51N1dQt8tjL

Péter GÁRDOS, La fièvre de l'aube.
270 pages.
Editions Robert Laffont (7 avril 2016).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

Hongrois, rescapé des camps d'extermination nazis, Miklós est, depuis la fin de la guerre, accueilli en Suède pour soigner sa tuberculose. Dans l'espoir de trouver l'épouse qui lui conviendra, il écrit à cent dix-sept jeunes Hongroises réfugiées en Suède. Parmi les réponses qu'il reçoit, une seule lui fait battre le coeur : celle de Lili Reich. Elle a dix-huit ans et, comme lui, est rescapée des camps.

De septembre 1945 à février 1946, Miklós et Lili s'écrivent presque quotidiennement. Et de lettre en lettre, tombent amoureux l'un de l'autre. Dès lors, avec le courage et la force de ceux qui veulent croire au bonheur pour oublier l'horreur, Lili et Miklós vont soulever des montagnes pour se rencontrer.

Cette histoire d'amour est celle des parents de l'auteur : après la mort de son mari, Lili a confié à leur fils, Péter, la liasse des lettres qu'elle avait échangées avec Miklós.

MON AVIS :

À la mort de son père, Péter Gárdos hérite des deux grosses liasses de lettres d'amour que ses parents, Miklós et Lili, se sont échangées de septembre 1945 à février 1946. De cette incroyable correspondance, Péter Gárdos en a fait un roman atypique et surprenant, La fièvre de l'aube, un hommage vibrant à l'histoire de ses parents.

Mais ne vous attendez pas à lire un énième livre sur l'Holocauste, vous seriez forcément déçus ! La fièvre de l'aube est tout sauf un témoignage de l'horreur des camps d'extermination et de l'oppression nazie. C'est au contraire un roman lumineux et porteur d'espoir, qui retrace l'histoire d'un amour, né dans les circonstances les plus improbables et étranges qui soient, entre deux rescapés de l'enfer de l'Holocauste. La fièvre de l'aube, dont l'intrigue a pour cadre les camps suédois de réadaptation, témoigne avant tout de la volonté farouche de deux survivants prêts à tout pour se rencontrer, s'aimer et donner à leur vie un nouveau départ après l'horreur qu'ils ont vécue.

Dans un monde où le bonheur semble impossible, l'amour de Miklós et Lili défie la fatalité. Il surmonte les obstacles les plus fous sur une trajectoire qui croisera aussi malheureusement la route de la mort... L'histoire de ces deux êtres, si jeunes, mais qui ont déjà tant souffert, ne peut que bouleverser le lecteur et l'émouvoir aux larmes. Derrière l'humour et la légèreté des propos se cachent tellement d'horreurs, de haine et d'incompréhension ! Racontée avec pudeur, émotion et sensibilité, l'histoire d'amour de Miklós et Lili, n'en paraît que plus incroyable et plus belle !

La fièvre de l'aube est un roman étonnant et absolument bouleversant, qui laisse augurer le meilleur pour l'adaptation cinématographique à venir courant 2016.

Je remercie les éditions Robert Laffont de leur confiance.