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Theresa RÉVAY, La vie ne danse qu'un instant.
507 pages.
Editions Albin Michel (29 mars 2017).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Rome, 1936. Alice Clifford, la correspondante du New York Herald Tribune, assiste au triomphe de Mussolini après sa conquête de l'Abyssinie. Sa liaison avec Don Umberto Ludovici, un diplomate proche du pouvoir fasciste, marié et père de famille, ne l'aveugle pas. Son goût pour la liberté l'empêche de succomber aux sirènes des dictatures. La guerre menace, les masques vont tomber. Alice découvre les conspirations qui bruissent dans les couloirs feutrés du Vatican et les rues ensanglantées de Berlin. Son attirance pour un journaliste allemand au passé trouble révèle les fêlures de son passé. Si l'aventurière ne renie jamais ses convictions de femme moderne, toute liberté a un prix. Jusqu'où ira-t-elle pour demeurer fidèle à elle-même ? Des palais de Rome à la corniche d'Alexandrie, des montagnes d'Ethiopie aux plaines de Castille, une Américaine intrépide et passionnée témoigne d'un monde qui court à sa perte. Theresa Revay nous offre l'inoubliable portrait d'une femme pour qui la vie ne brûle et ne danse qu'un instant.

MON AVIS :

Theresa Révay est née à Paris. Après des études de lettres, elle s'oriente vers la traduction de romans anglo-saxons et allemands. Sa prédilection pour l'histoire la conduit à s'intéresser aux déchirements de familles européennes confrontées aux épreuves d'un XXème siècle tumultueux. La documentation rigoureuse et le souffle romanesque de ses romans lui permettent de s'imposer aujourd'hui comme l'une des romancières majeures de grandes fresques historiques, et d'être publiée dans de nombreux pays.

Que dire de son nouveau roman, La vie ne danse qu’un instant, si ce n’est que Theresa Révay maîtrise son sujet sur le bout des doigts ! Le contexte historique est, une fois de plus, impeccablement restitué, l’intrigue brille de mille feux et surprend par l’élégance de son écriture.

Malgré une première partie un peu poussive dans laquelle on sent toutefois le bouillonnement des événements à venir, on frémit et on tremble pour la vie de ces personnages qui, entre espoir, honneur, devoir et sacrifice, subiront de plein fouet le cataclysme d’une guerre qui sera aussi leur chant du cygne…

Des palais de Rome à la corniche d’Alexandrie, des montagnes d’Ethiopie aux plaines de Castille, Theresa Révay aborde tous les grands sujets qui ont fait l’Histoire de l’Europe et du monde entre 1936 et 1945. À la suite d’Alice, correspondante de guerre américaine intrépide et passionnée, le lecteur assiste à la montée inexorable des totalitarismes, de l’antisémitisme ainsi qu’aux premières fissures dans l’armature coloniale.

Enracinant son intrigue dans un pessimisme mordant, entraînant le lecteur dans l’histoire tumultueuse d’un monde qui court à sa perte, Theresa Révay ne fait finalement que rappeler les dérives et les dangers que sont le fanatisme, le déracinement et l’écartèlement des cultures. À la fois cinglant et cruel, son roman offre le portrait inoubliable et passionnant d’une femme libre, pour qui la vie n’aura dansé qu’un instant…

Je remercie les éditions Albin Michel et Babelio de leur confiance.