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Catherine BANNER, La maison au bord de la nuit.
512 pages.
Editions Presses de la Cité (6 avril 2017).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Une île, un siècle d'amours, de drames, de petits prodiges et de grands miracles.

Au large de la Sicile, sur l'île de Castellamare, caillou fertile bercé par le sirocco et les légendes locales, Amedeo Esposito peut enfin poser ses valises. Élevé à l'orphelinat de Florence, ce médecin a un don pour le bonheur. Or, l'île lui réserve bien des surprises. À commencer par l'amour : partagé entre deux femmes, Amedeo fait le choix de bâtir avec l'une. Et qu'importe si l'abandon de l'autre lui coûte sa réputation et son titre de médecin ; avec celle qu'il épouse et les quatre enfants qu'elle lui donne – dont Maria-Grazia, la rescapée, la prunelle de ses yeux –, Amedeo restaure une vieille bâtisse surplombant l'océan et rouvre le café qu'elle abritait.

C'est ici, dans la Maison au bord de la nuit, sur fond de guerre ou de paix, de crise ou de prospérité, que trois générations d'Esposito vont vivre, mourir, aimer, se déchirer, s'effondrer et se relever, sous le regard de la sainte patronne locale, Sant'Agata, toujours prompte à réaliser quelques miracles...

Dans cette saga familiale qui témoigne d'une maîtrise romanesque rare, Catherine Banner donne vie à une constellation de personnages inoubliables.

MON AVIS :

Catherine Banner est née à Cambridge en 1989 et vit aujourd'hui à Turin, où elle se consacre à l'écriture. Sa trilogie pour jeunes adultes, The Last Descendants, a connu un succès mondial. En cours de traduction dans près de vingt-cinq langues, La Maison au bord de la nuit est son premier roman.

Dans cette saga familiale qui témoigne d'une maîtrise romanesque rare, Catherine Banner donne vie à une constellation de personnages inoubliables. L’auteure y raconte un siècle d’amours, de drames, de petits prodiges et de grands miracles et y dresse des portraits plus vrais que nature, de petites gens toutes simples, de villageois profondément attachés à leur île, caillou fertile au large de la Sicile.

À travers le quotidien de trois générations d’Esposito, c’est toute la vie de l’île qu’elle raconte : les mentalités, les croyances teintées de mysticisme et de superstitions, les rumeurs et les ragots, les espoirs des insulaires, parfois déçus, et cette vie qui lentement s’écoule, comme assoupie, et s’articule autour de l’église et de son café séculaire… Magnifique, généreux et ô combien émouvant, le récit de Catherine Banner est vibrant d’humanité ! On y trouve, contée avec une tendresse et une simplicité bouleversantes, des vies minuscules et l’incroyable complexité d’êtres au caractère entier, bouillonnants d’amour et de colère. Si vous aimez les grandes sagas familiales qui se tissent sur plusieurs générations, vous ne pourrez qu’apprécier le voyage !

Entre clapotis de la mer et effluves entêtants de bougainvillées, le roman évoque, dès les premières pages un univers enchanteur et irrésistible. On n’a qu’une envie : entrer dans La maison au bord de la nuit, se faire servir un limoncello maison et découvrir ce qui s’y passe !

Entre transmission des croyances locales, poids des traditions, liens familiaux indéfectibles et rivalités amères, le roman de Catherine Banner résume parfaitement les vicissitudes d’une famille, d’un pays, passé en quelques décennies seulement, des rythmes ruraux et des traditions paysannes aux affrontements fratricides et à la férocité de la tyrannie moderne. La maison au bord de la nuit est un formidable témoignage historique, politique et culturel d’une Italie rurale en marche vers la modernité. Une véritable perle, taillée sur mesure pour l’été !

Je remercie les éditions Presses de la Cité de leur confiance.