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Agatha CHRISTIE, La maison du péril.
220 pages.
Editions Le Masque (17 juin 2015).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

La jeune Nick Buckley a invité quelques amis dans sa belle maison des Cornouailles. Mais ces vacances manquent de tourner au drame lorsque, par trois fois, Nick échappe de justesse à la mort. Pour Hercule Poirot, séjournant par hasard dans un hôtel voisin, il ne peut s'agir d'accidents. Le fameux détective met donc sans tarder ses talents au service de la jeune femme afin de découvrir qui cherche à l'éliminer.

MON AVIS :

Un lourd tableau qui se décroche à la tête d'un lit, un rocher qui dévale une falaise et s'écrase sur le sentier, les freins d'une voiture qui lâchent dans une descente... Et pour finir, une balle perdue qui vient se loger dans un chapeau ! Pour Hercule Poirot, en villégiature sur la cote sud de l'Angleterre, il n'y a guère de doute ! On en veut à la vie de la ravissante Miss Buckley, l'héritière d'une villa délabrée du voisinage ! Même si celle-ci se demande qui peut bien lui en vouloir au point d'attenter à sa vie,  il n'en faut pas plus à Hercule Poirot pour vouloir résoudre l'affaire et démasquer le coupable. Mais seule une très savante mise en scène lui permettra d'y parvenir ! Et la surprise sera de taille... 

Le lecteur devra faire fonctionner ses méninges à plein régime pour mener à bien l'enquête complexe  imaginée par l'hégémonique «reine du crime» ! Car une fois de plus, c'est bel et bien Agatha Christie qui mène la danse ! Elle multiplie les indices, les rebondissements et instille si bien le doute dans l'esprit du lecteur qu'à force de soupçons, celui-ci finit par se perdre en conjectures !

Dans cette petite communauté des falaises rocheuses de St Loo où tout le monde se connaît, il y a de nombreuses pistes à creuser et l'enquête de La Maison du Péril est si hermétique qu'Hercule Poirot lui-même finira par s'y perdre ! Malheureusement, si Agatha Christie montre une fois de plus toute l'étendue de son talent et de son sens de l'intrigue, le dénouement insolite et saugrenu de son aventure policière peine à convaincre... L'ambiance de ce manoir isolé sur lequel plane le mal laissait présager autre chose que ce twist final mêlant surprise et surnaturel ! C'est dommage !

Malgré tout, on retiendra quelques une des bonnes phrases soulignant l'égo surdimensionné du célèbre détective belge !

«Hastings ! Cette raie sur le côté est affreuse ! Si seulement vous vouliez bien vous faire la raie au milieu ! Vous n'imaginez pas comme cette symétrie améliorerait votre aspect. Quant à votre moustache, si cela vous est absolument indispensable, arrangez-vous pour qu'elle ressemble à quelque chose ! Comme la mienne !»

La Maison du Péril est un bon roman policier, que l'on appréciera pour son cadre mais aussi pour la bonhomie et l'humour de ses personnages ! C'est divertissant et toujours aussi plaisant à lire (ou relire) !