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Kathleen GRISSOM, Les larmes de la liberté.
448 pages.
Editions Charleston (7 février 2017).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

En 1810, James Pyke, 13 ans, fils d'un planteur et d'une esclave, fuit sa Virginie natale. Vingt ans plus tard, le jeune homme, qui a toujours caché le secret de ses origines, a intégré la haute société de Philadelphie et vit une passion avec une ravissante aristocrate, Caroline. Mais celle-ci tombe enceinte et, rapidement, son père menace James.

C’est alors que Pan, serviteur et petit protégé du jeune homme, est enlevé et vendu comme esclave en Caroline. James décide de partir à sa recherche. Pourtant, dans cette Amérique sudiste impitoyable, il sait que sa tête est toujours mise à prix. Parviendra-t-il à sauver Pan au péril de sa vie ? Retrouvera-t-il Caroline, son grand amour et la mère de son enfant ?

MON AVIS :

Kathleen Grissom est née et a grandi en Saskatchewan, au Canada. Elle réside aujourd'hui en Virginie avec son mari dans la demeure de plantation qu'ils ont restaurée. Les larmes de la liberté revient sur son premier roman, La colline aux esclaves. Best-seller du New York Times (près d'un million d'exemplaires vendus) pendant 20 semaines, succès fulgurant en France avec près de 150 000 exemplaires vendus, il est aujourd'hui traduit dans 14 pays.

Comme on pouvait s’y attendre, Les larmes de la liberté (que l’on peut d’ailleurs tout à fait lire comme une histoire indépendante) est une histoire incroyablement prenante, qui captive le lecteur dès les premières pages et exige d’être dévorée d’une traite !

Si l’on quitte à regret le jeune James Pyke à la toute fin de La colline aux esclaves, on apprécie de le retrouver, adulte, dans Les larmes de la liberté. On constate avec soulagement que celui-ci a su, à force de travail et d’opiniâtreté, intégrer la haute société de Philadelphie où il a trouvé refuge. Pourtant, la blancheur de sa peau ne suffira pas pour autant à cacher le secret de ses origines. Compromis dans la relation qu’il entretient avec une jeune aristocrate, James Pyke sera contraint de quitter la ville pour retrouver les États de Caroline et de Virginie où, vingt ans plus tard, sa tête est toujours mise à prix.

Recherchant un jeune esclave au péril de sa vie, il finira par oublier peu à peu sa haine des gens de couleur, inculquée par une grand-mère qu’il adorait et une société qui partageait ses convictions. En apprenant à connaître ces Noirs qu’il considérait autrefois comme des êtres méprisables, plus proches des animaux que des êtres humains, James se rendra compte de leur courage, de leur intelligence et ouvrira les yeux sur l’injustice et l’inhumanité de leur condition d’esclaves.

Débordant d’amour et de compassion, fort d’une galerie de personnages campés à merveille, Les larmes de la liberté est un chef d’œuvre de narration, écrit avec juste ce qu’il faut d’émotion, de souffle et de péripéties. Tout aussi bouleversant et captivant que La colline aux esclaves, c’est une très belle et touchante histoire de courage et de liberté, autant qu’un indispensable appel à la tolérance et au respect des différences de l’autre !

Je remercie les éditions Charleston de leur confiance !