Source: Externe

 

Gilles ABIER, La piscine était vide.
58 pages.
Editions Actes Sud Junior (5 février 2014).
Collection D'une seule voix.

QUATRIEME DE COUVERTURE :

« Ça y est, c’est officiel, je ne l’ai pas tué ! Le verdict est tombé, je suis acquittée.

J’ai envie de crier, de crier et de pleurer. De pleurer de joie. Mais je ne peux pas. Entre mes larmes, je vais sourire. Et sa mère est là qui me regarde. Ses yeux ne m’ont pas quittée de tout le procès. Alors je reste là, droite sur ma chaise, le visage impassible, tandis que mes parents se jettent sur moi, délirants de bonheur.

Je m’appelle Célia, j’ai seize ans et j’étais accusée d’avoir tué Alex. Son fils. Mon mec. »

MON AVIS :

Il y a des textes qui, même courts, n'en demeurent pas moins percutants. Le très court roman de Gilles Abier fait partie de ceux-là.

La piscine était vide est un direct au cœur, un uppercut qui laisse le lecteur pantelant, abasourdi.

Un magnifique monologue à lire autant pour sa fulgurance que pour l'intensité des émotions qu'il suscite.

Violent, poignant, sincère et émouvant, le texte de Gilles Abier se lit d'un seul souffle. Sur 58 pages d'un récit maîtrisé à la perfection, l'auteur condense les émotions et exprime les sentiments dans leur état le plus brut : le soulagement, le bonheur après la honte, le remords, les regrets, la douleur et la violence de la perte, l'absence, le vide... C'est saisissant !

Et puis la fin, cette toute fin, inattendue et admirable qui porte le coup de grâce, achève le lecteur qui croyait pourtant tout savoir de cette histoire pleine d'amour, de mort et de non-dits...

Un texte court, brillant, sublime. Une claque monumentale.