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François-Xavier DILLARD, Ne dis rien à papa.
320 pages.
Editions Belfond (15 juin 2017).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

L'instinct maternel est l'arme la plus puissante au monde. Surtout quand on la retourne contre ses propres enfants.

Quatre jours et quatre nuits se sont écoulés avant que la police ne retrouve la victime dans cette ferme isolée. Quatre jours et quatre nuits de cauchemars, de douleurs et de souffrances, peuplés de cris et de visons imaginaires en face de ce jardin dans lequel elle a été enterrée vivante.

Sur un autre continent, loin de cet enfer, Fanny vit avec son mari et leurs jumeaux Victor et Arno. Leur existence bien réglée serait parfaite si elle ne percevait pas, au travers des affrontements qui éclatent sans cesse entre ses enfants, chez l'un, une propension à la mélancolie et, chez l'autre un véritable penchant pour le mal. Chaque jour elle se dit qu'elle ne pourra plus supporter une nouvelle crise de violence, ces cris qui la replongent au cœur d'images qu'elle voudrait tant oublier... À n'importe quel prix...

Et lorsqu'un nouveau voisin s'installe dans la grande maison, elle souhaite offrir le portrait d'une famille parfaite. Mais chaque famille a son secret et le sien est le plus terrible qui puisse exister.

MON AVIS :

François-Xavier Dillard est né à Paris en 1971. Après Fais-le pour maman (Fleuve Noir, 2014) et Austerlitz 10.5 (Belfond, 2016), Ne dis rien à papa, son quatrième roman, paru le 15 juin dernier aux éditions Belfond. Une fois encore, il s’agit d’un thriller psychologique à glacer les sangs, qui fait naviguer le lecteur dans les eaux troubles et la noirceur de l’âme humaine…

Entre vengeance, soupçons, paranoïa, ambiance macabre et meurtres sanglants, François-Xavier Dillard n’épargne rien à son lecteur. Dès les premières pages, celui-ci est confronté à l’horreur. Ces scènes « trash », souvent assaisonnées à grands traits d’hémoglobine, continuent d’ailleurs de ponctuer le récit jusqu’à un final pour le moins époustouflant… Mais cela vise surtout à compenser un manque d’originalité et une impression de « déjà lu » que les plus avertis ne pourront s’empêcher de déplorer !

Cela dit, on ne peut nier que Ne dis rien à papa est un récit passionnant, où les émotions et les sentiments de chacun entraînent le lecteur au-delà des apparences. Malheureusement (et ce malgré une construction labyrinthique destinée à nous perdre ou nous étourdir), on devine assez vite les tenants et les aboutissants de cette histoire qui n’a, finalement, rien de surprenant...

Même si Ne dis rien à papa ne se démarque pas de la production actuelle, force est d’admettre que le frisson annoncé est tout de même au rendez-vous ! À défaut d’une intrigue puissante, intense et violente, restent la curiosité malsaine et le plaisir coupable que procure la lecture de cet étrange drame familial. Ce n’est déjà pas si mal !

Je remercie les éditions Belfond et la plateforme NetGalley de leur confiance.