Elizabeth Haynes_Comme ton Ombre

Elizabeth HAYNES, Comme ton Ombre.
518 pages.
Editions : France Loisirs (2012).
Lu : 06/2012.

QUATRIEME DE COUVERTURE : 

Imaginez qu'avant de pouvoir rentrer chez vous, vous soyez obligé de faire le tour du bâtiment afin de vérifier que tout est normal. Imaginez qu'une fois dans le hall de votre immeuble, vous deviez vérifier six fois que la porte d'entrée est bien fermée. Une, deux, trois, quatre, cinq, six. Et que si vous êtes interrompu en plein rituel, il faille tout recommencer. Imaginez que, arrivé chez vous, vous tourniez la poignée de votre porte six fois dans un sens, puis six fois dans l'autre pour vous assurer d'être en sécurité. Que vous restiez plusieurs minutes derrière la porte, à l'affût du moindre bruit dans la cage d'escalier. Et que, tous ces contrôles effectués, vous commenciez une ronde dans votre appartement. Fenêtres, rideaux, tiroirs, tout doit passer au crible de votre attention. Imaginez aussi que vous ne puissiez faire les courses que les jours pairs et pratiquer un sport les jours impairs, mais à condition que le ciel soit nuageux ou qu'il pleuve.

Bienvenue dans l'univers paranoïaque de Cathy, une jeune Anglaise à qui la vie souriait jusqu'à ce qu'un soir elle fasse une mauvaise rencontre…

MON AVIS :

Elizabeth Haynes signe un roman "coup de poing", qui décrit de manière très minutieuse tous les rouages du harcèlement et ses conséquences. Plongée en apnée dans le calvaire quotidien des victimes de violence conjugale, l'intrigue est poignante et sonne terriblement juste. Une réussite !

"Jusqu'à récemment, je trouvais que les femmes qui se laissaient maltraiter étaient des imbéciles. Après tout, il devait y avoir un moment où on se rendait compte que ça dérapait et où on se mettait à avoir peur de son partenaire. Et là, il fallait rompre, se tailler. Pourquoi rester ? Les femmes que j'avais vu ou dont j'avais lu les interviews dans des magazines expliquaient que «ce n'était pas aussi simple», et moi je me disais que si, ça l'était.

A présent, je les comprenais [...]"