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Michaël URAS, Aux petits mots les grands remèdes.
384 pages.
Editions Préludes (1er septembre 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Alex, notre héros passionné par les livres, a choisi d’exercer le métier peu commun de bibliothérapeute. Sa mission : soigner les maux de ses patients en leur prescrivant des lectures. Yann, l’adolescent fragile qui s’est fermé au monde ; le cynique Robert, étouffé par son travail et qui ne sait plus comment parler à sa femme ; Anthony, la star de football refusant de s’avouer certaines de ses passions... Tous consultent Alex. Mais qui donnera des conseils au bibliothérapeute lui-même ?

La clé du bonheur se trouve-t-elle vraiment entre les lignes de ses livres chéris ?

En convoquant les auteurs qui ont compté, Michaël Uras propose, sous une plume vive et légère, une histoire revigorante et inspirante, pleine d’humour et d’esprit, qui rend hommage aux mots, ceux des autres, ou ceux que chante notre petite musique intérieure.

MON AVIS :

Michaël Uras est né en 1977. D'origine sarde, par son père, il a grandi en Saône-et-Loire et est aujourd'hui professeur de lettres modernes dans le Haut-Doubs. Il a publié deux romans : Chercher Proust (finaliste du Prix de l'inaperçu 2013) et Nos souvenirs flottent dans une mare poisseuseAux petits mots les grands remèdes est son troisième roman dans lequel l'auteur rend hommage à la littérature et au pouvoir des mots. Un livre qui ne pourra que piquer la curiosité des amateurs de lecture et autres passionnés de littérature.

Malheureusement, si Michaël Uras offre une réflexion tout à fait pertinente et allègre sur le rapport que notre société moderne entretient avec les livres et la façon dont nous vivons les uns avec les autres, il manque à son histoire un je-ne-sais quoi de palpitant pour accrocher le lecteur et le faire adhérer à ses propos.

En clair, l'analyse est fine, pleine d'autodérision et d'intelligence, le vocabulaire relevé, abordable et amusant, il faut bien en convenir ! Mais les personnages (tous plus obsessionnels les uns que les autres...) et leurs galères burlesques n'ont finalement rien de très drôle ! De même, les trop nombreuses références littéraires qui émaillent le récit et l'humour (pas toujours très bien dosé...) achèvent d'irriter le lecteur ! L'ensemble est lourd, pédant, une véritable déception !

De cette petite fable des temps modernes, on retiendra cependant que «les livres ne peuvent pas tout. Ils accompagnent ceux qui ont besoin d'une dose d'imaginaire pour s'extirper du réel». En aucun cas, ces vies de papier ne sauraient remplacer la vie, la vraie. Moralité, il faut donc vivre et «lire de manière raisonnable». Soit ! Mais l'immense culture littéraire de l'auteur laissait présager mille fois mieux que ce final désolant de platitude et de banalité...

Sous ses airs érudits et prétentieux, le roman de Michaël Uras n'est en réalité rien de plus qu'un pétard mouillé !

Je remercie NetGalley et les éditions Préludes de leur confiance.