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Natasha SOLOMONS, Le pianiste de Hartgrove Hall.
400 pages.
Editions Calmann-Lévy ( 3 mai 2017).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Fox, célèbre compositeur à la carrière magistrale, ne peut plus écrire la moindre note et s’isole dans sa superbe demeure de Hartgrove Hall. Sa femme bien-aimée vient de mourir et la vie a perdu toute sa saveur. Un jour, il découvre que son insupportable petit-fils de quatre ans, Robin, est un prodige du piano. La musique revient alors dans la vie de Fox, qui se voit forcé de renouer avec sa famille au passé douloureux.

Un demi-siècle plus tôt, Fox et ses deux frères, Jack et George s’installent à Hartgrove Hall, bien décidés à sauver des ruines le splendide domaine familial. Mais l’arrivée de la chanteuse vedette des années de guerre, la ravissante Edie Rose, au bras de Jack emmêle les fils de l’amour et du devoir et sème un chaos qui va s’achever par une terrible trahison.

MON AVIS :

Natasha Solomons est née en 1980. À neuf ans, elle occupa son premier emploi – celui de bergère – sur la colline de Bulbarrow, décor de son premier roman Jack Rosenblum rêve en anglais (Calmann-Lévy, 2011). Elle a également publié Le Manoir de Tyneford et La Galerie des maris disparus, tous deux publiés chez Calmann-Lévy en 2011 et 2012.

Je me réjouissais de découvrir ce roman qui raconte un demi-siècle de la vie d’un couple atypique qui trouve dans sa passion pour la musique et le chant la force de s’émanciper du regard des autres et gagner ainsi la liberté de s’aimer. Ce roman d’émancipation et de transmission me paraissait être une jolie idée, que j’ai donc abordé sans aucun a priori.

Dès les premières pages, j’ai été charmée par l’écriture tendre et lyrique de Natasha Solomons et conquise par ses personnages tous plus attachants les uns que les autres. J’ai également beaucoup aimé la façon dont l’auteure questionne sur notre propre perception de l’art, qu’il s’agisse de la musique, bien sûr, ou encore de la peinture, également très présente dans cette saga familiale émouvante.

Mais pour être honnête, Le pianiste de Hartgrove Hill est assez loin du coup de cœur auquel je m’attendais en lisant la quatrième de couverture. Même si Natasha Solomons a piqué ma curiosité dès les premières pages, elle n’aura pas réussi à me surprendre et à m’épater. J’espérais autre chose que ce roman mélancolique au contenu très inégal ! Les jeunes années de Fox, sa lente accession à la gloire mais surtout les longues promenades au cours desquels il « collecte » de vieilles chansons traditionnelles ne m’ont guère passionnée ! J’attendais plutôt désespérément de savoir comment lui et celle qui deviendrait sa femme allaient se rencontrer, se déclarer leur amour… Leur destin m’a finalement paru bien ordinaire...

Peut-être n’ai-je pas compris comment, grâce à la musique, leur vie a basculé et les a irrésistiblement attirés l’un vers l’autre, comment leur passion commune les a poussés à trahir leurs proches et encouragés à vivre et s’aimer librement, au mépris des convenances… Peut-être m’attendais-je à une histoire plus tourmentée, plus pénétrante, ou à final plus époustouflant ? Je ne saurais expliquer pourquoi cette saga familiale n’a pas su me faire vibrer… Je reconnais qu’il y a pourtant des passages lumineux, des envolées lyriques à se pâmer, ainsi que des chapitres qui m’ont vraiment transportée…

Si vous aimez l’art, la musique, les vieilles pierres et les belles histoires d’émancipation et de réconciliation, sautez sur le roman de Natasha Solomons ! Vous pourriez bien tomber sous le charme british du Pianiste de Hartgrove Hall !

Je remercie les éditions Calmann-Levy et la plateforme NetGalley de leur confiance.