo, est devenu traducteur. Il a quitté son île natale pour s’installer à Marseille. Lorsqu’il reçoit un coup de fil de son oncle qui le somme de revenir au chevet de sa grand-mère mourante, Giacomo s’exécute bon gré mal gré, mais une fois de retour dans son village, c’est toute la Sardaigne qui semble le retenir. L’occasion pour le jeune traducteur de convoquer ses souvenirs et de retrouver tous ceux qui ont accompagné son enfance…

« Il faut être courageux pour revenir là où l’on est né, là où l’on a grandi, et observer les lieux avec un regard d’adulte. »

Le roman de Michaël Uras est à la fois tendre et mélancolique. Le lecteur papillonne d’une scène à l’autre et rencontre des personnages irrésistibles, aussi hauts en couleurs que les maisons de Sardaigne : de la mère italienne envahissante au mystérieux Capitaine, figure tutélaire du village, il y a mille et une tranches de vie, mille et une anecdotes qui permettront au lecteur de reconstituer et de goûter à l’enfance de Giacomo. Passé et présent se confondent, la plongée dans les souvenirs de Giacomo est ponctuée de rêves et d’espoirs mais dissimule aussi sa part de blessures, de déceptions et de regrets... C’est drôle, franc, plein de fraîcheur et de vie mais c’est certainement plus touchant et déroutant que ce que l’on aurait pu croire de prime abord…

Bourré d’humour et d'émotion, La maison à droite de celle de ma grand-mère est un roman délicat et plein de nostalgie, à dévorer d’une seule traite ! Véritable déclaration d’amour à toutes les saveurs de la vie, c’est un roman touchant, sincère, plus profond et plus grave qu’il n’y paraît... Attendez-vous à être surpris !

Je remercie les éditions Préludes et la plateforme NetGalley de leur confiance.