Jean-Paul Malaval_L'Armoire allemande

Jean-Paul MALAVAL, L'armoire allemande.
286 pages.
Editions Presses de la Cité (22 août 2013).

QUATRIEME DE COUVERTURE :

En Corrèze. Un héritage, une armoire, un journal intime, un secret familial. 
Dans les bras d'un officier allemand, Hélène a connu la passion. Trente-cinq ans plus tard, Alexandrine, sa fille, découvre la vérité, douloureuse et salvatrice. 

Que contient l'armoire allemande qui trône en bonne place au cœur de la demeure corrézienne des Delalande ? C'est la question qui hante Alexandrine depuis son enfance. Jusqu'à ce jour de l'été 1979 où elle hérite de la fameuse armoire et surtout des secrets qu'elle recèle.

Les carnets d'Hélène, sa mère, projettent Alexandrine aux heures fiévreuses de la Libération, après que cette femme singulière, volage et insouciante, s'est trouvée emportée par une passion scandaleuse. La découverte de cette part d'ombre, soudain révélée, va à jamais bouleverser son existence.

Récit émouvant sur la quête de l'identité, bâti comme un puzzle, L'Armoire allemande confirme, s'il en était encore besoin, le grand talent de Jean-Paul Malaval.

MON AVIS :

Entre drame sentimental et fiction historique, Jean-Paul Malaval s'inspire une nouvelle fois de sa terre corrézienne pour situer l'action de son dernier roman régional, L'armoire allemande.

Alexandrine Delalande, jeune avocate à Bordeaux, enterre sa mère Hélène. Cette femme, pleine d'ombres, reste pour elle un mystère. Profitant d'un dernier séjour dans la propriété familiale, Alexandrine veut comprendre pourquoi les siens étaient si détestés au village. Dans la vieille grange, une armoire : celle qu'Alexandrine et son frère avaient l'interdiction d'ouvrir. Le meuble, bien scellé, sera son unique héritage. Il renferme une dizaine de cahiers noircis par l'écriture de sa mère. Toute la jeunesse d'Hélène défile alors : un mariage sans amour avec un homme rapidement envoyé en Allemagne au titre du STO, sa solitude et ses regrets, mais surtout, sa passion scandaleuse avec un officier allemand... Mettant bout à bout la lecture des journaux intimes d'Hélène et les éléments de sa propre enquête, obstinée et laborieuse, auprès de villageois et d'anciens résistants, Alexandrine découvre une vérité à la fois douloureuse et salvatrice qui bouleversera à jamais son existence...

Situant son récit en 1979, trente ans seulement après les faits, à une époque où les héros de la première heure se distinguent des opportunistes, Jean-Paul Malaval rend compte des heures les plus sombres de la seconde guerre mondiale et de l'immédiat après-guerre.

Entre secrets de famille, non-dits et vieilles rancœurs villageoises, le lecteur découvre le passé douloureux et tourmenté d'une femme singulière, à la fois volage et insouciante, emportée par une passion scandaleuse. C'est émouvant, certes, écrit dans une belle langue classique (on ne saurait nier à Jean-Paul Malaval ses qualités d'écrivain) mais cette histoire d'amour impossible entre une jeune femme française et un bel officier allemand ne surprend pas, pas plus d'ailleurs que les lâchetés et les infamies de la milice et de l'épuration dont on nous a déjà cent fois rebattu les oreilles au nom du devoir de mémoire ! Assommé de clichés et poncifs, le lecteur devra lutter pour ne pas se laisser gagner par l'ennui et/ou l'envie de passer quelques pages ou passages particulièrement longs et barbants ! C'est dommage !

L'armoire allemande de Jean-Paul Malaval renferme bien un secret mais celui-ci est malheureusement sans surprise et trop vite éventé. Un roman décevant, qui manque à la fois de rythme et d'envergure. Dommage !

Je remercie les éditions Presses de la Cité de leur confiance.

J'ai lu ce titre dans le cadre du Challenge 1% de la rentrée littéraire 2013.