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Gail HONEYMAN, Eleanor Oliphant va très bien.
432 pages.
Editions Fleuve (28 septembre 2017).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Eleanor Oliphant est un peu spéciale.

Dotée d'une culture générale supérieure à la moyenne, peu soucieuse des bonnes manières et du vernis social, elle dit les choses telles qu'elle les pense, sans fard, sans ambages.
Fidèle à sa devise « Mieux vaut être seule que mal accompagnée », Eleanor évite ses semblables et préfère passer ses samedis soir en compagnie d'une bouteille de vodka.
Rien ne manque à sa vie minutieusement réglée et rythmée par ses conversations téléphoniques hebdomadaires avec « maman ».

Mais tout change le jour où elle s'éprend du chanteur d'un groupe de rock à la mode.
Décidée à conquérir de l'objet de son désir, Eleanor se lance dans un véritable marathon de transformations. Sur son chemin, elle croise aussi Raymond, un collègue qui sous des airs négligés, va lui faire repousser ses limites.

Car en naviguant sur les eaux tumultueuses de son obsession amoureuse et de sa relation à distance avec « maman », Eleanor découvre que, parfois, même une entité autosuffisante a besoin d'un ami...

MON AVIS :

Diplômée des universités de Glasgow et d'Oxford, Gail Honeyman vit aujourd'hui à Glasgow. Eleanor Oliphant va très bien est son premier roman. Il a suscité un véritable engouement international et est en cours de traduction dans 27 pays.

Tout à fait accessible, bien écrit, drôle et émouvant, Eleanor Oliphant va très bien fait partie de ces romans à part, totalement inclassables, pour lesquels on craque dès les premières pages. Décalée mais terriblement attachante, Eleanor Oliphant va tout balayer sur son passage ! Sa vie, réglée suivant une étrange routine et une solitude de tous les instants, va se trouver chamboulée lorsqu’elle tombe amoureuse d'un petit rocker en mal de notoriété. Happée malgré elle dans un « tourbillon de possibles », Eleanor va ressentir le besoin impérieux de se lancer dans une série de transformations et d’expériences d’ouverture au monde extérieur et aux autres…

Ces rencontres, pour le moins étonnantes, vont la faire grandir et l’aider à laisser derrière elle un passé traumatique qui la contraignait à vivre dans une profonde solitude et un isolement quasi-total. Petit à petit, Eleanor va comprendre que même une « entité auto-suffisante » comme elle a besoin du concours et de l’amitié autres pour s’épanouir et vivre une vie heureuse et harmonieuse.

Car, on le devine assez vite, l’enfance d’Eleanor a été marquée par un drame. Gail Honeyman l’expliquera à la toute fin de son roman mais sème de minuscules indices qui permettent de comprendre le comportement étrange et décalé de son héroïne. Son parcours pour se débarrasser ses démons est savamment tissé et saisissant. On ne peut que ressentir de l’empathie et être admiratif du courage et de la volonté dont Eleanor fait preuve pour se prendre en main et aller enfin mieux. Avec elle, on découvre qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre à vivre. C’est vraiment touchant !

Réjouissante, puissante, poignante, l’histoire d’Eleanor Oliphant a ce « je ne sais quoi » de lumineux qui invite le lecteur à voir la vie sous son meilleur angle ! Plein d’optimisme et d’espoir, c’est un roman revigorant, intelligent et sensible, que l’on referme le sourire aux lèvres, avec l’impression exquise d’aller très, très bien ! Une véritable bouffée d’oxygène !